"L'ânesse et l'autruche" : Savon animal au fouet à main

Savonnerie

Par atelierdemichele

            Tout commence comme un conte avec deux animaux on ne peut plus différents: une ânesse qui apporte du lait et une autruche qui apporte des plumes.

Les plumes d'autruche sont délicates et constituent le must des plumes de costumes du Music Hall. Elles ont la capacité de gonfler à la chaleur pour déployer leur panache.

Comme elles sont anti-statiques, elles peuvent être rassemblées en plumeau pour faire le ménage. La plus jolie danseuse du Crazy Horse doit bien traquer la poussière de temps en temps non?

Non? Ah bon...

Alors si elle ne fait pas le ménage, elle doit bien se laver après le spectacle? Donc je laisse les plumes au vestiaire et je demande à l'autruche son huile à saponifier!

 

           Tout le monde connait les bienfaits du lait d'ânesse sur la peau et dans les savons artisanaux.
Ce lait, comme celui de la jument,  est considéré comme celui dont la composition se rapproche le plus du lait maternel avec une grande proportion de lactose et peu de matières grasses.

Pour le saponifier, je le congèle en petits glaçons pour permettre une dissolution de la soude sans augmentation excessive de la température.

Savons au lait d'ânesse ici, ici, et ici (si j'en oublie, dites le moi...)
Savons au lait de jument ici

 

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           L'huile d'autruche est moins connue sous nos latitudes mais elle présente comme les gras d'émeu ou de canard une grande proportion d'acides gras essentiels, peu commune chez les animaux.

Ses défenseurs la parent de merveilleuses propriétés curatives même plus que celles de l'huile d'émeu car sa richesse en AGE est plus importante (voir ici).

Je précise que comme pour l'émeu, c'est un sous-produit de l'élevage de ces animaux destinés à l'alimentation et l'on peut la trouver dans la plupart des élevages d'autruches en France au milieu de cosmétiques à base d'huile.

Leur composition est très conventionnelle mais la proportion d'huile d'autruche n'y est pas anecdotique.

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          Elle se présente comme une graisse molle, blanche et fine qui pénètre très rapidement sans poisser la peau.

Je trouve qu'elle sent le beurre, le vrai beurre d'antan peut-être un peu rance (je trouve qu'aujourd'hui le beurre ne sent plus rien même le beurre cru acheté chez le crémier ne sent plus rien! Michèle en mode ronchon).

Donc quelle ne fut pas ma surprise jeudi dernier en écoutant les hauts cris de quelques princesses au nez délicat qui se sont presque pâmées de dégoût en respirant le pot d'huile d'autruche! 

Il faut dire que le pot leur a été mis sous le nez en pleine dégustation de thés délicats, de laits à la vanille charnue et de pâtisseries gourmandes. Mais quand même!

            J'ai cru qu'elles se voyaient déjà dans le champ boueux, courant derrière des bestiaux aux pattes puissantes issus de dinosaures, pour les trucider, les plumer et leur arracher des monceaux de gras sanguinolents à mettre ensuite dans des chaudrons malodorants pour en extraire cette graisse que je trouve pour ma part merveilleuse.

Même que la dame qui élève ces bêtes l'utilise en cuisine comme d'autres utilisent la graisse de canard ou d'oie pour faire sauter leurs pommes de terre.

Voyez comment l'une de ces princesses de la Tribu des Nez Délicats voit la fabrication des savons.

Enfin, qu'est-ce qu'il ne faut pas entendre... ;))

 

          L'huile d'autruche est riche en acides gras insaturés, elle est presque molle à température ambiante. Je préfère donc ne pas la chauffer et la laisser fondre doucement dans les gras durs.

Patrizia Garzena et Marina Tadiello indiquent que c'est une huile merveilleusement calmante, réparatrice et nourrissante.
Elle peut être introduite à n'importe quel pourcentage dans un savon et ses effets se font sentir même à partir de 5% des huiles.

in  Patrizia Garzena et Marina Tadiello "Soap naturally, ingredients, methods and recipes for natural handmade soap" Programmer Publishing.


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 Formule du savon "L'ânesse et l'autruche"

- 30% huile de coco indienne
- 25% huile d'olive bio
- 20% huile de son de riz
- 15% huile de palme bio
- 10% huile d'autruche

Soie Tussah
Lait d'ânesse et soude pour un surgras de 6%

Huiles essentielles:
. 3 parts muscade
. 2 parts lavandin grosso
. 1 part santal amyris

          Depuis quelques temps maintenant, je délaisse le mixer électrique pour fabriquer mes savons totalement à la main.

Les formules à malaxer manuellement doivent être choisies:

- en mettant suffisamment d'huiles dures (50% minimum)
- en fabriquant peu à la fois (grand maximum 1kg)
- en prenant le temps de laisser poser la pâte entre deux malaxages
- en évitant de fortes proportions d'huiles de tournesol ou de colza par exemple.

J'y ai trouvé tant de grâce que j'en ai fait une floppée depuis lors totalement à la main comme les savonniers d'antan.

       

                    Fabrication manuelle

- Diluer la soude dans le lait d'ânesse en glaçons  allongé d'un peu de lait liquide
Ne pas agiter fortement mais mélanger doucement en ajoutant la soude petit à petit et en prenant soin de laisser votre bocal dans un bain d'eau avec des glaçons ou des "carboglaces".

Il m'a fallu environ 15 mn pour le faire doucement sans faire chauffer la solution à plus de 40°.

Ajouter la soie tussah finement ciselée.

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- Faire fondre les huiles de coco et de palme, ajouter hors du feu l'huile d'autruche et la laisser fondre doucement.

- Ajouter les huiles liquides, bien mélanger et maintenir vers 40°.

- Ajouter la solution de soude aux huiles doucement en mélangeant avec un fouet en inox.
Continuer à fouetter vigoureusement mais avec précaution (pour ne pas projeter de la pâte caustique) pendant une demi-heure pour 1kg d'huiles.

Ne pas hésiter à changer de main, à poser le fouet quelques instants pour vous reposer.

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- Filmer le bol et laisser reposer une autre demi-heure.

- Reprendre le fouet pendant 2 mn pour voir apparaitre une belle trace.
Contrairement aux traces obtenues avec le mixer électrique, celles ci même très visibles vous laissent tout le temps de procéder aux ajouts de dernière minute.

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Malheureusement je savonne souvent le soir à la lumière électrique. Je devrais le faire à la bougie maintenant que je délaisse le mixer, je ferai peut-être de plus jolies photos ...

Aucune précipitation n'est nécessaire, il suffit de mélanger délicatement à la spatule pour remettre la pâte en mouvement et couler sans souci.
J'ai adoré!

- Ajouter les huiles essentielles et couler.

 

Remarque importante: Il est impératif de malaxer suffisamment longtemps pour permettre un temps de contact suffisant entre les molécules de soude et les acides gras.

Le risque d'un malaxage insuffisant est de voir de l'huile remonter à la surface du savon donc le risque d'obtenir un savon caustique ou insuffisamment surgraissé.

En cas d'impatience, il vaut mieux craquer et reprendre son mixer comme je l'ai fait ici.

         

Les temps sont purement indicatifs et peuvent varier selon la formule, le volume de savon fabriqué et votre résistance au malaxage.
N'hésitez pas à laisser faire.

               

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                 Le décor

J'ai posé au fond d'un "organiseur" en plastique dur acheté au supermarché une feuille de papier sulfurisé froissée.

DSC03140J'ai coulé la pâte dessus et tapoté le moule sur le plan de travail pour aplanir la surface. Le papier sulfurisé permet un démoulage parfait et laisse ses plis à la surface du savon.

C'est très joli à peu de frais.

J'ai tenté de mettre le même papier froissé sur le dessus mais il est difficile de chasser complètement toutes les bulles d'air. Au démoulage, la surface n'est pas jolie.

Il faut également y penser quand on utilise un peu de plastique bulle pour simuler les loges de cires d'abeille.

Le plus joli motif est obtenu à mon avis avec le film au fond du moule et non dessus comme on le fait souvent. De même, il vaut mieux poser le film en diagonale, l'effet est plus naturel, moins ostentatoire.

 

      Le moule a été isolé dans le four éteint pendant 48h avant de démouler et couper.

C'est l'une des caractéristiques de ces savons faits à la main, ils ont besoin d'un peu plus de temps pour durcir correctement.
Ce sont peut-être des savons pour vieille savonnière patiente...

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Une fois découpés, la chirurgie esthétique faite, j'ai façonné les chutes en carrés marseille-like que j'ai tamponnés (Merci Chabou pour ce mini tampon indien).
Ils sont bruts de décoffrage mais avec l'élégance du motif cashmere et un léger veinage.

J'aime beaucoup.

          La mousse est faite de grosses bulles puis elle se densifie, l'odeur de muscade est très gourmande et l'effet de texture me semble très réussi.

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            Finalement l'alliance de l'autruche et de l'ânesse fonctionne très bien. Pas du tout comme l'alliance de la carpe et du lapin !


Autour du chaudron

    Quel bel article !

    J'aime beaucoup l'allure de ce savon et l'histoire de ce mariage improbable ... mais convaincant.

    Il y a longtemps que je n'utilise plus le mixer mais une très grosse cuillère magique qui travaille mieux que le fouet. Je me sers encore du mixer pour le mélange des huiles, surtout s'il y a d'autres ingrédients que les huiles et beurres.

    Ah, je vois que tu délaisses le nard pour la muscade ...

    Merci Michèle !

    Posté par Irene le 27 février 2010 à 15:33
  • Quel courage de faire cela à la main, j'en ais mal au bras rien qu'en te lisant, lol, mais bravo ils sont supers encore faut il pouvoir trouver le lait et l'huile.

    Posté par tite marie le 27 février 2010 à 15:39
  • Je suis prise d'un fou rire à la lecture de ton texte... pour moi ça sent le beurre rance, très rance ^^

    J'aime beaucoup tes chutes transformées en très jolis cubes, ça rend très très bien.

    Je passe aussi au fouet manuel (enfin du temps où je savonnais encore ^^) quand l'envie me prend en pleine nuit (on ne se refait pas) et que je songe aux oreilles délicates de mes voisins se reposant dans les bras de Morphée.
    Je suis contente car je fais tout comme tu dis lol.

    TiteMarie, tu n'as pas mal au bras si tu attends bien entre chaque malaxage comme le dit Michele. Mon premier savon je l'ai fait comme ça... ça m'a pris 1h30 (c'était un castille).

    Très joli résultat poxxx

    ps : j'ai pris le temps de revenir lire quelques articles ^^

    Posté par pots le 27 février 2010 à 15:44
  • Michèle, parfois, j'achète des petites plaques d beurre cru bio pour retrouver cette inimitable odeur de "rancio", tu ne peux plus trouver ça qu'avec le beurre cru aujourd'hui… les autres -même bio- sont trop aseptisés -
    tout ça pour dire que l'odeur de rance me trouble (à condition que ça ne sente pas trop la chèvre qui ne prend pas de douche bien sûr!)

    anesse-autruche: la description du making of de ce savon m'enchante…

    pour le touillage, il y a longtemps que j'alterne mixer (pour démarrer le mélange et bien le finir à la fin) et spatule silicone car j'aime, comme Mlk, dessiner des huit magiques dans la pate…

    L'aspect gaufré est drôlement réussi aussi.

    Je ne connais pas du tout le livre savonnesque auquel tu fais alusion. Il est bien?

    bravo pour ce travail à l'ancienne…

    tu crois qu'on va finir par faire chauffer les huiles à la chandelle?

    Posté par venezia le 27 février 2010 à 16:35
  • Je suis littéralement tombé en extase devant ton savon. On dirait une pierre c'est si beau. Et je vois que la grâce des Japonaise t'as touchée, elles aussi mélangent à la main leur savon. Peut être est-ce ça le secret de la beauté infinie.

    Posté par ka fée le 27 février 2010 à 17:14
  • Je ne connais pas l'huile d'autruche. Tres beau savon en tout cas et j'aime bien l'idee du papier froissé.

    Posté par flo le 27 février 2010 à 17:15
  • Alors en tant que Princesseaunezdélicat, je confirme que ça sent très très fort le bestiau à plumes qu'a pas pris sa douche depuis un moment ! mais ça ne m'arrête pas, heureusement car je fais confiance à Dame soude pour lisser les odeurs (et pour une fois je n'irai pas m'en plaindre). Le rendu en cubes très brut nature m'enchante, c'est vraiment très beau et je suis convaincue que comme avec d'autres graisses animales il donne une mousse d'une finesse inégalée.
    Bref je suis totalement sous le charme de ton truc en plumes !

    Posté par lolitarose le 27 février 2010 à 17:44
  • Devant un savon comme ça, on ne peut que changer d'avis sur les graisses de nos amis animaux... je ferai donc un GROS effort pour surmonter mes réticences, mais devant un tel savon on ne peut qu'être éblouie !!!
    Et donc, pour faire honneur au précieux beurre à l'odeur "déroutante", je tenterai le fouet manuel, pour ne pas trop faire preuve de ce sadisme que je ne peux qu'admettre...

    Posté par Nansou le 27 février 2010 à 18:38
  • Comme toujours ton savon est magnifique, j'aime beaucoup son aspect un peu rustique.
    J'apprécie toujours beaucoup tes articles si pédagogiques. J'aimerais bien essayer de l'huile d'autruche, mais je ne pense pas que ce soit trouvable par ici. C'est sur tes conseils que j'ai commencé à mettre du saindoux dans certains savons et je trouve que c'est vraiment extra pour la peau.
    Par contre je m'interroge sur l'utilité du mixage manuel, est-ce que ça change vraiment la qualité du savon? J'ai aussi remarqué que les Japonnaises qui font de si beaux savons procédent ainsi. Mais je suis trop flemmarde pour un tel effort... je hais mon fouet depuis un certain soir de camping où j'ai décidé de faire une crème chantilly au fouet et je crains que ce soit encore plus long pour un savon.
    @Irène: C'est quoi une cuillère magique?

    Posté par Pat0212 le 27 février 2010 à 18:43
  • Encore une question: Pourquoi le mixage à la main ne convient pas avec le colza ou le tournesol?

    Posté par Pat0212 le 27 février 2010 à 19:24
  • Je savais bien que j'aurai quand même une question : tu a pris quel indice de saponification pour l'autruche ?

    Posté par Nansou le 27 février 2010 à 20:30
  • Michèle, à première lecture, j'ai pensé un instant que tu allais nous présenter un savon décoré avec des plumes d'autruche... hihi...

    J'aime la rusticité de ce savon, il a un très beau look à l'ancienne ; pour la technique du fouet, je suis convaincue que cela permet de choisir la trace qu'on veut mais je ne suis pas persuadée que l'on obtienne un savon plus fin.
    Le trio muscade/lavandin/santal devrait plaire à mon nez, je vais essayer.

    Michèle, dans la gamme "huile parfumée" il faudrait essayer l'huile de Roussette... hihihi..

    Posté par Catherine le 27 février 2010 à 20:49
  • - Pat0212

    Le mélange manuel ne doit pas changer grand chose à l'aspect du savon.
    Par contre c'est, pour moi qui adore ça, la quintessence du geste, du temps qu'on prend pour peaufiner la fabrication.

    J'ai l'impression que cependant, il y a une influence de cette façon de faire sur le parfum.
    Même les savons non parfumés ont une légère odeur liée aux macérats, poudres et huiles utilisées bien plus complexe.

    Je ne peux que le supposer car même avec les huiles essentielles, j'aime l'odeur moins lisse qu'avec un savon mixé rapidement.

    C'est ainsi que j'ai fait un savon 70% coco/30% saindoux toutes deux fort neutres et j'ai parfumé uniquement avec de l'HE de menthe poivrée pour vérifier cette hypothèse.

    Cette HE se comporte habituellement comme un bazooka dans le savon mais là, c'est doux, c'est une odeur bien plus sophistiquée comme un bonbon glacial à la menthe.

    Le malaxage manuel devrait se faire avec des formules où il faut tout de même que la trace apparaisse dans un délai raisonnable.
    Les huiles de tournesol et de colza en grande quantité (et je précise en grande quantité) tracent très très lentement.

    On peut évidemment en mettre mais je pense qu'il faudrait alors rester dans les 5/10% max. et balancer avec d'autres gras durs comme la palme ou le karité.

    De même faire un savon avec énormément d'huile d'olive comme un castille à la main demande beaucoup de patience si on utilise une HV d'olive extra-vierge.
    C'est presque un sacerdoce là et je ne crois pas que cela me convienne...

    Il y a un élevage d'autruches en Suisse, j'étais tombée sur leur site en cherchant des informations sur l'huile.
    Je suis certaine que tu trouveras un lien avec ton moteur de recherche.



    - Nansou,
    Courage donc, tu ne devrais pas être déçue.

    - Lolitarose,

    Effectivement dans le savon, ça se fond et l'effet me semble tout à fait identique aux savons à l'huile d'émeu que j'affectionne particulièrement.

    - Flo,

    C'est d'un enfantin ce papier sulfurisé froissé! Et ça aide au démoulage en plus.
    On pourrait tout à fait faire des pliages plus sophistiqués pour tapisser son moule.

    - Ka fée,

    Effectivement j'ai vu beaucoup de photos avec le fouet sur les blogs japonais et c'est la raison pour laquelle, faisant un savon au yomogi, j'ai voulu jouer le jeu japonisant jusqu'au bout.

    Le Japon est tout de même le champion d'un certain type d'éloge de la fadeur, de la souffrance, du raffinement presque obsessionnel. Et j'avoue que même si ce n'est pas mon univers naturel, cela donne de temps en temps de petits bijoux de simplicité et de luxe.

    Et j'aime le luxe qui vient de la simplicité. Il faut croire que ça peut être universel...

    - Venezia,

    Je suis ravie de rencontrer une adepte du vrai goût et de la vraie odeur du beurre.
    Quitte à faire très ancien combattant, c'est dommage cette uniformisation du goût!
    Surtout dans un pays comme la France non?

    Tu ne crois pas si bien dire à propos du travail à l'ancienne.
    Il faut que je trouve le temps de vous poster autre chose!

    - Coucou Pots,

    C'est toi qui a été courageuse de faire un castille à la main!
    Pourquoi ne savonnes-tu plus?

    - Tite marie,

    Je t'assure que c'est très réalisable. On doit juste le faire dans une cuisine désertée par les autres habitants et avec un bon roman, le temps passe très vite.

    - Irène,

    Quand j'attrape une senteur, une huile ou même un mot, je bégaie dessus un moment.
    La muscade a été mise à toutes les sauces même culinaires...

    Est-ce une vraie grande cuillère magique ou un fouet à spirales que tu utilises?
    Ma boutique de cuisine a des cuillères magiques grand modèle mais je trouvais le manche trop petit pour les savons.

    Je donne les liens pour Pat:

    - cuillère magique

    http://www.delamaison.fr/cuillere-magique-p-19630.html

    - fouet plat à spirales

    http://www.kitchenfactory.fr/fouet-plat-a-spirales-cristel_180_12.html

    Merci à toutes!

    Posté par michele le 27 février 2010 à 20:52
  • Oups d'autres commentaires!

    - Catherine,

    alors là huile de roussette (?!)
    Je demande à voir, ça doit être du luxe car je ne suis pas certaine que c'est bien gras ces bêtes là

    - Nansou,

    Tu trouveras l'indice de saponification de l'huile d'autruche sous le nom d'ostrich oil dans le calculateur Soapcalc.
    NaOH SAP: 0.139

    Posté par michele le 27 février 2010 à 21:02
  • Merci ! Je vais faire des infidélités à mon calculateur habituel !

    Posté par Nansou le 27 février 2010 à 21:04
  • Michele, j'ai arreté faute de temps, tout comme les lecture des blogs et l'écriture du mien, mais je compte bien m'y remettre le mois prochain

    pox

    Posté par pots le 27 février 2010 à 21:17
  • ah! Michèle
    C'est un savon haute couture, les froissés de( avec fautes j'en suis sûre Issey Miyake)
    J'aime t'écouter et te regarder faire du savon
    J'y trouve apaisement et sérénité très japonisants somme toute
    Cela ne m'étonne, pas ton goût pour le fouet manuel, des respirations indispensables pour façonner l'appareil et le comprendre
    Des fois, et souvent cela ressemble à une macération à chaud
    J'aime et je suis heureuse en tant que élève , que tu prennes le temps de sculpter et te promener avec délicatesse
    Il est beau même avec un aoc du terroir
    Une de la tribu des nez délicats mais fan du music hall

    Posté par mlk le 27 février 2010 à 22:40
  • Plumes de z'oiseau, de ...
    Michèle, c'était un gras qui manquait à notre étude, quand on pense savon, l'éventail est de plus en plus grand !
    Ta description des nez délicats courant dans les champs le couteau à la main m'a mise sur le flanc - de rire -, réconfort assuré après une journée de déménagement (pas le mien).
    Il me tarde de connaître cet autre moyen ancestral dont tu parles à mots discrets.
    Une petite question technique : ma cuillère magique fait environ 20 centimètres. J'ai demandé dans la boutique où je l'ai trouvée s'il en existait de plus grandes et on m'a répondu que chez leur trois fournisseurs, c'était la même taille. Combien mesure la tienne ?
    Pour le fouet plat, j'en avais acheté un chez Bilby au tout début, Il y en a peut-être encore.

    Posté par chabou le 28 février 2010 à 08:37
  • Ah, chouette !
    Moi qui avais envie de me remettre à savonner le soir !
    Je m'imagine maintenant le faire en camping, au réchaud à gaz !
    Non, je ne vois pas l'intérêt en fait
    Bon, j'ai de la graisse de canard et d'autres ingrédients sympa qui n'attendent que ça (notamment de l'orcanette).
    Alors munie de ce nouveau topo très pédagogique et plein d'idées, je vais concocter mon prochain savon !

    Posté par Lyjazz le 28 février 2010 à 10:08
  • Michèle, je ne sais plus où j'ai trouvé mon immense cuillère magique en inox, mais elle ressemble à cela :

    http://www.amazon.fr/dp/B00008WULM/ref=asc_df_B00008WULM578890/?tag=shopzillafrmp-tag250-21&creative=8006&creativeASIN=B00008WULM&linkCode=asn

    je dirais en plus "fournie".

    Si c'était chez patiwizz, ils sont en rupture de stock, elle n'est plus au catalogue.

    Chabou, ma grande cuillère magique fait 28 cm.
    Je vais chercher !

    Posté par Irene le 28 février 2010 à 12:59
  • Voici la page de l'inventeur de la cuillère magique.
    Celle qui fait 28cm est sous blister.

    http://www.combrichon.com/article_recherche.php?article_recherche=cuill%E8re+magique&Submit2=Rechercher&nom_unique_art_categorie=CHAPITRES

    Merci Irène de me préciser la longueur de la tienne.
    Tu vois, j'avais trouvé ça court mais mon fouet ne fait peut-être pas plus...

    Merci les filles.
    Lyjazz, on ira te lire!

    Posté par michele le 28 février 2010 à 13:03
  • Ahhh, je suis toute émue devant cet article , quel savon tu nous présentes là !
    Merci de nous faire découvrir cette huile qui m'interpelle et m'attire beaucoup.
    Là, j'ai fait un savon au suif , saindoux et coco et hier un autre 90% saindoux et 10%coco, j'attends de voir les résultats.
    En tout cas, une belle réussite encore une fois.
    Merci pour ce voyage au pays des animaux sauvages.

    Posté par Mystic le 28 février 2010 à 13:20
  • Michèle, non ce n'est pas la même chose la mienne : elle est plus plate et plus ronde.
    Mais je la trouverai ...

    Posté par Irene le 28 février 2010 à 14:07
  • Oh comme il fait envie ce savon !! Il a tout pour plaire, la méthode de fabrication (quelle patience !), les ingrédients (de l'huile d'autruche ?? Mais où va-t-elle chercher tout ça hi hi !) et le look (j'adore le côté papier froissé, je retiens, merci !!)
    Bref, merci pour ce partage qui ouvre (une fois de plus) pas mal d'horizons différents...

    Posté par Sealeha le 28 février 2010 à 14:55
  • Michèle,voilà un savon qui plairait à Odette Tout le monde! En tout cas, le savon froissée me plaît bcp! Il me rappelle ces vases froissés qui étaient à la mode il y a... vous souvenez-vous?

    Savez-vous que lorsque je suis arrivée de ce côté de l'Atlantique, l'absence d'odeur d beurre m'a frappée et le fait que les gens laissaient le beurre sur le comptoir à la journée longue.

    J'ai fait mes premiers savons en tournant, tournant, tournant pdt des heures. Et oui, savon de castille, pur huile d'olive oblige!

    Ici, impossible de trouver des cuillères magiques, en revanche, la cuillère à spirales plates j'en ai trouvé chez notre suédois préféré!

    Bon, avec toutes ces roussettes, ces cousettes, ces poulettes, pardon, autruches, je retourne lire en détail car il y a une foule d'informations très intéressantes.

    Posté par Loulou le 01 mars 2010 à 16:32
  • Loulou, n'avez vous pas de boutiques spécialisées en ustensiles de cuisine au Québec?
    Ici il y en a de plus en plus.

    Elles font de moins en moins quincaillerie pour afficher un design du plus grand effet. Tant au niveau des ustensiles que des vendeurs d'ailleurs...

    Posté par michele le 06 mars 2010 à 11:54
  • Michele, j'ai enfin utilisée la graisse d'autruche pour mon swap. Certaines ont testé le savon, elles l'apprécient !
    L'autruche a plus d'un tour dans ses plumes!!!

    Posté par Nansou le 06 mai 2010 à 12:43
  • C'est sûr qu'elles devraient l'apprécier Nansou! C'est une huile qui donne de beaux savons traitants en plus.

    Merci pour ton retour.
    Bises

    Posté par michele le 09 mai 2010 à 17:25

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