Huile de coco faite maison

Trucs et astuces

Par CatherineNC

Il y a beaucoup de cocotiers en Nouvelle-Calédonie mais figurez-vous qu'on ne trouve pas d'huile de coco à acheter, sinon une huile qui vient de Singapour, c'est un comble !

Tout comme j'ai des pieds d'aloès au bas de mon immeuble, j'ai, devant mon entrée, de jolis cocotiers chargés de noix :

 

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et je rage de ne pouvoir acheter de l'huile de coco produite localement.

Après quelques recherches sur le net, j'ai essayé de produire mon huile de coco à partir de cocos fraîchement râpés achetés au marché municipal ; étant très maladroite avec les objets coupants, je n'ai pas pris le risque d'utiliser le coupe-coupe traditionnel.

J'ai trouvé 2 méthodes, l'une à chaud, l'autre à froid.

Dans les deux cas, il faut du lait de coco extrait de la pulpe râpée d'une noix bien mûre et de l'eau de coco ; l'eau de coco est contenue dans le coco mûr, en général, elle est jetée (celle des cocos verts se boit à la paille et c'est bon !); elle peut être récupérée avant d'ouvrir et de casser la noix, en perçant les 3 yeux situés en haut de la noix.

 

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Dans les deux cas, j'ai pressé à fond une première fois, dans un linge fin mais solide, la pulpe de 2 noix pour en extraire le lait, puis retrempé mon torchon dans l'eau de coco et pressé à nouveau, à fond ; la pulpe devient sèche et peut tout à fait finir dans un gâteau, un gommage...

1/ Méthode à froid :

Placer le lait recueilli  dans un bocal transparent pour voir la séparation et laisser reposer une dizaine d'heures dans un endroit chaud, ici il fait dans les 30 degrés donc la température est idéale.

 

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L'eau de coco fait office de ferment naturel ; l'eau se dépose au fond du pot, le gras remonte à la surface et, au bout de quelques heures, les protéines du lait se désolidarisent de l'huile.

 

 

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Il faut ensuite récupérer l'huile qui flotte, sans toucher à l'eau, et la passer dans un filtre, à café par exemple, pour éliminer les protéines. Je n'ai pas eu la patience d'attendre mais je pense qu'avec plus de repos les protéines seraient entièrement remontées à la surface de l'huile.

La prochaine fois, j'utiliserai un récipient à large bord car il n'est pas facile de récupérer délicatement l'huile dans un bocal à ouverture étroite.. hihihi.

On obtient une jolie huile pure et transparente qui sent très légèrement le coco.

 

 

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Il s'agit d'un pot de yaourt, on récupère donc très peu d'huile pour 2 noix de coco, dommage.


2/ Méthode à chaud :

Mettre le lait à chauffer dans une casserole en remuant sans cesse ; la chauffe va permettre à l'eau de s'évaporer, le lait va épaissir et, au bout d'un assez long moment, les protéines vont commencer à se séparer de l'huile :

 

 

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L'odeur dégagée était tellement agréable que j'ai poussé le vice jusqu'à faire griller les protéines.

 

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Voici l'huile obtenue, après filtration ; elle est plus trouble mais elle sent bonnnnnn !!!!!

Michèle, qui a reçu un échantillon de cette huile, pourra vous en parler.

La quantité obtenue est également petite pour 2 noix de coco, dommage....

Il existe certainement d'autres méthodes pour extraire cette huile artisanalement ; j'ai vu que Missmo en parlait sur son blog, mais elle n'a pas encore indiqué sa méthode, elle fait encore des essais ; j'espère qu'elle viendra nous en parler.


Autour du chaudron

    Alors ça c'est terrible comme expérience !! Je pense que la deuxième est plus proche de l'huile de coco qu'on peut acheter non ? La première me fait penser à de l'huile de coco fractionnée...

    Posté par Sealeha le 16 février 2010 à 12:51
  • oh la la, Catherine! Ca doit être magique d'uiliser une huile "faite maison " de A à Z !!!
    Tu pensais en faire quelque chose, des protéines grillées? ou , juste pour le plaisir de l'odeur dans la maison ?

    Posté par moune le 16 février 2010 à 12:52
  • Génial cette méthode même si ça doit être long à faire. A toi les savons à l'huile de coco maison, la classe.

    Posté par ka fée le 16 février 2010 à 13:18
  • Oh Catherine, j'enviais déjà tes aloés, mais alors là, l'huile de coco maison, même dans mes rêves cosmétiques les plus fous, je ne l'aurais imaginée! Bravo chanceuse!!

    Posté par cristine le 16 février 2010 à 13:45
  • Je te donne tous les derniers trucs bidules de la mort qui tue en cosméto métropolitaine, les plus high tech, pour ce plaisir là Cath, c'est tout simplement bon bon
    Et oh! que oui, Michèle nous en a parlé de ton huile de coco hyper odorante, elle doit encore avoir le nez dessus
    Merci fort pour ce plaisir

    Posté par mlk le 16 février 2010 à 13:51
  • Quelle audace !

    C'est étrange que tu aies des difficultés à te procurer de l'huile de coco. il me semble pourtant qu'il y en a une belle production en Mélanésie, au Vanuatu notamment.

    Le bon côté, c'est que cela t'aura permis, et à nous aussi, de comprendre le processus d'extraction de cette huile.

    Y a-t-il une différence de finesse entre les deux (au niveau de la pénétration notamment) ? Car l'huile que tu as extraite à froid ressemble beaucoup au coco fractionné. Fige-t-elle d'ailleurs ? peut-être moins que celle extraite à chaud, non ?

    En tout cas, merci, merci de nous faire partager un peu de soleil et d'exotisme. Ça manque un peu ces temps-ci où la température n'est pas bien élevée.

    Je t'embrasse

    Posté par Yulaan le 16 février 2010 à 14:42
  • Merci Catherine pour ce dépaysement radicale. Cela met du baume sur la grisaille ambiante d'ici!
    Je ne sais pas si chez toi il y a des grosses pipettes pour arroser les dindes lors de la cuisson au four? Si oui, tu pourrais retirer ta phase huileuse avec ce genre de pipette et tu pourrais, ainsi, éviter de filtrer la majeur partie de ton exsudat.
    Si tu ne manges pas tes protéines grilées, j'imagine que ces dernières te serviront soit pour des savons ou des exfoliants corporels.

    Posté par Loulou le 16 février 2010 à 15:55
  • Dépaysement

    J'ai découvert ton site depuis à peine quelques semaines grâce aux blogs d'autres cosméteuses, et je pensais que tu vivais en métropole (Oups !!!).
    Quelle surprise donc de découvrir ton problème de fabrication d'huile de coco, alors que je croule sous la neige (j'habite dans les Hautes-Alpes) et que mes préocupations actuelles sont : va-il faire plus ou moins que -11 °C demain matin, est-ce que je vais skier ce week-end, quand est-ce que les trottoirs vont-ils dégivrer, ...
    Merci donc pour le petit moment de chaleur que tu nous envoies.

    Posté par Marion le 16 février 2010 à 17:06
  • Très privilégiée, j'ai reçu les deux huiles de coco.

    - celle réalisée à froid sent peu dans le flacon mais je viens d'en faire une crème et j'ai dû omettre les HE prévues tellement la crème sent le coco!

    Pour ceux qui posent la question après avoir vu la photo, elle n'est pas du tout fluide ici, elle est figée comme toute bonne huile de coco qui a froid

    - celle réalisée à chaud a vraiment l'odeur du Bounty ou de la pâtisserie au coco.
    J'en mangerais!

    C'est étonnant comme elle ressemble à l'huile de coco indienne VVD mais l'odeur est tellement plus fine, plus fraîche en somme!

    Je pense que le rendement doit être supérieur avec des presses même rudimentaires.
    J'ai trouvé un lien qui est super:

    http://www.lamaisonduvanuatu.com/catalog/apropos_fr.php

    L'huile de coco n'est pas onéreuse à l'achat sauf l'huile extra vierge bio qui est à un tarif indécent.
    Est-ce le prix de la certification?

    Merci Catherine de m'avoir fait rêver et voyager, tu es une aventurière!

    Posté par michele le 16 février 2010 à 17:59
  • ouah, c tout bonnement génial )

    Posté par Luciefer le 16 février 2010 à 18:16
  • Quelle chance tu as, Catherine, de vivre dans un pays où l'on peut faire ça et quel courage de l'avoir tenté, ça devait sentir délicieusement bon chez toi, j'adore la noix de coco sous toutes ses formes. Je fais chaque année de l'huile de baies de laurier, si tu veux, on échange nos places pour varier les plaisirs !

    Posté par chabou le 16 février 2010 à 19:29
  • AHHH, moi, je me suis retrouvée, petite en train de boire l'eau à la paille ; ensuite j'admirais la dextérité avec laquelle je voyais - même les enfants - décapiter la noix de coco avec la
    machette ...

    En plus de nous donner tes formules, tu nous as fait rêver, il ne manquait que le hamac et la musique !

    Chabou : le paradis n'est pas sur cette Terre ...

    Posté par Irene le 16 février 2010 à 19:49
  • Je reviens Catherine.
    L'odeur de coco n'a pas persisté dans la crème (environ 5h après la fabrication) donc j'ai pu parfumer aux HE.
    Je verrai ce qui se passera dans les jours qui viennent.

    Il reste à voir si l'odeur serait plus persistante avec l'huile de coco faite à chaud.
    C'est intéressant ces tests, je vais continuer dès que possible.

    Bises!

    Posté par michele le 16 février 2010 à 23:03
  • Sealeha, je ne connais pas celle que vous achetez, je ne peux donc comparer mais il est vrai que la première a la même couleur et est aussi limpide que la coco fractionnée ; cependant, elle est plus épaisse et grasse que la coco fractionnée.

    Moune, oui, c'était juste pour l'odeur, j'ai jeté les protéines grillées.. hihi

    Ka fée, oui c'est long à faire et il faut beaucoup de matière première pour peu de rendu ; je ne pense pas produire suffisamment d'huile pour faire mes savons ; par contre, je pense en refaire, méthode à froid car elle m'inspire plus de pureté, pour des laits ou crèmes, je n'en utilisais pas jusqu'à maintenant pour cet usage car celle du commerce dont je dispose ne me semble que bonne à mettre dans les savons ; il faut que je me mette au boulot...

    Cristine, merci, j'imagine que le plaisir du "fait maison" te fait bien envie...

    Posté par Catherine le 17 février 2010 à 02:47
  • Mlk, je prends les commandes si tu veux, que ne ferais-je pas pour te faire plaisir, même sans trucs bidules machins en échange... mon mail est ouvert


    Yulaan, oui il y en a au Vanuatu, mais pas en Nouvelle-Calédonie, la production locale n'est pas commercialisée ici (peut-être à l'export, je ne sais pas...) et je conçois mal de commander de l'huile au Vanuatu, avec tous les frais que cela engendrerait, alors qu'il y a tant de noix de coco ici.
    Je ne peux plus comparer les 2, celle faite à chaud à été envoyée en totalité à Michèle, j'en ai gardé un fond de l'autre pour utiliser dans un produit non encore pensé.
    Aucune n'a encore figé chez moi, il fait très chaud, mais Michèle a dit que oui plus haut.
    Je t'embrasse.

    Loulou, tu me fais rire avec ta grosse pipette... mais je vois ce que du veux dire, effectivement ce serait plus pratique d'aspirer l'huile.
    Les protéines, je les ai jetées, elles étaient bien grillées, proche du charbon, j'ai goûté, c'était bon, mais je ne pense pas que ce soit très sain à consommer.

    Posté par Catherine le 17 février 2010 à 03:00
  • Je reviens ce soir pour la suite des réponses... le devoir m'appelle.

    Posté par Catherine le 17 février 2010 à 03:01
  • Coucou

    Effectivement, j'ai fait des essais. Le plus concluant est la méthode à chaud. j'ai fait exactement comme toi Catherine. Et j'avoue que c'est tellement excitant d'en faire, j'ai recommencé plusieurs jours de suite. Les premières fois l'huile était plus foncée et ensuite je l'ai laissé moins longtemps au feu et j'ai eu une huile plus claire. Comme pour la méthode à froid.

    J'ai essayé aussi deux autres méthodes la méthode à froid mais comme j'avais fait tombé l'eau de coco, j'avais rajouté de l'eau. Après une journée de pause je n'ai pas eu la séparation. Sûrement parce que j'avais mis de l'eau normale. J'ai donc récupéré mon lait et faire à chaud.

    J'ai aussi essayé une autre méthode à chaud mais avec chaleur douce, histoire de garder un maximum d'odeur et de vertus.

    J'ai donc mis mon lait (avec de l'eau c'était le même que le précédent, j'avais perdu mon eau de coco) dans un pot et je l'ai mis à chauffer dans un chauffe cire. Là encore pas de séparation du moins juste une mini séparation de l'eau de la crème. Et bien il a terminé en méthode à chaud.

    Je recommence en fin de semaine.

    C'est une expérience très intéressante. Voir la transformation, c'est génial et extrêmement gratifiant de faire son huile. Bien entendu, j'en achèterai plus même si contrairement à Catherine on en trouve beaucoup en Guadeloupe.

    Et bientôt, dès que j'aurai les graines, j'essaie l'huile de ricin (karapate).

    Kiss à toutes. désolée pour le roman.

    Posté par Missmo le 17 février 2010 à 03:07
  • Au fait Catherine, t'as fait quoi des protéines grillés , J'avoue que je les jette le coeur serré. Je me dis qu'on doit bien pouvoir en faire quelque chose.

    Posté par Missmo le 17 février 2010 à 03:09
  • Je vais essayer de faire mon huile de coco car ici c très cher aussi ! Super bonne idée ! Justement j'avais demandé à deux vieilles antillaises qui n'avaient pas su me répondre ! Merci de l'avoir fait ! bisous

    Posté par cannella le 17 février 2010 à 04:06
  • Catherine et Missmo, si vous protéines grillées ne sont pas consommables,elles pourraient p-ê trouver leur place dans un savon exfoliant?

    Posté par Loulou le 17 février 2010 à 05:07
  • Très intéressant et surtout c'est génial d'avoir des noix de coco tout près de chez soi.
    Je suis à milles lieux d'un endroit pareil

    Posté par Monarome le 17 février 2010 à 05:07
  • Catherine, c'est super pour moi d'avoir bien détaillé et facile à trouver toutes les étapes necessaires à la préparation de l'huile de coco. Je crois que nous en rêvons toutes maintenant, tu es une fée.

    Chez moi comme chez toi les noix de coco pullulent mais point d'HV de coco, et ici il n'y en a même pas de qualité savon. Alors je vais enfin pouvoir faire mon huile de coco (le blog de Missmo m'avait échappé, merci aussi pour cette jolie découverte).

    Il faut tout de même bien de la patience pour percer la coco, raper la pulpe, presser, etc etc mais quelle jolie récompense à la clé! Et puis l'odeur doit être à tomber.

    Michèle, merci pour tes tests et impressions, ils sont très précieux aussi.

    Posté par malegria le 17 février 2010 à 05:57
  • Marion, bienvenue sur ce blog qui est un blog communautaire fréquenté et alimenté par des personnes qui habitent en France, au Canada, au Pérou, en Suisse, en Belgique, en Nouvelle-Calédonie et ailleurs... (je réalise en l'écrivant comme c'est chouette cette diversité géographique, j'adore !)
    N'hésite pas à nous rendre visite, ce blog est très chaleureux, en toute saison, tu peux même y poster tes recettes si telle est ton envie.

    Michèle, merci de nous donner tes impressions et merci pour le lien.
    Je crois qu'effectivement on tirerait davantage d'huile en pressant. Dommage que je n'ai pas de centrifugeuse, j'aurais bien essayé.

    Luciefer, merci.

    Chabou, ma Chabou, je veux bien venir faire de l'huile de baies de laurier avec toi, peut-être un jour...

    Irène, cela doit te rappeler des souvenirs qu'on ne peut oublier, c'est bon de rêver et tant mieux si je t'en ai donné l'occasion.

    Posté par Catherine le 17 février 2010 à 07:11
  • Michèle, je pense que si on recherche principalement l'odeur, il faut utiliser la méthode à chaud, sans trop faire chauffer et on peut se dispenser de l'eau de coco et utiliser de l'eau ordinaire pour extraite le lait ; par contre, l'évaporation et la séparation seront assez longues à obtenir avec un petit feu, mais il faut essayer.
    L'odeur de l'huile faite à froid est agréable sur la main, mais elle ne tient pas.
    Reviens-nous avec tes tests, je suis toute excitée.

    Missmo, c'est très gentil d'être venue nous rendre compte de tes expériences, elles vont nous profiter.
    Donc la méthode à froid ne peut fonctionner qu'avec l'eau du coco en guise de ferment.
    Donc, on peut obtenir, avec la méthode à chaud, une huile claire mais parfumée, mais en utilisant quand même une température assez élevée.

    Je vais suivre avec intérêt tes expériences avec l'huile de ricin.
    J'ai jeté les protéines grillées, je ne vois pas quoi en faire et, comme je l'ai dit, elles ont tellement chauffé que ça ne m'inspire pas de les utiliser.

    Cannella, où vis-tu ?
    J'espère que tu nous raconteras tes expériences.

    Posté par Catherine le 17 février 2010 à 07:24
  • Loulou, c'est gros les protéines grillées... et moi je n'aime que les savons exfoliants fabriqués avec le sable blanc, hyper fin, de l'Ile des Pins... oh la snob !! hihi

    Monarome, merci de ta visite.

    Malegria, j'espère que tu pourras enfin disposer d'huile de coco, c'est incontournable je trouve pour fabriquer les savons.
    Il va falloir t'équiper sinon tu vas passer un temps fou à râper le coco.
    Pour ouvrir la noix, tu peux percer les 3 trous avec un tire-bouchon, puis introduire un tournevis (avec un coup de marteau) pour agrandir les trous.
    Pour celles qui disposent d'un blender, j'ai vu une vidéo : fractionner la chaire en petits morceaux, les mettre dans le blender et recouvrir avec l'eau de coco, puis filtrer en écrasant un maximum la chaire. Ceci pour la méthode à froid. Pour la méthode à chaud, de l'eau naturelle sera suffisante puisqu'il la fermentation n'est pas nécessaire.
    Ceci évite la corvée de râper le coco.
    Tu nous raconteras Malégria ! j'espère que tu seras heureuse du résultat.

    Posté par Catherine le 17 février 2010 à 07:34
  • Je t'en prie Catherine. Oui en surveillant bien la cuisson et récolter l'huile très tôt, on peut avoir une huile parfumée (je viens de sentir les deux pour cette dernière l'odeur est plus subtile je trouve) et claire.

    Moi j'ai évité la corvée de râper. Vive le blender ! Et c'est vrai que pour récupérer un max de jus il faut faire travailler les bras et bien pressé. Du coup j'ai kidnappé la centrifugeuse de ma belle soeur la mienne ne voulant pas fonctionner (mon frère en a profité pour partir avec et voir s'il peut faire quelque chose).

    Je vais pouvoir par contre faire du savon à l'huile de coco maison parce que pour l'instant j'ai une toute petite production.

    Ah au fait en Guadeloupe aucun problème. l'huile reste fluide. Normal vu la température qu'il fait.

    Cannella t'as pas encore essayé ?

    Posté par Missmo le 17 février 2010 à 08:40
  • Merci Missmo.

    Je profite de ce message pour demander si quelqu'un pourrait m'indiquer comment on coupe une photo en utilisant PHOTOFILTRE. J'ai réussi à délimiter et à redimensionner ce que je voulais garder mais je n'ai réussi qu'à effacer le centre et non pas le tour.
    Merci d'avance.

    Posté par Catherine le 17 février 2010 à 08:59
  • Catherine, je n'ai pas photofiltre, mais tu as plein de demos (tu en trouveras une lite ici) :

    http://www.youtube.com/watch?v=n8Zl2B3S630

    Tu as des petites scies électriques légères (j'en ai une pour les petits travaux dans mon atelier):

    http://www.maginea.com/fr/fr/c2153/p200807290160/black%20decker%20ks500%20scie%20sauteuse%20400w/?ao=12

    Posté par Irene le 17 février 2010 à 10:52
  • Hola Malegria, excuse moi, la scie c'est valable pour toi aussi !

    Posté par Irene le 17 février 2010 à 10:53
  • C'est incroyable cette expérience ! Bravo et merci de nous la faire partager

    Posté par Mystic le 17 février 2010 à 10:53
  • Pour couper une photo avec photofiltre, tu prends l'outil sélection, tu choisis le rond, le carré ou une autre forme, tu encadres ce que tu veux garder de la photo,(tu peux redimensionner avec des poignées sur le bord du cadre) et tu cliques : image puis recadrer.
    Si tu veux je peux te faire un petit tuto en image.

    Posté par chabou le 17 février 2010 à 12:09
  • Excellent ! Je ne pensais pas qu'il était possible d'en faire soi-même !

    Posté par nansou le 17 février 2010 à 13:47
  • Merci pour le lien Irène.

    Chabou, merci beaucoup pour ta réponse rapide, j'ai essayé et ça fonctionne, je devrais m'en sortir.

    Mystic et Nansou, merci. Je trouve cela effectivement très sympa de savoir qu'on peut faire son huile de coco maison, c'est une idée qui me trottait dans la tête depuis longtemps ; il est bien normal que je partage mon expérience.

    Posté par Catherine le 18 février 2010 à 06:40
  • Merci beaucoup à toutes pour vos techniques, astuces et outils pour faciliter la production maison d'HV de coco. Il va falloir que je m'équipe un peu et à moi l'HV au parfum de paradis )

    Posté par malegria le 18 février 2010 à 16:11
  • Catherine, jene te pensais pas aussi "snob"!!!

    Posté par Loulou le 19 février 2010 à 02:53
  • De retour des tropiques, quel incroyable plaisir de tomber sur cette expérience, Catherine, d'autant que j'ai rencontré lors de ma balade une Française installée sur place (au Laos) et qui fait aussi son huile de coco en petites quantités pour les massages, -et d'autres trucs supers dont je reparlerai certainement-. Elle m'a offert deux petits flacons particulièrement odorants, en me précisant que chaque huile avait eu sa méthode d'extraction. je vais lui envoyer le lien de ton article et lui suggerer de venir ici si elle veut (et peut, …vu les connexions internet ) pour en parler …
    Mes premiers souvenirs d'huile de coco artisanale au parfum inoubliable datent des années soixante dix, notamment sur la côte caraibe colombienne où l'huile était extraite à chaud (je la voyais faire dans des petites marmites) et pressée fort artisanalement. Je l'utilisais alors pour… bronzer (rôtir plus exactement!)


    Mille mercis pour ce merveilleux article si évocateur.

    Posté par venezia le 20 février 2010 à 09:38
  • Venezia, j'espère que tu as passé de bonnes vacances.

    Je serais très heureuse que cette personne puisse venir nous faire part de ses expériences et des techniques qu'elle utilise ; quelle coïncidence quand même...

    Posté par Catherine le 20 février 2010 à 11:05
  • Bon retour Venezia !

    Posté par Irene le 20 février 2010 à 13:06
  • Tout simplement excellent !

    Posté par Emie le 20 février 2010 à 17:40
  • Oh la la merci les filles pour toutes ces précisions concernant la réalisation de l'hv de coco maison. C'est quand même une nouveauté assez révolutionnaire pour celles qui ont plein de noix de coco mais qui n'avaient à ce jour pas accès à l'huile. Et pour les autres je pense aussi que connaître l'alchimie de cette fabrication est est assez excitante. Je suis drôlement emballée!!

    PPP j'espère que ton amie viendra aussi nous livrer quelques uns de ses secrets, ce serait très instructif et gentil à elle.

    Posté par malegria le 21 février 2010 à 06:58
  • Une question un peu sotte, Catherine : si je trouve des noix de coco ici (je sais, je sais, ce n'est pas écolo, mais les bananes, hein, qui saurait s'en passer ?) est-ce que je pourrais tenter de faire mon huile ou bien il s'agit de noix différentes de celles qu'on exporte ?

    Posté par chabou le 21 février 2010 à 08:14
  • Quelle expérience excitante que de fabriquer son huile soi-même à la maison ! qui n'en a pas rêvé... Je me demandais si on pouvait faire le même type d'essai avec des amandes fraîches. C'est très tentant de se lancer dans l'expérience, juste pour voir, car ici l'huile de coco est abordable et on en trouve assez facilement. Merci de nous faire rêver et en ce moment où l'hiver semble ne pas vouloir nous quitter, le sable fin et les cocotiers sont les bienvenus. Bises

    Posté par lolitarose le 21 février 2010 à 09:35
  • Oui Lolitarose, c'est très excitant de faire quelque chose de sain qu'on n'arrive pas à trouver dans le commerce ; et pourtant, il y en a tant de cocos ici.

    Je pense qu'on pourrait essayer avec des amandes mais il faudrait surtout pouvoir les presser très fort.

    Lance toi donc dans des essais, je serais ravie de venir les lires.

    Bises réchauffantes.

    Posté par Catherine le 21 février 2010 à 10:27
  • J'oubliais de te répondre Chabou.
    Les noix de coco sont les mêmes partout à ma connaissance et je suis certaine que tu pourrais faire la même chose avec les noix que tu peux trouver dans ton commerce du coin.

    Bises

    Posté par Catherine le 21 février 2010 à 10:29
  • Oh, Catherine et Lolitarose, alors avec les amandes je peux vous en parler car c'est expliqué dans mon vieux livre : oubliez !

    Je pense que les noix que l'on trouve en Europe sont peut-être plus mûres et qu'il y aurait le lait à la place de l'eau. Mais ce n'est même pas certain.

    Posté par Irene le 21 février 2010 à 11:46
  • Non Irène, quand la noix est verte, l'eau est présente en grande quantité dans la noix et bonne à boire (malgré un effet laxatif certain) et l'intérieur de la noix est recouverte d'une pellicule gélatineuse. Au fur et à mesure que la noix mûrit, la pellicule intérieure épaissit pour donner cette belle chaire blanche que l'on râpe (le coprah), l'eau présente dans la noix n'est alors plus très bonne à boire et, en général, on la jette ; mais en aucun cas on ne trouve de "lait" dans la noix. Je persiste à dire que les noix que l'on trouve sur les étals en France sont les mêmes que celles qu'on trouve dans le pacifique (en fonction de leur provenance bien sûr) mais une noix de coco reste une noix de coco.

    Posté par Catherine le 21 février 2010 à 19:37
  • Merci pour ces précisions, Catherine, j'ai bu de l'eau de coco tant et plus en Inde, j'ai aussi machonné la chair mais je ne me suis jamais posé de question sur le processus de mûrissement.
    La seule difficulté serait de couper la coque, je n'ai pas de machette hi, hi !

    Posté par chabou le 21 février 2010 à 20:19
  • Oui Chabou, l'eau que tu as bue était celle du coco vert, on peut aussi manger la pulpe toute jeune à l'intérieur en raclant la coque avec une cuillère, c'est un peu gélatineux, c'est très bon aussi. Le coco qui présente à l'intérieur cette couche épaisse, dure et blanche, est un coco mûr et là, l'eau qui reste dans la noix en plus petite quantité n'est pas très gustative.

    Tu n'aurais pas un "gentil" voisin qui pourrait te couper tes noix ? ce serait dommage de s'arrêter juste à cause d'un problème de coupe.

    Posté par Catherine le 21 février 2010 à 20:57
  • Hihi Chabou vite un gentil voisin à attirer sous le prétexte de la coupe du coco. Après tu pourrais le masser avec l'huile produite ...pour le remercier bien entendu!!

    Bon ben de mon côté j'ai des noix de coco, pas de machette, et un gentil voisin. Je sais ce qu'il me reste à faire

    Posté par malegria le 21 février 2010 à 21:23
  • Je sens que, sous prétexte de faire de l'huile de coco, beaucoup d'hommes vont être attirés dans les filets de certaines sorcières, bien intentionnées.

    C'est incroyable, où nous ménera notre goût immodéré pour les cosmétiques home made... hihi

    Posté par Catherine le 21 février 2010 à 22:12

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