Pierres qui roulent

Savonnerie

Par mlkline

HPIM6338

 

 

 

HPIM6339

 

 








Seuls l’enfant en cavale buissonnière

Le poète rêveur à l’âme solitaire

Le gitan magnifique aux poches trouées

Savent te regarder et dénicher dans tes aspérités

Les trésors enfouis

Les chants des rivières et de la terre

Tu t’es posée, ici pour raconter en harmonie

Et comme en écho jumeau chez elle aussi

 

Et pour moi la savonnière, Pierre qui roule,

Bien évidemment tu amasses mousse

 

 Même formule que pour le Samouraï (car j’ai du KariMichèle à triturer)

Soude pour un surgras de 7

Valeur moyenne d’eau

J’ai simplement mis de l’argile blanche à reposer dans de l’eau de source enrichie en tiges de prêle au fort pouvoir reminéralisant et qui renforce t l’action de l’argile blanche (je l’ai lu, mais ne retrouve plus le lien)

 

J’ai encore une fois selon la même méthode, joué avec le ratanjot et la poudre de garance

Toutes deux diluées avec 20 gr d’huiles de son de riz et colza bio et ricin et réparties en 2 pots, l’un coloré bleu, l’autre abricot+ mon pot de base beige grâce à l’empâtage blanc de AZ

 Bien entendu, la trace est venue très vite

Alors, avec ce que je n’ai pu couler dans mes moules

J’ai réalisé le lendemain ces pierres, de mes mains gantées et en y apposant l’empreinte de mes pouces et des coquillages fossiles


J’y ai ajouté le cadeau de PPP, à savoir un élixir de minéral dynamisé « aimant naturel » le n˚5, simple hommage à ces dames si créatives et une synergie d’he dont (je ne retrouve la composition, mais qui sent bon)

 

Je vais moi aussi Pierre qui roule , te mettre dans ma poche, à mon oreille et écouter tes siècles d’histoire traversées.


Savon d'Alep revu et corrigé

Savonnerie

Par CatherineNC

Il restait dans mon placard, depuis un moment, du savon d'Alep râpé. Je l'avais utilisé, au départ, dans un produit liquide pour la douche ; j'aime beaucoup l'odeur de ce savon mais je trouve qu'il est un peu raide lorsqu'il est utilisé pur. 

J'ai pensé à l'incorporer dans un nouveau batch de savon et je ne suis pas mécontente du résultat.

On pourrait, de cette façon, utiliser tout reste de savon, râpé ; c'est différent de la technique dite de refonte qui donne des savons dont je n'aime pas toujours la texture ; vous l'aurez compris, je préfère les savons bien lisses. 

  

SAVON_DE_LA_RUCHE

 

SAVON_ALEP_006

 

(Vous l'aurez compris, je ne suis pas une bonne photographe...)

 

J'ai ajouté ma poudre d'Alep aux huiles chaudes, espérant qu'elle allait fondre... malgré plusieurs phases de chauffe des huiles et de nombreux coups de mixer, l'alep n'a pas complétement fondu. Je pensais qu'il subsisterait des petits morceaux dans le produit final mais j'ai été surprise, le savon est bien homogène et parfaitement lisse, comme je les aime.

La fonte du savon râpé serait certainement très aisé avec un savon autre que l'Alep.

 

J'ai composé la recette sur la base de 400 gr, sans compter l'Alep râpé dont je disposais (puisqu'il est déjà saponifié

  • 280 gr de macération de feuilles de laurier dans huile d'olive
  • 120 gr d'huile de coco
  • 133 gr de savon d' Alep de bonne qualité, râpé, ajouté aux huiles chaudes
  • Eau : le minimum de la fourchette donnée par THE SAGE
  • Soude : pour un surgraissage à 1 %

A la trace :

  • 20 gr d'huile de Monoï, soit surgraissage 5 %, soit 6 % en tout
  • 2 cuillère à soupe de poudre de buttermilk délayé dans 30 gr eau
  • 4 gélules vitamine E
  • 1/2 cuillère à café de teinture de benjoin
  • 1/2 cuillère à café d'oléorésine de vanille

 

J'ai obtenu un savon très doux que j'utilise avec bonheur pour laver mes cheveux fins (suivi d'un rinçage à l'eau additionnée d'un vinaigre de lavande et de romarin). J'utilise également ce savon une à deux fois par semaine pour me laver le visage sans aucune sensation de tiraillement.

Je retiens cette technique pour utiliser des restes de savon dont on ne sait que faire, colorés ou pas, qui pourraient même être utilisés pour "moucheter" un nouveau savon plus clair si on ne le fait pas fondre.

Les savons ont été coulés dans des moules de récup qui font très bien l'affaire, un pot de crème dessert et une boîte de pâté.

Tous les restes de savon peuvent être utilisés ; rien ne se perd  ! 

Ma crème doudou pour les pieds très secs

Trucs et astuces

Par Mmoune

J'ai bien dû en faire des kilos depuis mes premiers 100 grs. Je la fabrique d'ailleurs par 500 grs.

Mais, il faut essayer de faciliter la lecture, n'est-ce pas ? Alors, je vous donnerai la recette pour 100 grs (100%). Et j'essaierai de bien tout ranger bien dans l'ordre.

 

Certaines la connaissent depuis longtemps, s'en servent pour les mains, même pour le visage (attention au citron). Après tout, pourquoi pas, si elles s'en trouvent bien, mais enfin, elle n'est pas formulée pour le visage.

Je change régulièrement l'une ou l'autre huile, pour l'améliorer (?!) ou en changer la texture ... Et j'ai le même plaisir à l'appliquer. Et donc, je veux la partager avec vous. D'ailleurs, si je traîne encore, je vais me faire taper sur les doigts par la maîtresse.

La formule est si simple, vous connaissez toutes les propriétés des huiles utilisées ; je ne sais pas faire de lien qui vous dirige vers leurs propriétés. Vous m'imaginez tout recopier de partout ?

J'aimerais bien devenir plus débrouillarde avec les fonctions de l'écran, parce que j'en ai plusieurs petites (de formules hein !) que j'aimerais bien partager aussi, mais bon ...

 

DSC03424

 

La recette :
en grs ou en %

 

Phase huileuse :

9 huile d'olive
6 huile de chanvre (à froid)
6,7 cire émulsifiante (type polawax)
5 beurre de karité
4 huile de coco
3 macérât de calendula sur coco fractionné
2 cire d'abeille
1,7 alcool cétylique
0,3 aoc-cos (ou autre anti-oxydant)

 

Phase aqueuse :

52,4 eau
3 glycérine

 

Troisième phase :

3 urée
1 goutte de teinture de benjoin
0,9 conservateur K300
117 gouttes d'huile essentielles

 

Mélange d'huile essentielles :

40 citron
25 lavande vraie
18 patchouli
15 niaouli
9 encens Somalie

 

DSC03426

 

Mes astuces :

Je vous ai dit que j'en préparais en grande quantité à la fois. 

D'abord, parce qu'elle a du succés. Et ensuite, parce qu'en multipliant la formule par deux, par trois... Je peux facilement ajouter d'autres huiles ou graisses.

Comme : de l'huile de ricin, de jojoba, d'avocat, de la graisse de canard, un macérat aux plantes cicatrisantes, un peu de rose musquée (mes pieds le valent bien), de l'huile d'argan....

Vous me direz, on peut très bien mettre un gramme de chaque huile ...

Oui, mais, vous me voyez gaspiller un quinzaine de pipettes pour une seule crème ?

Comment faites-vous pour prélever vos huiles par petites quantités, vous ?

 

Ma phase aqueuse :

Non, non, je ne mesure pas 52,4 gr d'eau ! J'arrondis à 60 pour les premiers 100 grammes. J'estime que le surplus correspond plus ou moins à la quantité qui va s'évaporer.

Je suis beaucoup plus ... précise dans mes pesées pour une crème fine, un sérum précieux. Mais le pourcentage de gras de celle-ci reste toujours suffisant pour un massage réconfortant.

 

DSC03425

 

Encore merci au ""superviseur Catherine".

La prochaine fois, ce sera Chabou qui s'y collera. Que ferais-je sans vous, mes amies ...

"Illupai-patate" : savon à la pomme de terre

Savonnerie

Par atelierdemichele

              Un petit tour dans le quartier tamoul de Paris pour déguster un bon masala dosa et débusquer de nouveaux ingrédients pour la cosmétique.

Véhiculées par la parigote d'Irène que les rues éventrées par les travaux malmènent, nous déambulions le ventre plein et la bouche en feu à travers les rayons de la supérette indienne.


DSC03398



           Arrêtées devant un flacon d'huile mystérieuse:

- Qu'est ce que ça peut être comme huile? Tu connais?
- Le nom ressemble à illipé
- Attends, je vais sentir. On dirait du neem non?
- Non le neem sent bien plus fort que ça
- Tu crois qu'on peut en prendre?
- On va demander à quoi ça sert?

- mkghtz ...massage..jqsdhzeru
- ????  ????   ????

Le démon de l'expérimentation aidant, nous sommes  toutes trois  reparties avec une bouteille chacune.


            On trouve de plus en plus de beurres indiens à la vente. Beaucoup d'entre eux se ressemblent mais ils portent des noms différents.

;Un petit tour sur internet m'apprend que l'illupai oil est :

- soit du beurre d'illipé (Bassia ou Madhuca latifolia ou longifolia),

- soit du beurre de mowrah (Shorea stenoptera).


            Il semblerait que ce soient les mêmes beurres vendus sous leurs noms vernaculaires, différents selon la région. Le beurre de Sal étant également du genre Shorea (robusta).

Férue de botanique, je ne peux que m'intéresser à des beurres issus de Sapotacées (comme le karité encore appelé Bassia parkii et l'arganier pour ne citer qu'eux).

DSC03414


          Je choisis de me fier à la source qui me semble la plus fiable, celle de la F.A.O. organisme des Nations Unies qui s'occupe d'agriculture à travers le monde.
On retrouve cette indication.

           L'huile d'illupai serait une huile que l'on raffine à l'alcool et qui peut être hydrogénée pour donner une texture proche du beurre de cacao.

Notre huile est  vert clair et à peine figée malgré la chaleur torride qui règne sur Paris en ce mois de juillet. Cela me fait penser que c'est l'huile brute très différente du beurre d'illipé cosmétique plus compact et surtout d'une blancheur immaculée.

Sa composition en acides gras me conforte dans cette idée. Il s'agit d'une huile riche en acide oléique comme l'huile d'olive:

MAJOR FATTY ACIDS OF OIL

                                                                                           
Palmitic acid 23.7%
Stearic acid 19.3%
Oleic acid 43.3%
Linoleic acid 13.7%


            Le nom français de ce beurre (..illipe) est la terminaison du prénom d'un de mes vieux amis qui aime tant la vie qui est en train de le quitter.

Le combat contre le crabe est difficile même pour une force de la nature.
Il aime tout ce qui va avec la vie, faire la fête, faire la cuisine à l'huile, rassasier ses amis...

Je formule avec de l'illupai oil et un légume, la  pomme de terre très symbolique pour nous.


Savons à la pomme de terre


- Fabrique lui un savon, ça lui plaira

- Je ne sais pas s'il peut encore se laver

- Ce n'est pas grave, ça lui plaira, il aime tes savons.

 

          Des formes simples, une non-couleur, plein d'huiles (mets de l'huileeuu), du jus de pomme de terre bio, pas de parfum, une formule douce et simple comme la vie peut l'être quelques fois avec les amis.

Un savon juste essentiel.

DSC03399


        Formule du savon "Illupai-patate"

- 300g d'huile d'olive bio (Il ne cuisine qu'à l'huile d'olive, même la mayo, beurk!)
- 274g d'huile de coco bio (Il a vécu dans le Pacifique)
- 150g d'Illipe (La fin de son prénom)
- 100g de beurre de karité du Bénin (J'ai la faiblesse de croire qu'il m'aime beaucoup aussi)
-  76g de gras de boeuf frais (Merci Moune, il aime tant la bonne viande)
-  50g de beurre de cacao du chocolatier (Un bon noir, c'est bon quand même!)
-  50g d'huile de palme bio (Et le vin de palme, tu connais?)

Jus de pomme de terre bio et soude pour un surgras de 10%
Lactate de sodium
Soie tussah

DSC03405


            Le jus de pomme de terre riche en amidon (donc en sucres) fait rougir la soude comme le fait le miel (voir ici). La couleur ne persiste pas dans le savon final.

La texture est dense et poudrée, la couleur est beige et il devrait durcir rapidement grâce au lactate ajouté.
Le surgraissage volontairement élevé à 10% devrait permettre une utilisation dès que possible.


           Dites moi, dites moi  que c'est un savon doux, et onctueux et  qu'il devrait lui faire du bien. Juste un peu  de bien.


DSC03415

            

Lait Douceur VELVET

Soins du corps

Par cshabou


IMG_0057bis

Voilà le petit lait qui accompagne mon été, tout de douceur et légèreté !
La couleur lègèrement verte,
(malgré ce qu'en montre la photo) est due à l'huile de chanvre.

La formule est largement inspirée de celle qu’a donné Michèle sur le forum des C., avec l’Eluxe Pro comme émulsifiant. Merci, Michèle !

Je l’avais fait il y a quelque temps et tout me plaisait sauf l’odeur. Ces jours-ci, j’ai récidivé avec l’envie d’un autre parfum, celui d’un macérât de géraniums odorants qui s’alanguissent sur mon balcon !

Tous les ans, dans notre belle ville de B., une bourse d’échange de plantes me permet d’acquérir une nouvelle variété, et je vais y aller pendant encore quelques années car il en existe beaucoup, beaucoup.
Ce sont les feuilles qui dégagent le parfum, et il suffit de frôler dans le soir les douces feuilles d’un massif de pélargonium menthe (plusieurs variétés) pour en respirer toute la fraîcheur.

J’avais donc un macérât des trois espèces en ma possession, le P. crispum (citron) qui fait de jolies petites fleurs roses, le P.Lemon Fancy, à odeur de citronnelle, installé devant la fenêtre pour empêcher les moustiques de rentrer ; le petit dernier, acheté cette année, vendu pour son odeur de vanille qui sent très bon mais pas la vanille !

Je n’ai pas trouvé la variété, si vous savez ….

Beaucoup de ces pélargoniums sont comestibles et, si vous ne craignez pas leur présence musclée, vous pouvez en agrémenter salades et petits plats.

A l'Île de la Réunion et à Madagascar, ses feuilles fraiches sont utilisées sous forme de cataplasme pour les blessures infectées, les dermatoses et les piqûres d'insectes. En tisane, elles sont employés dans le cas d'angines, d'infections de la bouche ou de la gorge (Gargarismes).

 

g_raniums  Ici


L’Eluxe Pro n’est pas un émulsifiant entièrement naturel. Michèle en parle

Je l’ai adopté car il donne des textures très belles - du lait à la crème - brillantes et qui laissent une peau super veloutée, ce que nous voulons toutes, n’est-ce pas ?

 

La formule :   

Phase huileuse

10% coco fractionné (macérât de géraniums)
5% Hv Avocat
2,5% Eluxe Pro
2%   Rice Ns
*--------------------------------19,5%

Phase Aqueuse

0,2% Xanthane
5% Glycérine 
1,5% Allantoïne
51,3% Eau Mont Roucous
*--------------------------------58%

Phase III

5% HA Rose
10% Hv Chanvre
1% Fucogel
5% d-Panthénol
1% Hv Figuier de Barbarie( on peut omettre ou remplacer)
0,5% Cosgard
*------------------------------22,5%

Pour l'odeur, vous pourriez ajouter quelques gouttes d'huile essentielle de géranium bourbon, de basilic, de citronnelle, d'épinette noire.

L’huile essentielle de Géranium (Pélargonium Graveolens) est une aide précieuse dans de nombreux domaines : antibactérienne, antifongique et anti-inflammatoire, elle est aussi hémostatique et peut donc entrer dans les formules de soin « bobos », divers et variés.

C’est une huile polyvalente, en interne comme en externe, et elle rééquilibre toutes les peaux dans les soins de beauté.
Son parfum très agréable peut être dominant à forte dose dans un mélange.

 

div36


Ce petit lait "veloute" la peau, pénètre vite et totalement sans trace de gras, hydrate "for a long time".

...Pour les citadines qui trottent, les teen-agers qui discotent, les mamans qui courent, les dactylos qui pianotent, les mémés qui tricotent, la copine qui coud, celle qui aromate et celle qui attend la retraite…
…  nous toutes.

velvet


Baume fluide en tube ou flacon pompe

Soins des mains et des ongles

Par atelierdemichele

               Pour les pieds de mon voisin qui souffrent de kératose, j'ai fabriqué un baume fluide en tubes et en flacons pompes plus pratiques à mettre dans le baluchon à emporter lors d'un séjour en voilier.

J'ai déjà testé ce baume dont j'apprécie le contact baume, la rinçabilité due aux sucro-esters (sucrose laurate et stéarate) et surtout le conditionnement en tube drôlement pratique: l'alliance idéale.

             Et tout ça pour une bouchée de pain mais la formule contient  du triheptanoin en premier ingrédient sur la liste INCI et je n'en possède pas.
C'est une huile d'origine naturelle, très aidée par la chimie tout de même mais elle est fluide, pénétrante et peut se mettre indifféremment dans les émulsions eau dans huile comme les émulsions huile dans eau.

J'ai déjà écrit des formules avec du sucrose stearate et du sucramulse/gélisucre mais j'ai manqué de temps pour les réaliser.

Devant l'urgence car il part rapidement, j'ai fait un baume classique à la lécithine.


           L'original est plus pâteux et "tenu" à la sortie du tube que le mien qui s'étale à l'application alors que dans le bol de fabrication, c'est un baume onctueux et coulant  mais pas une huile.

Je pense que le fait d'extruder  à travers la pompe "aplatit" la texture. Le toucher et la pénétration semblent identiques.

Outre l'absence de triheptanoin, la lécithine donne des produits plus mous que les émulsifiants.


DSC03411

             La kératose plantaire (ou palmaire) demande des soins constants avec râpe et crèmes grasses riches en vitamine A et E voire urée comme le médecin l'a ordonné.


            L'été, pieds constamment nus et soumis à l'eau de mer pendant 15 jours, ça devient carrément compliqué car il faut rincer or l'eau douce est rationnée.
Devant le dilemme, j'ai évoqué l'idée d'un baume...

- C'est gras?
- Ben oui, c'est du 100% gras
- Ah, 100% gras...
- Je peux faire un baume qui pénètrera vite surtout sur peau humide.  On pourrait même imaginer que tu en mettes avant de te baigner, ce sont des produits naturels, ça ne polluera pas la mer (c'est un pêcheur émérite); En tous cas pas plus que les crèmes du commerce.


          J'ai donc repris la vieille formule de baume que j'ai déclinée ici, diminué la quantité de cire, augmenté celle  de la lécithine et celles des huiles choisies pour nourrir et traiter.
Cela donne un baume fluide.

DSC03409

          Dans "l'Aromathérapie, se soigner par les huiles essentielles, Ed. Amyris"  Dominique Baudoux préconise pour les kératoses, une synergie à base de trois  huiles essentielles  (romarin ct camphre, pin maritime, eucalyptus mentholé) identique à celle des cors et durillons dans lesquels il y a une notion de douleurs irradiantes.
Ce n'est pas le cas ici.

Je garde ces notes pour le parfum frais mais je choisis des HE plus faciles à utiliser et sans effets secondaires majeurs pour un adulte:

- Pin sylvestre (tonique général, anti-fatigue)
- Eucalyptus globulus indien (antifongique, rafraichissante) merci Chabou
- Romarin ct verbenone (tonique cutané)
- Lavande fine (cicatrisante, antiseptique, calmante)


        Formule d'un baume fluide (pour tubes ou  flacons pompe)

- 76% huiles végétales fluides
- 10% cire d'abeille de l'apiculteur
- 5% de kpangnan (ou karité, beurre souple)
- 4% lécithine liquide
- 3% glycérine végétale bio
- 1% vitamine E
- 0.5% Aox Cos
- 0.5% HE

 

DSC03412

 

            Mon choix d'huiles végétales

les 76% ont été réparties comme suit:

- 25% d'huile de jojoba bio

Cire liquide, pénètre vite, forme un film protecteur intéressant quand les pieds sont soumis à une humidité constante, protège de le déshydratation

- 20% d'huile de chaulmoogra (Bilby)

Très intéressante pour les états squameux (cuir chevelu à pellicules),  peaux eczémateuses et à psoriasis, je compte également sur son action antibactérienne.
Sur un voilier, on peut se blesser les pieds.


- 15% d'huile de kukui (Aleurites moluccana, quel joli nom, on y va aux Moluques?)

Très riche en omega 6 et 3, elle serait intéressante pour traiter le psoriasis et les peaux abimées et déshydratées.


- 10% d'huile d'olive bio désodorisée

Très nourrissante et assouplissante grâce aux omégas 9 (acide oléique), je l'ai choisie en version désodorisée car le chaulmoogra se suffit à lui même côté odeur...


- 6% d'huile de rose musquée bio

Pour sa richesse en rétinol précurseur de la vitamine A que cette personne utilise déjà dans sa crème habituelle.

Les huiles de kukui et de rose musquée sont sensibles à l'oxydation et ont été introduites le plus tard possible. Ce baume sera soumis à la chaleur de l'été, je l'ai protégé grâce à 0.5% d'antioxydant efficace (Aox cos).


          Le baume est pénétrant et ne durcira pas dans les tubes et les flacons pompe.
Je l'ai malaxé le plus longuement possible puis coulé au refroidissement.

           L'odeur est fraîche et rafraichissante.
A 0.5% d'huiles essentielles,  elle est discrète mais couvre bien  le chaulmoogra.

DSC03413


          Au lavage des instruments et ustensiles de fabrication, l'eau est devenue lactescente grâce à la présence de lécithine.
J'imagine très bien cette formule déclinée en baume démaquillant.

Je l'ai bien sûr testé en malaxage  sur le visage et la "rinçabilité" est parfaite. Il suffira d'adapter les huiles qui conviennent au type de peau que l'on veut nettoyer.

La mise en tubes plastiques est très pratique pour les démaquillants qui peuvent trainer sur le bord du lavabo sans craindre les chutes.

         On verra en septembre à son retour si mes baumes fluides ont "fait la job" ... sur les pieds !

            Je vous l'avais promis, voici donc le second volet de ma ligne de soins quotidiens pour les peaux mixtes et grasses, éventuellement sujettes aux imperfections.

 

            Ce sérum est le soin traitant de la gamme, et je l'ai voulu vraiment très efficace. Je l'ai donc formulé autour d'actifs qui agissent en synergie pour décongestionner la peau, rééquilibrer les productions sébacées et illuminer le teint.

 

02082010685


            Un sérum, c'est très concentré. À travers ce terme, on désigne non pas le meilleur des crèmes, mais d'autres formules, des condensés d'actifs dont le nombre frise parfois la cinquantaine.

L'idée de départ était de proposer les sérums comme des "cures" annuelles de bienfaits cutanés, un peu comme les compléments en vitamines et minéraux qu'on avale pour aider l'organisme éprouvé par l'hiver. Ils manquaient souvent de fluidité et étaient plutôt réservés aux dames.

Aujourd'hui, le sérum est la quintessence du soin topique. Il regorge toujours d'actifs sélectionnés, mais ne cible plus seulement les séniors. Désormais aérien et délicatement fluide, il est appliqué rapidement et convient donc aussi aux plus pressés.


            C'est ce type de soins qui me séduit le plus. Ciblé, efficace mais délicat, raffiné. En plus, ça me permet de ne pas avoir des crèmes hydratantes avec une liste d'actifs interminable. Ce type de crème donne parfois des textures étranges, désagréables, quand ça ne se déphase pas... Et l'odeur est parfois... hum... spéciale, dirais-je.

 

            Je vous livre une formule facilement adaptable (en pourcentages) :

 

Formule de mon sérum Équilibrance|Rédemption :

 

- Phase A

. hydrolat (lavande, tea tree, romarin à verbénone, etc.) : q.s.p. 100
. 15 HG concombre (AZ)
. 5 simulgel / Sodium Polyacrylate Plus (INCI similaires mais légèrement différents)
. 4 D-panthénol
. 3 urée
. 2 squalane
. 2 bisabolol
. 1 isopropyl palmitate (ou squalane)
. 1 He (10 palmarosa, 9 géranium, 8 bois de rose, 6 copaïba distillé)
. 0,7 cosgard
. 0,5 xanthane
. 0,3 cuivre-PCA
. 0,3 zinc-PCA

- Phase B

. 10 teinture de géranium (une merveille olfactive sucrée offerte par Venezia)
. 5-10 AHA (ceux d'AZ, dilués à 50%, ajuster selon le votre)
. 2 acide salicylique
. 0,5 teinture de propolis
. 10 gouttes de teinture de consoude (offerte par Venezia)

   

               Pazapas : 

- Diluer l'acide salicylique dans les teintures. Ajouter les AHA. L'acide salicylique est soluble surtout dans l'alcool mais des grumeaux peuvent rester malgré tout. 

- Dans un bécher, peser l'hydrolat. Y diluer l'urée puis le Cuivre- et le Zinc-PCA, et ajouter un à un les autres ingrédients de la phase B en terminant par le simulgel, puis la xanthane (en mixant bien à chaque fois).

- Ajouter la phase A.

Grâce au mixer, les quelques grumeaux d'acide salicylique sont bien dispersés. De toute façon, j'ai constaté que les gros grains se solubilisaient au contact du simulgel.

- Conditionner en flacon pompe. Pour un flacon avec pipette, réduire la proportion de simulgel à 3% et la xanthane à 0,2-0,3% (selon la votre), et ajuster le pourcentage d'hydrolat pour un total de 100%.

 

02082010683

 

Appliquer le soir en couche fine, sur peau préalablement nettoyée. Un léger picotement peu parfois être ressenti sur certaines zones plus sensibles ou irritées (à la base des narines par exemple).

Commencez par une application tous les deux soirs et augmenter la fréquence jusqu'à chaque soir si vous ne constatez aucune irritation ou sensibilisation.

On conseille parfois de n'utiliser les AHA et BHA qu'en cure, car de tels soins sollicitent beaucoup le renouvellement cellulaire.


Quelques points blancs peuvent apparaître au début des applications. Normalement, ils disparaîtront rapidement. C'est un peu comme à la fin de l'été et que l'on a pris le soleil : la peau réagit souvent en bourgeonnant, une semaine ou deux après l'arrêt de l'exposition.

Dans ce sérum, j'ai introduit un peu d'extrait de propolis pour palier à ce problème. Ça devrait tuer dans l'œuf toute velléité de l'ennemi. Attention toutefois aux terrains allergiques (aux produits de la ruche ici). 

  

Quelques mises en garde inhérentes à ce type de produit :


- Faire un test derrière l'oreille et au pli du coude, et attendre 24 H pour ne constater aucune réaction.

- Ne pas combiner au gel d'aloe vera. L'association est détonante et peut provoquer rougeurs et sensibilisations.

- Éviter tout contact avec les yeux et leurs contours.

- Si vous constatez une réelle irritation, cessez immédiatement l'application, rincer à l'eau claire et appliquer un soin ou un hydrolat apaisant. Si l'irritation persiste, consultez un médecin.

- Avant toute exposition au soleil, il est souvent recommandé d'appliquer un écran solaire sur les régions où l'on a appliqué un produit contenant des AHA en forte quantité. La peau n'a en effet plus ses cellules mortes qui forment un écran solaire naturel.

Il me semble que la concentration maximum autorisée sur le marché en libre service est de 15 ou 20% en France selon que le soin se rince ou non. Ce soin est dosé à 5% d'AHA d'AZ qui son eux-mêmes concentrés à 50%. Faites le calcul ! ;)

En tout cas, rassurez-vous, on est bien en deçà des concentrations en acides de certaines crèmes du commerce qui peuvent avoir des dosages très haut (j'ai vu un nombre conséquent de crèmes à 15% et le dosage peut monter jusqu'à 20% dans certains masques à laisser poser et à rincer).

Quant à l'acide salicylique, on le dit plus doux que les AHA. On le trouve communément dosé à 2% pour le visage. Zinette, chez qui je me suis fourni, le préconise jusqu'à 3% sur le visage.

  

02082010684

 

            Les actifs choisis sont volontairement peu nombreux, mais particulièrement ciblés et efficaces. Costauds diraient certaines... Mais le sérum a l'avantage de permettre de n'en délivrer à la peau que la dose idéale. Bien dosés et bien associés, mes actifs s'avèrent très efficaces même en couche fine.


Mon soin est fondé sur quatres axes majeurs :

- des acides de fruits et de l'acide salicylique : rénovateurs et assainissants

    Les acides de fruits sont des AHA (pour Alpha HydroxyAcids) et sont dérivés des sucres de fruit. Ils sont souvent conseillés aux peaux épaisses, luisantes et aux teints brouillés. En dehors des peaux sensibles, ils s'adaptent à tous les épidermes avec un dosage adapté.

Très bons agents kératolytiques (c'est ainsi que l'on appelle les actifs qui "décollent les cellules mortes"), ils ont un effet exfoliant certain et éliminent les surplus de sébum, ce qui illumine le teint par effet "peeling". La peau retrouve son éclat, le grain est lissée, le teint unifié et les pores resserrés. La peau est plus souple et mieux hydratée. Les bains de lait d'ânesse de Cléopâtre, c'était ça : elle recherchait l'action acide du lactate.

Les AHA ont également la faculté de favoriser le renouvellement cellulaire et la production de collagène.

Pour des informations plus pointues, je vous renvoie à la fiche d'AZ.


    L'acide salicylique est un BHA (pour Bêta HydroxyAcids) et, oui, c'est lui qui est à l'origine de l'aspirine. Sa nature de BHA le rend plus doux que les AHA.

Comme les AHA, c'est également un excellent agent kératolytique qui possède en plus des propriété bactériostatiques, bactéricides, anti-prurigineuse et anti-fongiques. Outre l'utilisation sur les peaux grasses, mixtes et/ou à imperfections, il est utilisé pour éliminer les cors, les verrues et les pellicules (pour citer les usages les plus courants).

Quelques informations plus détaillées.

    L'intérêt des AHA et des BHA est également de rééquilibrer le pH des peaux mixtes et grasses. Pour mémoire, je vous remets le lien qui m'a incité à faire cette ligne de soin.


    Les AHA et BHA sont malgré tout d'un maniement difficile. Et il faut vraiment commencer par des dosages faibles et augmenter petit à petit pour trouver son dosage à soi.

Par ailleurs, attentions aux associations avec les AHA et BHA : certaines synergies peuvent être trop fortes pour la peau.

    Si un soin à laisser sur la peau est trop rude pour certaines peaux, on peut également créer un soin à rincer, un masque effet peeling bi-hebdomadaire par exemple. J'en ai vu qui associent, apparemment avec succès, les AHA, l'acide salicylique et même des enzymes (pourquoi pas un peu de Régulat ? Notre princesse préférée l'expérimente avec succès. Mais attention, je parlais à l'instant d'associations détonantes... L'effet de synergie peut sans doute permettre d'utiliser des dosages moindres pour une efficacité optimale.)

[EDIT (un mois après écriture de cet article) : j'ai testé, l'association AHA/BHA/régulat est excellente et moins agressive car on utilise une moindre proportion d'acides.]

    Mais dans tous les cas, il est très important de commencer avec de faibles dosages et voir comment la peau réagit. (Je sais, je l'ai déjà dit. Trop jeune pour radoter dites-vous ?)

On peut également consulter un dermatologue qui indiquera le rythme des applications et la concentration en acides.


           - le duo cuivre-PCA et zinc-PCA : pour rééquilibrer les zones grasses

    Ce sont des sels de cuivres et des sels de zinc associés au PCA (acide pyrrolidone-carboxylique) qui est présent naturellement dans le facteur d'hydratation naturel de la peau. L'intérêt réside dans l'absorption optimisée des ions métalliques qui en résulte car ils sont couplés à une molécule que la peau reconnait.

Le cuivre-PCA régule l'activité des glandes sébacées et c'est également un précieux anti-décrépitude.

Le zinc-PCA est également séborégulateur (je me souviens encore de l'époque où le dermatologue m'avait prescrit des gélules de zinc...). Il est anti-inflammatoire, cicatrisant et anti-bactérien (très efficace dans le cas de l'acné).

Dans la même famille, on peut également jouer la carte du myristyl-PCA qui est également efficace contre l'acné.

Plus d'informations sur le cuivre-PCA et sur le zinc-PCA.


    Attention, le cuivre-PCA est très oxydant et peu très facilement se réduire en présence d'ingrédient plus oxydable que lui. Dans ce soin, j'ai fait exprès de ne rien mettre qui s'oxyde pour ne pas courir de risque. Mais si le soin blanchi, devient gris (vert de gris en fait) voir carrément marron cuivré, c'est que le cuivre s'est réduit et a oxydé un autre ingrédient. Je pense qu'il vaut alors mieux arrêter l'application.

Le cuivre-PCA est également incompatible avec le cétéaryl glucoside qui le rend inactif. Je pense également que le sucrose stéarate — et peut-être les sucro-esters en général ? — est incompatible avec cet actif car ma dernière crème visage a viré au brun cuivré en moins d'une semaine. Je soupçonne le sucrose stéarate d'avoir joué le rôle de catalyseur.

Le zinc-PCA est beaucoup plus stable et on observe bien plus rarement ce genre de problèmes.


           - des agents apaisants : pour éviter les irritations

On a :

. l'allantoïne, également séborégulatrice,

. le bisabolol, composé très apaisant, indispensable selon moi avec les AHA/BHA.

. le D-panthénol, hydratant et anti-inflammatoire,

. l'hydrolats de lavande, frais, purifiant et apaisant.

. la teinture de consoude, très concentrée et réparatrice.

      

           - l'extrait hydroglycériné de concombre frais (AZ) : pour son effet illuminateur de teint et pour ses propriétés purifiantes et séborégulatrices.

Je vous renvoi directement vers la fiche technique d'AZ qui raconte tout ça mieux que moi.


    On peut bien entendu ajouter d'autres extraits botaniques, qui peuvent d'ailleurs plus être ciblés anti-imperfection. D'ailleurs, si imperfections il y a, augmenter l'extrait de propolis à 1% voire 2%. Résultat garanti ! Mais l'odeur...


Pourquoi seulement du Simulgel EG / Sodium Polyacrylate Plus ?

     

        Il y a deux raisons à ce choix unique.

- D'une part, il est très difficile de stabiliser une émulsion réalisée avec un émulsifiant naturel contenant autant d'AHA. Même la gelée à l'olivem (réputé pour sa stabilité), pourtant sans phase grasse à émulsionner, n'a pas bien tenu. Il est préférable de se tourner vers des émulsifiants éthoxylés (PEG ou avec des noms d'INCI se terminant en -eth) qui sont biens plus stables.

- D'autre part, je voulais à tout prix une texture la plus conventionnelle possible : gélifiée, aqueuse, glissante, évanescente. D'où également l'utilisation du squalane et de l'isopropyl palmitate qui apportent aussi un brin d'émollience supplémentaire.

 

        Le dosage du Simugel / Sodium Polyacrylate Plus est plus élevé qu'a l'ordinaire car il est très sensible au pH. Avec un pH aussi bas, il n'épaissit qu'à partir de 3% environ (selon la documentation disponible que le site de Copaïba). On obtient normalement une crème légère à 3%, mais un fluide avec les AHA/BHA.


Formule générale de sérum fin et fluide au Simulgel EG / Sodium Polyacrylate Plus (hors AHA/BHA) sur le forum des Céphées.

Autre formule de gel fluide avec cet émulsifiant.

 

Pour un sérum naturel, je vous renvoie à la gelée à l'olivem 1000 qui est également très agréable à utiliser. Attention, l'émulsion ne tient pas bien avec les AHA/BHA.

On peut également associer le Simulgel à l'olivem avec succès pour empêcher le côté trop conventionnel du Simulgel, et éventuellement en faire une crème fluide légère (en adaptant les dosages pour les acides).

 

Le Simulgel EG est disponible chez Copaïba en Belgique et désormais chez Zinette, qui propose aussi l'isopropyl palmitate. 

  

            Le complexe d'huiles essentielles a surtout été choisi pour être frais, fleuri et légèrement agrume (pour une fois, je sais ce que tu éprouves, Irène, lorsque tu dis ne pas réussir à "raconter" un parfum).

Ces huiles ont tout de même des propriétés astringentes, toniques, anti-bactériennes, régénératrices et, pour le copaïba surtout, apaisantes.

    Les peaux plus sensibles pourraient préférer des huiles essentielles plus apaisantes. Et les peaux sujettes aux imperfections pourraient choisir des huiles encore plus traitantes.


            Contrairement aux masques effet peeling qui doivent exfolier en peu de temps (un quart d'heure généralement), l'efficacité et les bienfaits de ce type de sérum ne commencent à être visibles qu'à moyen terme (au moins deux semaines).

Mais le jeu en vaut la chandelle ! Quelques points blancs sont certes apparus au début des applications, mais depuis je n'ai jamais eu un teint aussi lumineux et une peau aussi parfaite depuis très, très longtemps. Beaucoup de gens autour de moi m'ont trouvé moins fatigué aussi, preuve que le changement est vraiment visible.

Mes actifs ont vraiment bien tenu leurs promesses.

 

            Quant à la texture, une merveille ! J'adore. Tout simplement. C'est exactement comme je voulais : frais, aqueux, glissant, gélifié, ultra-pénétrant. Et l'odeur sied particulièrement bien à cette texture, tout comme la couleur bleu-vert du cuivre-PCA.

Vraiment, je ne saurais que trop vous conseiller de tenter l'expérience !


        Bon... Je viens de me relire : j'en ai encore écrit des tartines. Ça devient une mauvaise habitude. Mais, promis ! Je me soigne pour le troisième volet.

Mais vous n'allez pas le croire, j'ai essayé de faire court !

Pardon pour l'indigestion...            

 

        Je tiens aussi à remercier ma douce Irénée pour le temps qu'elle a passé à relire cet article et ses suggestions qui m'ont été fort utiles. Merci ma belle !

Le Samouraî "Guerrier de Lumière"

Savonnerie

Par mlkline

HPIM6314


 

HPIM6302

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le Samouraï plus véritablement encore « Guerrier de lumière » figure du plus loin que

remonte mes souvenirs dans mon Panthéon tout personnel, mon refuge

Je me suis donc tout naturellement initié pendant de belles années à un art martial

Mais, prise dans le tourbillon de la vie et ses contingences, je ne pratique donc plus

Même si ces années de la Voie et du Ki sont ancrées dans mon chemin de vie

Voici, quelques photos et récits de ce merveilleux blog

Un morceau choisi tiré du livre « le livre secret des samouraïs

"Il existe ce que l'on appelle, l'attitude pendant l'orage."

Quand on est pris sous une averse soudaine, on peut soit courir le plus vite possible, soit s'élancer

pour s'abriter sous les avancées des maisons qui bordent le chemin. De toutes façons on sera mouillé

Si on se préparait mentalement, à l'idée d'être trempé, on serait en fin de compte fort peu contrarié de l'arrivée de la pluie

On peut appliquer ce principe avec profit dans toutes les situations"

 

Et maintenant mon humble hommage de savonnière

Le samouraï, dans sa chair, portera un peu de toutes les intégrités et bonnes choses que donnent notre terre

 

45% hv d’olive bio

30% huile de coco indienne de mon quartier en chantier

15% beurre de karité de ma copine Michèle en vacances solaires

7.5% hv ricin bio AZ

2.5% hv de coton bio Az

 

Eau de dissolution de la soude : 330 gr en mélange de saké et eau de rose en granités à la Irénée + 1 cs de poudre de riz + 1cc d’inuline

Soude pour un surgras de 7 : 137.7 gr

 

Un nouveau dans la recherche bleue, mauve au naturel le Ratanjot et je crois bien qu’il ne nous décevra pas

 

J’ai aussi dilué un peu d’empâtage blanc de az dans les huiles et beurres au moment de fouetter afin d'obtenir un pur contraste

 

Un pot d’une cs de ricin dans lequel j’ai dilué ma poudre de Ratanjot (1cc)

Un pot avec 10 gr d’hv de son de riz à l'huile essentielle de gingembre marque Suharda Bdih, trouvé chez L..l

 «  «  10 gr d’hv de thé... Ce tout, mis à la trace

 

Et le parfum, (un peu) de la dame des plaisirs, laissé sur l’habit de mon guerrier au repos

Et des zigouiguis performés de ce que j’ai pu lire,  voir,  admirer, ici, ou, ailleurs et de tous mes possibles

 

Il me semble bien que de le savonner, de le créer mon samouraï, m’a transporté, tant la concentration, la boule d’énergie

la « résonance », la liberté tout en mouvements m’étreignait, vers les émotions et plaisir  pacifiés que je ressentais dans le Dojo

Devinez ce qui est alors sorti  de ma gorge ?

Que Viva Zapata… Comprenne qui voudra !  

"Yes to poivrons !" : Petit baume rigolo

Faire ses cosmétiques maisons : bien débuter

Par atelierdemichele

Une recette en clin d'oeil à la marque "yes to carrots" chez qui je n'ai aucune action mais qui me fait sourire à chaque fois que je vois son nom.

Plus baba, tu meurs mais les formules sont  bien conventionnelles!
N'est-ce pas Mlk?

 

DSC03394

 

L'inspirateur involontaire
 


               L'an dernier, j'étais allée déjeuner lors d'un séjour en bord de mer chez un excellent cuisinier renommé et connu pour son expertise des épices exotiques et sa cuisine corsaire qui fait voyager.

Dans l'entrée de la maison qui sert de restaurant et d'hôtel, j'avais tout de suite été charmée par le grand panier de pommes rustiques puis très vite attirée par l'élégante armoire asiatique qui laissait entrevoir à travers ses vitres,  de jolis bocaux d'épices et d'autres préparations alléchantes.

Si je n'aime pas les épices en poudre, j'adore les macérations huileuses.

Et la maison Roellinger vend une huile de poivrons qui me rappelle une délicieuse confiture de poivrons rouges que je sers avec les fromages de chèvre.


               Evidemment la saison des poivrons bat son plein, j'en ramène régulièrement du marché alors ... téléscopage cosméto-culinaire!

Hop, ni une, ni deux, je m'y mets!

   

L'huile de poivrons rouges bio

              Elle a une couleur rouge orangé pétillante. Ceux qui n'ont pas de graines de rocou mais qui mangent des poivrons peuvent se fabriquer une huile orange à peu de frais puisqu'on peut cuisiner le poivron juste pelé ;)


               Riche en vitamine C que l'on n'extrait malheureusement pas sur de l'huile car elle est hydrosoluble, le poivron contient également de la vitamine A qui est liposoluble et très réparatrice cutanée (l'été, le soleil, les bains de mer ...).

Voici en détail sa richesse en anti-oxydants :

flavonoïdes localisés principalement dans la peau mais en plus faible quantité dans le poivron rouge mûr que dans le  poivron vert mais ils sont également hydrosolubles

. caroténoïdes dont on retrouve la couleur lumineuse dans l'huile macérée.


          Son odeur est très agréable, elle rappelle bien le poivron rouge mais sans la note piquante agressive, je la trouve curieusement intéressante pour un produit cosmétique car elle est fruitée.

L'alliance olfactive qui m'est immédiatement venue à l'esprit a été avec de la rose. Presque comme dans ce soin que j'ai dû débaptiser car il nous avait valu quelques images pimentées sur le blog...


DSC03333


Mode opératoire simplissime

- Peler finement la peau du poivron en retirant le minimum de pulpe

- Faire sécher doucement au four ventilé à 40/50° pendant environ une demi-heure

DSC03328

- Hacher le plus finement possible et au couteau tous les morceaux de peau qui doivent être secs mais encore souples

- Introduire dans un bocal désinfecté, recouvrir d'huile et d'anti-oxydant

DSC03329DSC03330

- Faire macérer doucement au bain-marie très doux pendant  environ une  heure jusqu'à coloration intense

- Filtrer au refroidissement, mettre en bouteille brune et étiqueter.

DSC03332

Les précisions utiles

- Les poivrons font partie des légumes les plus traités en France

J'ai choisi un poivron bio pour cette raison.
Je préfère le poivron rouge à l'odeur plus fruitée que le vert.

- L'huile de macération doit être choisie en qualité alimentaire si vous voulez la consommer

M. Roellinger fait cette macération sur de l'huile de pépins de raisins raffinée qui supporterait très bien la chaleur malgré sa grande teneur en acides gras poly-insaturés (les mystères de l'oxydation des corps gras). Elle accompagnerait bien les poissons, les tomates ou les pâtes mais elle est plus piquante que mon huile réalisée avec un poivron plus doux que le niora.

J'ai fait le choix d'un mélange d'huiles d'avocat et de ricin.
L'huile de ricin est un purgatif violent qu'il faut s'abstenir de consommer, en tous cas involontairement...

L'huile d'avocat provient de chez Akamuti qui la qualifie de pressée à froid mais j'avais déchanté devant sa couleur jaune pâle!

Les huiles vierges d'avocat sont de couleur vert profond, j'avais envoyé un mail indiquant ma surprise mais encore une fois ils m'ont affirmé qu'elle était pressée à froid (ça se peut) mais qu'elle n'était pas raffinée (j'en doute fort et ça m'énerve...)

 

DSC03386


Le téléscopage cosméto-culinaire

          C'est un petit baume de massage rigolo que je formule très sagement selon ma première recette donnée ici.

J'ai augmenté la proportion de cire d'abeille car je pars en vacances avec le baume qui va visiter plusieurs maisons entre deux séjours dans la voiture.

DSC03397DSC03390

J'aime beaucoup ces petits pods très pratiques


            Je rajoute un peu de "silicone like" extrait du coco (INCI/coco caprylate) pour apporter un toucher soyeux non gras.
J'en ai mis très peu (3%) mais on peut aller jusqu'à 30% pour donner l'illusion d'un effet siliconé très agréable dans une huile corporelle d'été par exemple.

Il est possible de le remplacer par de l' isopropyl palmitate à raison de 5 à 10% des huiles.

Je parle de cet émollient que j'apprécie beaucoup dans les émulsions 

           Sinon de l'huile de coco fractionnée (INCI/caprylic capric triglycérides) peut tout à fait alléger la texture et apporter du glissant.

           Pour ne pas donner dans le culinaire à outrance, je tente un léger parfum avec des fragrances naturelles bio  à la rose qui auraient bien arrangé ma fameuse affaire!

DSC03395

 

Formule du "Yes to poivrons!"


- 80% d'huile de poivrons bio
- 15% de cire d'abeille blanche bio (Bilbyandco)
- 3% silicone like (mescosmétiquesbio)
- 1% de vitamine E en capsules
- 1% de fragrances naturelles bios "Rose de Damas" et "Rose rouge d'Egypte" (lesutilesdezinette)


                 Un petit tour au bain marie et mise en pots sophistiqués ou pratiques.
C'est facile, ça glisse sur la peau, c'est ensuite imperceptible mais ça laisse un toucher soyeux et liiiisssssse....

Au moment où j'ai écris ce message, voilà ce que j'en ai pensé.
Mais tous les baumes évoluent un peu tant au niveau du parfum que de la  texture.

                 Là,  je suis en vacances même si ça ne se voit pas (merci canalblog)!
Je compte tout de même revenir vous raconter comment je l'ai utilisé et ce que ça m'a fait  in vivo ^_^

Allez Moune, à tes poivrons, en août, il y en a encore sur les étals! Je suis certaine que la couleur tient dans un savon...


Rose Thé oasis de peau

Soins du visage

Par mlkline

HPIM6221


 

 

 

Paris, pas encore et loin de là plage, s’affole sous les travaux et dans ma rue transformée en « little Bagdad » nul arbre ne surgit des trous creusés, nulle fleur ne sourit à la rage perforatrice des marteaux piqueurs

 

Alors, c’est dans la fraîcheur de ma cuisine cosmétique que je trouverais une arme efficace pour lutter contre le stress, la pollution, les poussières, et autres déséquilibres inhérents à la vie en ville d’une citadine, mon oasis de peau 

Pour cette crème, j’ai voulu du confort certes, mais léger, léger, allié à une hydration intense et dans la foulée anti-ride et liftante

J’ai donc misé sur l’Olivem 1000 et un co-émulsifiant de la même famille

Dont le nom « Oliwax LC » Crystal Liquide » a de suite tintinnabulé dans mon esprit, éveillant dans mon imaginaire tout un monde de fraîcheur, légèreté et douceur…Tous deux issus de l’olivier, bienfaiteur que je vous invite à savourer ici, et ici

Mon système émulsif anti-radicalaire, anti-oxydant et suramplificateur d’actifs dont les solaires mis en place

Quoi d’autres !

 

La Formule

 

50 eau de source+ 0.2 mica cosmétique rouge Bilby

8 ha de géranium Bilby

5 ha de palmarosa Bio Mada

5 ha de rose de Damas  PPP

5 ha d’arbre à thé

 

Ces trois eaux florales outre leurs parfums délicats et féminins ont le bon goût de lutter tout en douceur contre le vieillissement cutané, d’éveiller l’éclat du teint et de convenir ainsi en synergie positivante et apaisante à toutes les peaux

 

L’hydrolat de tea tree, régule la production de sébum et aide à lutter efficacement contre les petits boutons de chaleur, excellent purifiant cutané, et dont l’odeur ainsi accoquiné aux dames fleurs n’est guère rebutante

 

 2 aloe vera AZ

+ 1 aloex40 Bilby pour renforcer

1,5 glycériné maison de thé aux fruits rouges (mis après la chauffe de ma partie aqueuse)

1,5 Biolift (très, très performant, un véritable actif à lui seul, mis après la chauffe hors du Bm) 

0,2 Xanthane Bilby modifié

  

4 Olivem 1000

3,5 Oliwax Lc

2 hv d’abricot

1 Nilotica

1 Inca Inchi et c'est un vrai beau cadeau de Michèle

1 Jojoba

1 Son de riz

1 Limnanthes Alba Bilby

1 Moringa ou arbre à miracles 

 

Une ronde d’huiles de qualité biologiques, là encore en synergie pour réparer, protéger, conforter la peau de la citadine en stimulant ses fonctions et défenses vitales et pour plagier les magazines vendeurs « les fonctions vitales de la peau sont régulées et stimulées, le filtre hydro lipidique est préservé »

Plagiat, mais pas mensonge, car déjà à ce stade, mon oasis de peau fait la job

Des supers actifs, actifs (qui feront flamber la cb, et le prix de la crème commerciale, un peu, comme le verre d’eau en plein désert aux mains des marchands) mais les bédouins veillent heureusement

  

1,5 Fucogel

1 Hydratant miel

1 Acide hyaluronique

0,5 co2 Chia (j’adore, l’odeur) 

0,5 Lauroyl Lysine (la douceur est réelle)

Conservateur

1 capsule de vitamine E

Synergie d’he autour de mes trois roses et d’autres invités à se désaltérer

 

Cet « Oasis de peau » à l’heur de convenir à mes différents testeurs et néanmoins amis

Un coin de fraîcheur que nous partageons en buvant … Un thé !