Mosaique de savons

Savonnerie

Par atelierdemichele

                    Je cherche régulièrement à limiter les chutes de savons mais il faut bien avouer que ça m'est difficile.

Je voulais fabriquer pas mal de savons pour offrir.

Plutôt que d'en faire une grosse fournée d'une seule sorte, j'ai fabriqué un premier savon de formule classique dans lequel j'ai introduit quelques couleurs.

Ensuite, il a suffi de recycler les chutes du premier dans le 2è, celles du 2è dans le 3è etc. jusqu'à 4 couleurs différentes. Les chutes des deux derniers ont été transformées en marbres de bain pour arrêter ce cycle qui risquait de devenir infernal...

                 J'adore l'effet mosaique qui donne toujours des savons sympathiques et décorés sans trop de frais ni de difficultés.

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           Le choix des couleurs est varié et il suffit de cranter les bords pour qu'ils soient plus "finis".
Ce sont des savons qui moussent bien, ils contiennent pas mal de gras durs.

Le mélange des parfums est un peu spécial  car les chutes ajoutent leur odeur à celle de la pâte. Au savonnage, cela ne me semble néanmoins pas choquant.

J'avoue ne pas avoir réfléchi intensément sur leurs accords, toute attentive que j'étais à réussir les alliances de coloris et la découpe au couteau cranteur.

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Premier savon (fond blanc, chutes multicolores)


- 30% huile de coco indienne
- 30% huile d'olive bio
- 20% huile de palme bio et équitable (Bilby)
- 10% beurre de karité du Bénin/ du Burkina
- 5% beurre de cacao (merci Mlk)
- 5% huile de carthame bio

Soude et eau pour 6% surgras
Chutes de savons (bleu, marron, vert, rose et jaune)
Soie tussah
Huiles essentielles d'orange 5 fold et cannelle feuilles

Je préfère l'HE d'orange 5 fold qui est distillée donc moins oxydable que l'orange douce pressée. Pensez-y pour les émulsions ou les baumes où vous avez envie d'orange et hésitez à cause de la phototoxicité.

Le risque de faire rancir tout un lot de savons est minimisé et enfin les savons peuvent sentir l'orange!

Autre savon orange-épices-cannelle

Remarque:

L'huile essentielle de cannelle feuilles est beaucoup moins allergisante que celle d'écorce.
On confond souvent la dermocausticité de ces huiles avec leur risque allergisant.

L'huile essentielle de cannelle écorce contient près de 60% de cinnamaldéhydes potentiellement allergisants. Ils font partie de la liste des 26 allergènes à déclaration obligatoire. Cette HE contient très peu d'eugénol (phénols très dermocaustiques) alors que la cannelle feuille (HE) en contient près de 70-80%.

La cannelle feuille (HE) est donc plus dermocaustique qu'allergisante (même si l'isoeugénol  aussi  est allergisant!)
On considère que si elle est bien diluée, on diminue le risque de dermocausticité alors que le risque allergisant reste plus difficile à maitriser même en diluant.


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Deuxième savon mosaïque (fond rose, chutes blanches)

La part d'huile de palme est diminuée au profit du beurre de cacao qui donne une mousse crémeuse toujours très appréciée.

Un peu d'huile de ricin apporte une émollience supplémentaire.

- 30% huile de coco indienne
- 30% huile d'olive bio
- 10% huile de palme bio
- 10% beurre de karité Burkina
- 10% beurre de cacao (Mlk)
- 5% huile de carthame bio
- 5% huile de ricin

Soude et eau pour un surgras de 6%
Oxyde rose dilué dans les huiles chaudes
Soie tussah
HE de cèdre de l'Atlas et de verveine du Yunnan.
Chutes blanches du premier savon.


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Troisième savon (fond vert, chutes roses)


Je tente à nouveau le mélange tournesol/orange qui est très oxydable chez moi alors que j'adore cette association.

Tous mes savons ainsi composés finissent par rancir mais là, je dégaine l'arme fatale (orange 5F) qui permet de formuler tranquille.

- 30% huile de coco
- 20% huile de palme bio
- 30 % huile d'olive bio et d'avocat (Moune) à parts égales

- 15% beurre de karité Bénin/Burkina
- 5% huile de tournesol bio

Eau et soude pour surgras de 6%
Oxyde vert dilué dans les huiles
Soie tussah
Chutes roses du 2è savon
Huiles essentielles de lavande, vétiver et orange 5F

Remarque:

La couleur verte est assez facile à obtenir en savonnerie naturelle: huiles végétales vertes sauf l'olive, argile verte, macérats huileux de consoude, poudre de chlorophylle...

L'alliance du duo tournesol/orange avec la chlorophylle chez moi, ce n'est plus désastreux, c'est fatal!

Les infusions et les couleurs naturelles vertes s'affadissent un  peu au séchage.
Mes savons mosaïques sont des cadeaux que je préfère stables dans le temps, je colore donc avec de l'oxyde vert qui est un très joli vert anglais.

Le mélange rose et vert est un tantinet kitsch car j'ai eu la main un peu lourde sur le colorant. Je voulais un effet pop chic à la Tricia Guild que j'aime beaucoup.

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Quatrième savon (fond jaune, chutes vertes)


J'utilise du jus de carotte pour diluer la soude lorsque je désire un savon jaune. La couleur est très jolie et stable dans le temps.

La pulpe du jus veloute la mousse et est riche en bêta carotènes toujours utiles sur la peau.

Dans cette mosaïque, j'ai délaissé le jus de carotte pour avoir du jaune et j'ai couplé de l'huile de palme rouge au coloris peu stable à un reste d'huile de coco macérée aux pétales de pissenlits (utilisé dans un savon au pissenlit pour jardiniers).

Quelques grammes de gras de boeuf et d'oie affinent la formule pour la  durcir suffisamment vite car je suis à la bourre pour offrir ces savons.

La formule sera donc en pourcentages à virgules ;-) non je vous la transcrit en poids, ce sera plus lisible...

- 496g huile  d'olive bio
- 370g huile de coco indienne
- 174g gras de boeuf
- 150g huile de palme rouge zomi du Togo
- 150g beurre de karité du Bénin
- 80g graisse d'oie
- 80g macérat de coco/pissenlit

Eau et soude pour un surgras de 6%
Soie tussah
Chutes vertes du 3è savon
Huiles essentielles de santal amyris et menthe poivrée (j'adore cette dernière dans les savons, elle devient très "bonbon" à la menthe)



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Le savon a connu une phase de gel incomplète, un peu malheureuse pour l'aspect.


                Il parait que tout ça occupe beaucoup trop la cuisine et la table ronde.

Mais si l'on me laisse faire, j'en ferais un pavement de sol très original pour aller danser jusqu'au bout de la nuit.
Vous venez?


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Crème corporelle glace vanille/chocolat

Soins des enfants

Par Lys Blanc

Après la crème à la cameline pour ma fille, j'ai décidé de me rattraper et de faire mieux au niveau olfactif (même si ma puce a bien aimé ).
Je vois à l'état de sa peau qu'il faut que je me dépêche de lui refaire autre chose.Le froid et la neige n'ont sûrement rien arrangé.
Noël,glace,neige, Poussinette adorant le chocolat (car enceinte d'elle,je n'arrêtais pas de manger des ki*ders maxis le soir ...)Cela fait un moment que l'idée d'une crème ressemblant aux glaces vanille/ chocolat de la cantine me trottait  dans la tête.D'ailleurs,je viens de découvrir que chez AZ  aussi on avait déjà eu cette idée...

Je voulais une crème bien épaisse,avec une grosse proportion de phase huileuse (60%,rien que ça!),le temps que la peau de ma puce récupère un peu. La prochaine crème sera plus légère,pas la peine d'asphyxier sa peau.

Crème au chocolat:

Phase A:

0.5 cire d'abeille (en ai-je vraiment mis? En tout cas c'était prévu)

7.5 Cire Olive protection

10 Calendula/ Olive

5  Beurre de cacao

10  Huile d'avocat

5  Coco fractionnée

22 tournesol

0.2 vit E

5 chocolat noir Pâtissier (rajouté à la dernière minute, à la place de la poudre de cacao Bio)

 

Phase B:

5 Glycérine végétale

1 allantoïne

10 Hydrolat  camomille romaine maison

17 lait d'avoine maison

0.4  Gomme xanthane

 

Phase C: Ajouts sous 40°.

0.9  Ecogard

0.5  Panthénol

 

Mmh,je ne vous dis pas l'odeur de cette crème...

Un petit aperçu:Photo_082__4_

 

Crème à la vanille:

3è crème de ce genre que je faisais dans ma journée. Allez savoir pourquoi,j'ai eu l'impression que l'émulsion ne voulait pas prendre. J'ai rajouté 1g d'émulsifiant,je n'ai pas eu l'impression que ça allait mieux. Je suis donc allée quatre à quatre chercher l'alcool cétylique à l'autre bout de la maison.

Une recette qui n'est donc plus en % mais en g

Phase A:

1 Alcool cétylique

8.5 Cire Olive Protection

5 Huile de coton

10 Calendula / Olive

5 Beurre de Karité

3 squalane d'olive

5 huile de coco fractionnée

20.5  Huile de  tournesol

0.2 vit E

 

phase B:

5 glycérine végétale

1 Allantoïne

10 Hydrolat Camomille

21.8 Lait d'avoine

0.4 gomme xanthane

 

Phase C: ajouts sous 40°

2  Macérât Vanille/sésame

2 Huile de carthame

0.9 Ecogard

0.5 Panthénol

10 gouttes Extrait aromatique vanille

Pas de photo,j'étais impatiente de mettre en pot.

Forcément,le temps de tout nettoyer,stériliser etc...la crème au chocolat a eu le temps de refroidir pendant que je préparais celle à la vanille.Ce n'est donc pas aussi joli que je le souhaitais mais ça a plu ,tant au niveau de la vue que de

 

l'odeur:  Photo_082__2_

 

Je crois que j'aurais dû la laisser tiédir tranquillement en remuant de temps en temps et procéder aux ajouts à peu près en même temps que l'autre. Là j'ai été un peu prise par le temps. De plus,en pleine mise en pot,le petit,  de son trotteur, fait tomber une chaise sur le pied de sa grande sœur.Celle-ci se met à hurler,bref,vous imaginez le tableau...J'ai été tentée par le yin et le yang car elle adore ce symbole mais j'ai laissé tomber vu l'ambiance (quoique?).

Verdict:

Une odeur à tomber! Je crois que je radote là...

En adaptant les proportions et les huiles,ça va me faire de belles idées cadeaux. Je fonds devant celle au chocolat.Quand je passe devant la salle de bain,je m'en tartine un peu les mains.

Efficacité: pas mal! La peau de ma puce commence à être plus douce,moins sèche.

Au niveau de la texture,il n'y a aucune sensation de gras lorsque je l'applique sur ma main. Elle pénètre très vite,n'est pas collante.Par contre,on a l'impression d'avoir les doigts qui accrochent lorsqu'on les frotte l'un contre l'autre.C'est ce que l'on appelle "cassant" peut-être? Malgré cela,j'en suis quand même très contente et ma puce ne se fait pas prier pour mettre sa crème.

Défi HE mal-aimées par Chabou : "J'emberlificote la carotte"

Défi "Les huiles essentielles mal-aimées"

Par cshabou

minis044Oui, oui, je sais ! Je suis en retard. (Mais j'ai quelques bonnes excuses)

Je voulais malgré tout honorer le défi de Malegria et vous faire profiter de mon combat avec la carotte que je n'aime pas. Elle me le rend bien d'ailleurs, et se défend de toutes ses fanes alors que je n'en suis pas fan.

 

Je voulais - et oui, Michèle - faire un baume pour les taches sur les mains des femmes sages.

J'avais trouvé il y a quelques temps une synergie "pot au feu", mais je l'avais abandonnée car je crois que ce qu'il y a de pire que la carotte, c'est bien le céleri en huile essentielle. (à part l'he d'ail qui ferait fuir tous les anosmiques -allez, cherchez !- de la terre)

J'ai néanmoins utilisé le céleri car c'est un incontournable contre les taches, mais noyé lui aussi, emberlificoté pour ne laisser que ses propriétés éclaircissantes.
J'ai rajouté du citron pour les mêmes vertus, les autres he ne seront là que pour adoucir l'odeur.

Il me fallait étoffer mon baume d'une synergie d'actifs autres que des huiles essentielles.
Du côté des huiles végétales, le lys semblait tout indiqué : elle contient de l'étioline (un alcaloïde) qui blanchit et éclaircit les taches.
Un macérât de poudre de réglisse (miam !) sur coco fractionnée, qui contient de la glabridine, entre autres, a prouvé son action éclaircissante.
Un macérât de carotte sur olive bio, pour la synergie aussi.

Et.... de la busserole, la dernière arme végétale que j'ai trouvée et qui a macéré un mois dans un mélange alcool-eau-glycérine. N'ayant aucune idée de la façon la meilleure d'en extraire les principes, j'ai choisi celui-ci, complété par un macérât classique dans de l'huile de coco fractionnée dont la stabilité me rassure pour toutes les "trempettes".

Sans_titre_1 Notre amie la busserole, amie aussi des ours qui la prennent pour du raisin, ou Artostaphylos uva-ursi contient de l'arbutine, un dérivé naturel de l'hydroquinone. Cette dernière figure en bonne place dans de nombreux soins éclaircissant smais n'est pas sans danger.  

"L'arbutine inhibe l'activité de la tyrosinase des mélanocytes humains cultivés à des concentrations non cytotoxiques et donc diminue la production de mélanine.
La quantité d'hydroquinone libre est très faible.
"

Bien, nous voilà parés !

Une formule classique de baume, enrichi d'IPP et de Rice NS pour un fini poudré et moins gras et les armes fatales contre les senteurs brouillonnes mais musclées de la carotte et du céleri :

  • 20 g de cire d'abeille
  • 10 g de cire de carnauba
  • 20 g de beurre de cacao
  • 15 g de beurre de kokum
  • 28,5 g d'huiles végétales et macérâts : ricin, huile de lys, réglisse, busserole
  • Extrait alcoolo-hydro-glycériné de busserole, réduit à chaleur très douce à une pâte semi-liquide
  • 1 g de Rice NS
  • 1 g de lécithine de soja
  • 1 g d'IPP (j'aurais du en mettre un peu plus)
  • Vitamine E
  • 3 g Synergie d'huiles essentielle : en gouttes : 20 carotte, 5 céleri, 10 géranium, 10 citron, 10 basilic, 10 anis étoilé, 10 lavandin grosso, 10 menthe arvensis, 5 rosalina.

A étaler en petite couche sur le dessus des mains avant d'aller se coucher, plonge tout le corps dans un rêve anisé et -espérons-le- va rendre à nos mains leur uniformité virginale.

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Défi HE mal-aimées par Ka Fée : "Ma mal aimée préférée"

Défi "Les huiles essentielles mal-aimées"

Par ka fee

Quand je me suis inscrite à ce défi je souhaitais tout d'abord utiliser cette chère huile essentielle de tea tree que j'ai en horreur. Mais c'est finalement la carotte qui s'est imposée à moi. Simplement par curiosité, car je n'avais jamais senti cette huile essentielle et aussi par amusement car j'avais déjà déjà participé à un défi sur Potions et Chaudron et que mon savon était déjà à la carotte (mais sans l'HE).

 

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C'était en quelque sorte un défi supplémentaire que de faire un autre savon à la carotte, mais cette fois-ci très différent.

Et j'avoue que le seul défi d'utiliser l'HE de carotte était déjà énorme. Oui parce que, il faut bien l'avouer, elle n'est pas très agréable à sentir. Mais elle à cet aspect terreux et épicé que j'apprécie un peu plus.

 

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J'ai cherché longtemps comment l'agrémenter et puis j'ai décidé de l'associer au cèdre et à quelques agrumes, que j'affectionne particulièrement (orange et pamplemousse).

Bien entendu j'ai tout de suite imaginé faire un savon pour ce défi (comment aurait il pu en être autrement). Je voulais faire un savon à l'aspect terreux et dans des tons orangés. J'y ai donc associé l'ambre et le benjoin sous forme de macérât. Car l'odeur de la carotte me ramène à l'essence même de la Terre et me rappelle ces résines.

 

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Macérât d'Ambre


Voici ma recette (600g)

30% Huile de Coco
20% Beurre de Karité
30% Huile d'Olive (infusée avec de l'Urucum)
10% Macérât de Benjoin dans Huile de Soja
10% Macérât d'Ambre dans huile de Soja

Soude calculée sans surgraissage
Poids d'eau minimum

A la trace

42g d'Aloe vera
7% Macérât de Carotte
Oxyde rouge
Cacao en poudre
4ml HE Cèdre de l'himalaya
8ml HE Orange douce
6ml HE Pamplemousse
4ml HE Carotte

 

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Résine de Benjoin

 

J'ai ajouté également un macérât de carotte et de l'aloe vera à la trace pour faire de ce savon un véritable soin antioxydant et revitalisant. La résine de benjoin saupoudrée sur le dessus n'est là que pour la déco.

 

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J'ai voulu faire un de ces marbrages comme je les aime tant, graphique, aérien et coloré. La résine de Benjoin ajouté sur le dessus donne à ce savon son petit côté terreux et torturé.

Quand à la synergie, elle donne à la carotte tout son caractère, elle la révèle et l'adoucie en même temps. Le parfum est chaud et sucré. Je dirais que c'est presque agréable car je pense que l'odeur ne conviendra pas à tous le monde. Cela reste très spécial tout de même.


Défi HE mal aimées par Lalla : la carotte

Défi "Les huiles essentielles mal-aimées"

Par Lallamariam

Avant toute chose je tiens à remercier les fées de Potion et Chaudron de m'ouvrir leurs portes le temps de cet article. Et d'écrire tant de choses passionnantes. C'est un plaisir souvent renouvelé que de lire les articles de ce blog.



*** Sur l’huile essentielle de carotte ***

Je n’aime pas. L’odeur est poussiéreuse, vaguement épicée, un peu écœurante. Mon HE mal aimée, c’est la carotte. Je n’aime pas non plus la gaulthérie mais je crois que c’est une autre histoire.

Je sais que ma répulsion immédiate pour la carotte m’a empêchée de mieux la connaître. Elle peut être bien utile pourtant. Le premier intérêt de ce défi a été pour moi de me contraindre à sentir réellement cette HE. A force de renifler, de ne pas trouver les mots pour décrire ce que l’on sent, de revenir vers le flacon d’HE, on apprivoise déjà mieux la bête.

 

Une petite liste des qualificatifs que m’inspirent l’HE de carotte, au-delà du beurk ;) :

Chaud
Terreux
Sucré
Fleuri
Vert
Un peu fumé, tiens en sentant de plus près cela m’évoque légèrement une odeur d’immortelle, voire de camomille noble

D’où un sirupeux
Sec mais pas trop, un peu poussiéreux

Il y a là dedans une combinaison d’odeurs qui m’intrigue.

 

*** Trois objectifs ***

- Une odeur agréable

- Une synergie efficace

- Une formulation bien conçue

 

Sur l’odeur. Spontanément, voici ce qui j’ai sorti de mes tiroirs : encens, citron, orange sanguine, petit grain, orange sanguine. J’ai mélangé 10 gouttes d’HE de carotte (celle d’aroma zone) avec 10 gouttes de chacune des autres et j’ai attendu deux semaines.

On garde : encens, citron, petit grain. Palmarosa est intéressant. L’orange sanguine n’est pas agréable.

 

*** Recherches ***

Perfumersworld (EN) :

Pour avoir une description de l’odeur, de la tenue dans différents supports et pour piocher quelques idées. Il y aussi un calculateur gratuit pour parfumeur sur le site que je n'ai pas encore utilisé.

 

Aromazone (FR);

Pour les synergies tirées, comme ils le disent, d’ouvrages de référence en aromathérapie.

 

Rainbowmeadow (EN, mais très simple d'utilisation) :

Je ne comprends pas bien comment sont conçus leurs accords mais ils tombent souvent juste. Je ne m’en suis pas servie cette fois-ci, une autre peut-être.

 

Thegoodscentcompany (EN) :

Un autre répertoire un peu difficile à utiliser mais bien pratique une fois que l’on a compris comment il fonctionnait.

 

J’aurais bien aimé tenter l’association carotte cèdre (mentionnée sur perfumers world) pour imiter l’iris mais je ne savais pas quelle senteur a l’iris et je n’ai que de l’HE de cèdre de l’atlas.

 

*** L’odeur, j’ai retenu trois axes ***

- Carotte, encens, citron, petit grain, vétiver ;

- Carotte, petit grain, citron ;

- Carotte, palmarosa, géranium, petit grain sur fleurs, laurier, amyris, cacao (celui-ci est encore en projet) : j'aimerais quelque chose de sucré, un peu amer, fleuri sans être fi-fille. Il manque quelque chose sans doute, j'affinerai en faisant le mélange.

 

*** La synergie ***

A priori, je ne crois pas que tout mélange d’he soit meilleur que les he en question seules.  J’aime autant m’inspirer fortement de celles publiées sur AZ. Je possède certains des ouvrages d’où elles proviennent, qui me servent de référence mais ils ne disposent pas d’un outil de recherche aussi performant que celui d’AZ…

 

Je retiens :

- Carotte et citron pour un effet anti tâches, plutôt pour le corps et les mains que pour le visage.

- Carotte et palmarosa pour une huile belle peau. Cette dernière version n’a pas de formule particulière, je tiens cependant à la mentionner parce que je n’aimais ni l’une ni l’autre de ces huiles essentielles. La somme, olfactive au moins, est supérieure aux entités qui la composent.

 

*** Les formulations ***

J’avais d’abord hésité à appeler ma réponse au défi « Huile éclaircissante ». Je pense finalement qu’anti tâche est plus à propos. Je ne veux rien d’agressif et si l’intérêt d’une peau plus claire m’échappe, je vois tout l’attrait d’un produit anti tâches.

En parcourant Cosmetic Formulation of Skin care products, j’ai appris que les acides linoléique, oléique et linolénique auraient des propriétés éclaircissantes. J’ai décidé d’utiliser une proportion conséquente d’huiles riches en cet acide gras qui est aussi nourrissant, anti inflammatoire, plein de qualités enfin et tout à fait approprié à ma peau sèche et à cette saison moins qu’agréable.

L’huile la plus riche en acide linoléique dont je dispose est l’huile d’oeillette. L’huile de tournesol est aussi intéressante de ce point de vue, peu onéreuse et facile à trouver.

Pourquoi une huile, préparation basique s’il en est ?

- c’est un bon medium pour les odeurs,

- la préparation est facile et rapide,

- mes émulsions peuvent avoir des tendances à l’instabilité que quelques semaines ne suffisent pas à révéler,

- Enfin, j’aime bien le gras.

 

*** Mes huiles ***

Huile de chanvre (Gracefruit) : 5% 

Huile de pépins de framboise (Gracefruit) : 4%

Huile de sésame (Huiloreine) : 8%

Huile de tournesol (Huiloreine) : 16%

Huile de son de riz (Gracefruit) : 4%

Huile d’oeillette (Christian Vilain) : 63%

 

Je n’ai pas utilisé d’anti oxydant parce que je n’ai rien chauffé et parce j’en incorpore une petite quantité dans les huiles fragiles (chanvre, pépins de framboise) dès que je les reçois.

 

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*** Ma synergie ***

Carotte (AZ) : 30 gouttes

Encens (Paradesa) : 15 gouttes

Petit grain sur fleurs (Eden botanicals) : 15 gouttes

Citron (Essenciagua) : 20 gouttes + 10

Vétiver(Bio mada) : 5 gouttes +1

 

Réflexion faite, j’ai ajouté 5 gouttes d’HE de lavande sauvage de Vitalba pour lier le tout.

 

J’ai dosé à 3% à peu près. C’est un peu plus que d’habitude. Je teste en général mes préparations sur une portion réduite de mon corps avant de les utiliser. Je tenais à avoir une proportion non négligeable d'HE de carotte question de ne pas noyer le problème. ;)

 

*** A l’usage ***

Ça sent bon. Même le copain le dit. C’est vraiment agréable. C’est modérément gras, voire assez peu.  Moins gras que l’huile d’olive, pas cireux du tout pour moi qui ai l’habitude du karité, un peu plus gras que l’huile de tournesol mais pas poisseux pour autant.

Ne me croyez pas sur parole, j’aime plutôt le gras moi (qui a dit que je me répétais…).

Pour l’effet anti tâches… Je n’ai pas encore assez de recul.

Je suis très heureuse d’avoir participé à ce défi. Je crois que je vais mettre de la carotte partout maintenant. J’ai encore plusieurs idées que je n’ai pas eu le temps de formaliser.

Shampoing solide 2 en 1

Soins des cheveux

Par La Fee Colchique

 

J’apprécie beaucoup les shampoings solides, entre autres parce que je trouve cette façon de se laver les cheveux très ludique et pratique.

 

 

 

 

On peut également si on le désire les utiliser sous la douche pour se laver le corps.

 

Avec 100 g. de shampoing solide je peux faire beaucoup plus de shampoings qu’avec la même quantité de shampoing liquide ou crémeux, parce que je peux mieux gérer la quantité à mettre sur mes cheveux.

 

 

 

Dans ce shampoing solide, j’ai dosé mes tensioactifs en fonction de leur pH et en essayant d’utiliser la juste quantité, pour obtenir un shampoing solide qui mousse suffisamment pour laver sans agresser mes cheveux et mon cuir chevelu. J’envisage même de baisser encore les tensioactifs dans mon prochain shampoing solide, car j’ai remarqué que selon la formulation d’un produit lavant, le développement de la mousse est plus ou moins abondant.

 

La phase huileuse est importante, mais la mousse que dégage les tensioactifs permet de parfaitement rincer les beurres et les huiles. Mes cheveux de la racine aux pointes après rinçage, sont légers et nourris avec cette formule. Aucune sensation de cheveux lourds ou qui regraissent plus vite de toute la semaine.

 

Personnellement je veille surtout à ne pas surdoser le BTMS et le cetearyl alcool pour éviter d’avoir un shampoing solide trop dur qui aura du mal à fondre et à mousser.

 

Grâce au BTMS ce shampoing solide se comporte comme un 2 en 1 et il est inutile d’utiliser un après-shampoing.

 

J’ai choisi l’alcool cetearylique comme coémulsifiant car il est synergiste de mousse et qu’il fait bon ménage avec le BTMS qui en contient.

 

Grâce à l’ajout d’alcool cetearylique dans ma recette, j’ai baissé le dosage de BTMS pour réduire la quantité du conditionneur behentrimonium methosulfate. Je trouve suffisant le dosage de behentrimonium methosulfate que contient mon shampoing solide pour l’effet conditionneur sur mes cheveux.

 

J’ai déjà fait des shampoings solides avec de la lanoline et sans lanoline. J’ai remarqué un réel bénéfice de la lanoline dans les shampoings solides. J’ai constaté que l’ajout de lanoline me permet d’avoir des cheveux bien hydratés une fois secs, plus qu’avec la glycérine employée seule.

 

J’aime beaucoup la glycérine dans un produit lavant, car je trouve qu’elle améliore le pouvoir moussant des tensioactifs. Son avantage également, c’est que j’ai remarqué qu’elle donne une certaine élasticité à la pâte lors de la préparation, ce qui me permet d’avoir un shampoing solide que je peux utiliser jusqu’à la fin sans qu’il s’effrite ou se casse.

 

  

 

 

Recette :

 

Faire fondre au bain marie :

 

25 g. sodium coco sulfate

15 g. sodium cocoyl isethionate

20 g. beurre de cacao

5 g. beurre de karité

5 g. huile d’argan

3 g. huile de carthame

2 g. lanoline végétale

10 g. BTMS

5 g. alcool cetearylique

une pointe de couteau d’oxyde bleu ultramarine

 

Une fois les ingrédients ci-dessus fondus rajouter :

 

10 g. glycérine végétale

 

Après avoir fouetté quelques instants la glycérine dans la préparation rajouter :

 

30 ml. hydrolat de rose

 

Dès que l’hydrolat de rose est incorporé dans la préparation, fouetter jusqu’à l’obtention d’une pâte très homogène comme une pâte à choux.

 

Rajouter ensuite :

 

5 gouttes de vitamine E

5 gouttes d’EPP

5 gouttes de conservateur Naticide

15 gouttes d’huile essentielle de menthe

 

Bien fouetter la préparation et la sortir du bain marie.

 

Cette préparation doit être fouetté jusqu’à ce qu’elle refroidisse.

 

On peut mettre cette pâte dans des moules comme je l’ai fait, ou choisir de la pétrir à la main comme une pâte à modeler.

 

Je pense que la consistance pâte à modeler est due à la glycérine et à l’hydrolat.

 

Si la pâte a été coulée dans des moules, il vaut mieux les faire séjourner quelques heures au congélateur avant le démoulage.

 

 

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Défi HE mal-aimées par Lolitarose : "mal aimée, je suis la mal aimée"

Défi "Les huiles essentielles mal-aimées"

Par lolita-rose

 

Mal aimé ! je suis le mal aimé ...

Je suis sûre que vous connaissez tous ce vieux tube d'un de nos bons vieux chanteurs populaires. Et étant donné le titre choisi par Malegria pour ce nouveau défi de sorcières, ressortir ce vieux tube éculé du placard était vraiment tentant.

Facile ! me direz vous. Soit, je vous le concède. Mais pour tout vous dire, le contexte dans lequel j'ai élaboré le soin que j'avais destiné au défi est un peu marqué du sceau de ... la poisse, ou la chkoumoune, ou en tout cas il y a des jours où je me dis que j'ai dû m'appeler Caliméro dans une vie antérieure !

Pourtant tout était plutôt bien parti ! Malegria a lancé son défi et c'est avec un véritable enthousiasme que je me suis inscrite. Je dirais même que j'étais d'autant plus enchantée que certaines de ces huiles mal-aimées sont de véritables chouchous pour moi. Qui ne connait pas ma passion pour la carotte que j'adore incorporer dans des synergies parfumées ?

J'ai d'ailleurs été tentée de vous resservir la synergie créée pour le défi des barrinettes de Chabou et qui doit se ballader quelque part sur ce site. Mais bon, pour une fois où je viens poster dans cette prestigieuse maison où officient de non moins prestigieuses sorcières, je ne pouvais pas vous servir du réchauffé, pas vrai ?

J'avais ma petite idée... et pour tout vous dire j'avais très vite élaboré un parfum dans ma tête : toutes les HE y étaient, j'étais sûre de mon coup sans même avoir versé les huiles dans le flacon. Pour la crème aussi d'ailleurs, j'ai sû tout de suite ce que je voulais créer et la formule était très vite prête dans ma tête.

Craneuse et fière de moi, j'étais ! Du coup j'ai pris mon temps. Du reste pourquoi se presser puisque tout était prêt dans ma tête, YAVAIPLUKA !

Oui, mais voilà, comme dirait encore feu notre ami Cloclo "ça s'en va et ça revient"... Et en ce qui concerne votre pôôôvre Lolitarose, en ce moment côté cosméto-chance ce serait plutôt "ça s'en va !".

Mais revenons donc au défi ! J'avais donc tout choisi : huile essentielle de tea-tree que je voulais transformer en bonbon acidulé dans un super soin exfoliant-réparateur pour d'autres mal-aimés : j'ai nommé nos amis les pieds.

Il est vrai qu'après un été passé à traîner en tongues sur nombre de chemins caillouteux, un soin réparateur s'imposait. J'avais depuis longtemps l'idée d'introduire de l'acide salycilique dans ce type de soin, car j'en connaissais ses vertus exfolliantes particulièrement adaptées à des pieds malmenés. J'optais donc pour un dosage de 10% environ associé à des huiles simples mais efficaces - olive, sésame, macadamia -  qui devaient permettre à la peau très déshydratée de cette partie du corps d'être nourrie en profondeur.

Emballée par ailleurs par ma dernière formule de crème très simple au savon - la crème de Lina - , je ne pris pas la peine de réfléchir aux possibles incompatibilités entre les différents ingrédients de la recette.

Je me jetai donc bille en tête et pleine de fougue à l'assaut de mon chaudron en oubliant que la cosmétique est avant tout de la chimie et qu'il y a des règles de base à respecter. Et mélanger un acide à du savon, en tout cas dans de telles proportions et sans autre émulsifiant, était bien évidemment la dernière des choses à faire ! 

Mais avant de poursuivre le récit des mésaventures de la pôôôvre Lolitarose, regardez d'abord  toutes les belles choses que j'y avais jeté dans ce chaudron !

Tout d'abord la synergie, que je vous livre sans plus attendre, formulée en gouttes :

-5 tea-tree (la mal aimée de mon choix)

-2 cèdre

-3 bergamote

-1 gingembre frais

-4 PG mandarinier

-5 orange sanguine

-5 absolue benjoin

-10 extrait alcoolique de Tonka

J'ai réalisé le dosage au nez, comme à mon habitude : un peu de chaque ; on laisse reposer quelques secondes ; on sent ; on ajuste. Et le résultat, comme je l'avais anticipé était juste parfait : acidulé grâce aux agrumes et doux et chaud grâce au benjoin et à la fève tonka.

Trop forte la Lolitarose ! 

Allez, la crème maintenant !

Ingrédients de la formule de départ  (en grs)

Phase huile

-30 sésame

-20 macadamia

-25 macérat de tonka sur arachide

-20 olive

-10 savon

-10 alcool cétéarylique

Phase eau

-70 eau déminéralisée

-30 HA de genévrier

-10 glycérine

-3 allantoïne

Phase 3

-conservateur

-parfum

-20 acide salycilique

Comme pour la crème de Lina, dont j'avais au départ juste adapté la recette, l'élaboration s'est avérée simplissime et j'ai eu très vite une belle crème riche et brillante - encore trop forte la Lolitarose! - à laquelle ne restait plus qu'à introduire en dernière phase l'acide salycilique dilué dans de l'eau.

Et là, patatra ! en moins de temps qu'il ne m'en faut pour l'écrire, ma belle crème s'est déphasée. Et pas qu'un peu, hein ? totalement !

Mais je ne me suis pas avouée vaincue, non, non ! Un défi est un défi et les défis n'effraient pas Lolitarose ! J'ai donc  commencé par essayer de rattraper la mixture en remettant le tout à chauffer et en incorporant de la gomme xanthane (0, 6 gr), puis de la cellulose (0,4 gr), dans l'espoir - vain ! - de re-lier tout ça.  Pfft ! j'ai eu beau touiller, touiller et touiller encore à m'en démonter le bras, ça n'a pas pris.

Ne m'avouant pas encore totalement vaincue, je décidai de muscler la formule en incorporant une grosse proportion  de beurres : 10 gr de nilotica, 7,5 gr de cupuaçu et en prime 10 gr de cire de soja. Donc, re-chauffe et re-touillage intensif à m'en donner des crampes. Mise au frigo. Re-touillage. Mise au frigo. Touillage. Mise au frigo...

RA-TA-GE !!!

Il fallait bien me rendre à l'évidence, cette crème n'en serait jamais une. Le résultat n'est qu'un amalgame de minuscules billes blanchâtres (les beurres qui ont granulé) surnageant dans une marre d'huile jaune orangée. BEURK ! Impossible de publier ça sur Potions !

Je luttai contre l'envie violente de jeter mon bol par la fenêtre. Et j'étais tellement dépitée que je me sentais incapable de me relancer dans une nouvelle formulation.

Finalement je transvasai mon gloubiboulga dans un gros pot et le laissai de côté. Puis je m'installai devant mon MAC, bien décidée à me consoler en allant papoter avec les gentilles coupinautes qui me font régulièrement le plaisir de venir faire une pause sur mon blog.

Las ! un malheur n'arrivant jamais seul, voilà que la machine s'est grippée m'empêchant de laisser le moindre commentaire. Qu'à cela ne tienne, me dis-je, je m'en vais donc publier un nouvel article, histoire de rattraper un peu le retard accumulé ces dernières semaines. Mais là encore, Môssieur Apple avait décidé de me pourrir la vie jusqu'au bout en m'interdisant maintenant  toute publication.

La plaisanterie s'éternisant sur plus de 15 jours sans que je puisse rien faire, je pris le taureau par les cornes et sacrifiai plusieurs heures d'un court week-end à chatter avec la hot-line de Môssieur Apple sans qu'aucune solution n'ait malheureusement pu être trouvée.

Je vous épargne les détails, mais en substance un charmant jeune homme virtuel m'a expliqué avec la plus grande courtoisie que "j'ai sûrement un vieux micro pourri et une connexion internet défaillante...", alors qu'à chaque nouvelle tentative de publication s'affichait un seul message : "serveur apple occupé, essayez plus tard" .

En d'autres termes, on m'expliqua que je n'avais plus qu'à mettre la clé sous la porte car personne ne pouvait -ni ne voulait- rien  faire pour cette pôvre Lolitarose.

Autant vous dire que j'étais littéralement sonnée :

"Ravie d'avoir fait ta connaissance Lolitarose, mais maintenant il est temps que tu te casses !" 

Voilà le message que je reçus en pleine face un lundi de Toussaint gris et triste comme la mort.

C'est donc la mort dans l'âme que je saisis aujourd'hui l'opportunité de ma présence dans cette accueillante maison pour vous annoncer que

le blog de Lolitarose c'est fini

Et l'ironie de l'histoire c'est que je ne peux même pas l'annoncer officiellement sur mon blog puisque je ne peux plus rien publier !

Comme pour ma crème mal aimée, j'ai bien été tentée de tout envoyer valdinguer par la fenêtre, à commencer par mon micro. Bye Bye l'aventure blog !

Et je suis finalement  retournée vers mon horrible crème-gloubiboulga avec la ferme intention de la punir, elle,  de tous mes malheurs (en la jetant dans les WC) mais  je me suis dit qu'avant de commettre - qui sait ? - l'irréparable, je pouvais au moins la tester, juste pour voir... Et là, waouh ! un beurre, certes un peu huileux, mais tout glissant,  pénétrant rapidement et sans trop graisser. Laissant une peau ultra-douce. Et ce parfum !!! 

Je décidai finalement de lui laisser une seconde chance et rangeai le pot dans la salle de bains. Depuis mes pieds malmenés ont droit chaque jour à un petit massage au bonbon acidulé et ils adorent. Je n'ai donc pas jeté le pot dont je fais un usage immodéré, en cachette. Etant bien entendu qu'il était exclu que j'offre cette horrible chose à mes chères copines parisiennes. On a son amour propre quand même !

Mais bon, parce que c'est vous je veux bien juste vous la montrer cette mal-aiméeP1030094

 

 

 

Désolée pour la très mauvaise qualité de la photo et la mise en page pas terrible, mais je ne maîtrise pas toutes les subtilités de canal-blog.

Finalement cette mal-aimée a eu plus de chance que mon blog, car même bancale elle reste utilisable et même agréable à l'application.

Mon blog étant définitivement condamné lui à une mort certaine, j'ai sérieusement envisagé d'arrêter net l'aventure blog tant la seule vue d'un ordinateur me provoquait des nausées.

J'ai donc pris un peu de temps pour réfléchir à l'avenir plus sereinement et aller regarder chez d'autres prestataires un moyen de repartir sur des bases plus saines.

Alors, bien que rien ne soit encore définitif dans ma tête, j'ai pris la décision de re-commencer à zéro avec un nouveau blog, dont je vous annonce le lancement à titre expérimental à l'adresse suivante

  http://lacosmetodesparisiennes.blogspot.com

L'ancien restera pour l'instant ouvert jusqu'à ce que j'aie intégré son contenu -du moins une partie- dans le nouveau site.

Après les Malheurs de Sophie, vous venez de lire les Malheurs de Loli, moins drôles je vous l'avoue. Mais promis-juré, c'est décidé j'arrête de pleurnicher et de vous embêter.

Je vais bien, tout va bien

Je vais bien, tout va bien...

 

Défi HE mal-aimées par Lys blanc : " Gel peau mixte pour homme"

Défi "Les huiles essentielles mal-aimées"

Par atelierdemichele

 

          Idée de départ

Un lait fluide après-rasage pour mon petit frère, histoire d’essayer l’émulsifiant L pour la première fois.

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         Au final

Un gel peau mixte, pas forcément après-rasage.


          Ah si je m’étais un peu plus renseignée sur l’émulsifiant L, si j’avais vu cet article de Michèle par exemple.
Mais non, je ne dirais pas que c’est  un ratage, plutôt  une expérience ^^.

Et puis de toute façon il se rase peu.

           Je ne sais pas ce que j'ai bidouillé mais l'arrow root et l'émulsifiant L ensemble,   « ça ne doit pas le faire ».

Prise d’une brusque inspiration, j’ai décidé au dernier moment de rajouter de l’arrow root car le dernier lait que je lui avais fait laissait la peau un peu brillante.

         L’expérience

*
 Phase huileuse

-10g Huile de coco fractionnée
- 8g Huile de jojoba
- 4g Huile de nigelle
- 1g Emulsifiant L

*Phase aqueuse

-55g Eau
-32g Hydrolat Menthe poivrée (maison ;-), ciste Ladanifère et Romarin à verbénone
- 2g Glycérine
- 2g Aloe Vera

*Ajouts

- 6g Arrow root (dilué dans phase aqueuse)
- 4 gouttes Vit E
- 10 gouttes Bisabolol (fin de flacon)
- 1 pdc de Chlorophylle en poudre
- 0.5g HE d’un mélange menthe,ciste,petit-grain.
- 0.9g Conservateur Ecogard

Mélange des huiles essentielles :

-1 HE Menthe Poivrée
-1 Ciste Ladanifère
-2 Petit grain Bigarade


          La recette n’est pas en % car j’avais prévu 40g d’eau (40%) et il se trouve que j’ai dû rajouter 15 d’eau pour avoir une émulsion correcte.

Ça donne ça :   


cr_me_lysblanc             

 


          Mise en œuvre

Avant tout, bien évidemment lavage des mains, stérilisation du plan de travail et matériel.

1-Faire chauffer l'eau + glycérine. C'est là que j'ai fait n'importe quoi, j'ai mis l'arrow root dans la phase aqueuse au lieu de huileuse. Je me suis retrouvée avec une espèce de gel.

2-En même temps, chauffer la phase huileuse (+ l'arrow root si l'on a décidé de bien faire les choses)

3-Allez changer le fils qui a décidé que la sieste était finie pour cause de couche sale

4-se relaver les mains

5-tout réchauffer parce qu'il y a plein de grumeaux (les étapes 3, 4 et 5 sont facultatives)

6-Ajouts des hydrolats, aloe vera puis du reste des ingrédients sous 40°, un par un, en remuant bien entre chaque

7-mise en flacon lorsque le gel est à température ambiante.


          Verdict

J’ai eu un tout petit souci, Je n’ai pas réussi à bien dissoudre la chlorophylle.

Les grumeaux ont fini par disparaître. La texture gel est vraiment réussie, ça glissait tout seul dans mon bol !

Je teste ce gel depuis une semaine sur ma peau mixte et j’en suis ravie.
Mon teint est plus lumineux et rosé, les boutons (que j’ai tripotés) imperfections disparaissent, le grain est vraiment affiné.

Un petit peluchage si l’on masse un peu trop longtemps.
Mis à part ça je suis vraiment ravie (oui, je sais, je me répète, mais vraiment je suis RAVIE).

Certes, des petites choses sont à améliorer au niveau de la texture. Laisse quand même la peau hydratée mais sans sensation de gras.

Ma peau d’habitude très sensible la supporte bien. Pas de tiraillement ni rougeur.

L’huile essentielle de menthe est bien évidemment ce qui prédomine. Je ne pense pas qu’on sente l’odeur de ciste.

          Je vous laisse, fiston a encore une couche à changer. Décidément ces haricots verts!

Promis Frérot, ne te fie pas à la couleur verte, y'en a pas dans ta crème!

 


Lait onctueux pour un corps d'ambre chaud

Soins du corps

Par totopetitpas

Avec un titre pareil, j'ai intérêt à me montrer à la hauteur !

La formule m'est venue cette nuit (ça y est, je me mets à rêver d'émulsifiants !) tandis que je me demandais ce que donnerait l'association de l'Olivem 1000 et du Cétearyl glucoside.

Ploum, ploum, ploum, pensai-je. Oui, quand je pense, ça fait ploum, ploum, ploum.

Mon amie la Lysolécithine n'a pas tardé à pointer le bout de son nez collant mais si doux et j'ai décidé dans la foulée de la joindre à la danse.

J'ai aussi débauché ce compagnon fiable qu'est le MF pour faire une ronde encore plus douce.

Me disant qu'un peu de corps serait le bienvenu pour corser ce menuet des plus sereins, j'ai invité les inséparables Alcool cétylique et Cétyl palmitate pour un quadrille plus soutenu.

Enfin, comme je ne sais plus danser sans mon trio Coco fractionnée, Squalane et Isopropyl palmitate, j'ai bouclé la chenille en y invitant la nourricière huile de Germes de blé qui fait un si beau couple avec son amant diaphane le Kukui.

Cette troupe de danseurs effectue pirouettes et entrechats, pas chassés et portés majestueux avec à même la peau rien d'autre qu'un peu d'extrait de Centella asiatica, de NFF et de Panthénol.

Quel spectacle !, me dis-je. Seulement, pour que la fête continue sans que les artistes soient fatigués, il m'a semblé bien naturel de leur offrir à boire.

Je les ai ainsi grisés d'un breuvage secret et mûri aux arômes profonds, boisés et vifs, évocateur d'un doux ambre chaud.

 

Voici la troupe :

Phase huileuse 31%

. 5  HV germes de blé
. 10 HV kukui
. 5  HV coco fract.
. 3  Squalane
. 2  IPP
. 1  Alcool cétylique
. 1  Cétyl palmitate
. 2  Cetearyl glucoside
. 1  Olivem 1000
. 1  Lysolécithine
. 10 gt Vit. E

 

Phase aqueuse 60%

. 58  Eau
. 1 pointe de couteau Xanthane
. 2  MF


Troisième phase 9%

. 2 Tecamilk
. 2  NFF
. 2  Panthénol
. 15 gt Cosgard
. 5 gt Acide lactique
. 2  HE "03"

 

Tous ces camarades s'échauffent chacun dans son coin et se rejoignent pour s'assembler sous le rythme infernal des lames de mon mixer. Ils en ressortent inséparablement liés sous la forme d'un lait onctueux. C'est seulement alors que je les gâte de quelques actifs et les abreuve de cet élixir magique qu'est le mélange d'HE n° 03.

 

Le voici, d'ailleurs, en gouttes pour 100 g :

 

Du profond :

. 20  Benjoin
(à 25% dans l'alcool)
. 10  Tonka
(à 10% dans l'alcool)
. 5   Myrrhe
. 10  Encens (carterii)

Du boisé, profond aussi :

. 7  Cèdre Himalaya
(assez semblable à l'Atlas)
. 5  Kunzea
. 3  Ciste
. 3  Bois de rose

Du vert doux :

. 2  Bay Saint-Thomas
. 3  Sauge sclarée

Du vif fleuri :

. 3  Lavande fine
. 7  Orange
. 3  Citron vert
. 3  Petit grain bigarade
. 5  Rhododendron
(une merveille trouvée chez Hévéa, au parfum de rose agrumée sucrée)

 

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Le Lait onctueux dans son bain froid sur assiette creuse et kitsch.
(Voit-on la goutte tombée qui creuse la surface ?)

N.B. : Consultez les commentaires pour un trio émulsifiant moins épaississant et plus proche d'un lait. C'est encore en projet !