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Potions et Chaudron | Recettes de cosmétiques naturels et bio, savons faits maison, aromathérapie

4 janvier 2011

"Pour une cosmétique intelligente" Dominique Baudoux

   J'ai longuement hésité à écrire un billet sur ce dernier livre de Dominique Baudoux, pharmacien aromatologue:

"Pour une cosmétique intelligente, Huiles essentielles et végétales"

Dominique BAUDOUX, Editions Amyris (28,50 euro)


Auteur de nombreux ouvrages de référence sur les huiles essentielles, il est aussi directeur de la société Pranarom qui commercialise des HE et leurs dérivés.

pu_cosmetique



 Le sous-titre du livre est : " Les huiles essentielles sur la peau, au travers de la peau, au delà de la peau".
Vaste programme s'il en est!


- Le sommaire

. Théorie sur les HE
. Théorie sur la peau
. Huiles végétales et HE
. Principales HE utilisables en dermocosmétique
. Soins quotidiens aux  HE (bains, massages, gommages, épilation, troubles de la peau) avec formules
. Annexes et index


- La mise en page

Les fiches monographiques de chaque HE sont disséminées dans le texte en belle page (page droite).
Souvent en regard d'une recette spécifique, elles indiquent la description de la plante, les propriétés dermocosmétiques et un avis d'expert.

Par exemple

. page 140 (gauche)
Eczéma de contact (une formule avec HE de matricaire, menthe des champs, camomille noble, lemongrass, hélichryse italienne, katafray, HV calendula, calophylle, noyau d'abricot)

. page 141 (droite)
Monographie de l'HE de camomille noble

- Le propos

On y retrouve le ton scientifique et sans fioritures des autres livres de D. Baudoux.
Chaque monographie est ponctuée d'un "avis d'expert" qui reprend le même ton avec quelques remarques sur les précautions à prendre.


Mais j'ai été terriblement gênée par les paragraphes intitulés "le plus" .

Ces paragraphes terminent quelques unes des recettes et  sont parfois des incitations à acheter des produits (finis ou non) vendus par la marque Pranarom.

page 160 "Faire une cure trimestrielle du complément Omega3-Q10 à raison de ..."

 
S'y mêlent quelques poncifs de médecine chinoise, de médecine holistique, de diététique, de principes naturopathiques...

 

page 124  "la lecture holiste de l'allergie est un excès de défense de l'organisme vis à vis du monde extérieur....l'allergie nous ramène aussi à l'organe foie... L'alimentation (laitages) et les médicaments (vaccins) sont autant de causes favorisant les états allergiques. Une superbe action de terrain se rencontre par la prise par voie orale d'une capsule d'Estragon 3 fois par jour..."

 

 Le vocabulaire et la tournure de certaines phrases m'ont laissée perplexe. Le style est lourd, flou et contraste avec le reste du livre.

page 82 "cette synergie aromatique ne vaut pas exclusivement pour les femmes mais pour tout individu souhaitant développer le pôle féminin de tout être vivant qui sommeille en lui"

page 168 "...  Prévenir, protéger et nourrir la peau au quotidien est la meilleure garantie pour sa durabilité en son état le plus intact...

 

- Les recettes


Ce sont des formules proches de ce que l'on connait des autres livres de D. Baudoux, à savoir  des formules d'aromathérapie plutôt que de vraies recettes cosmétiques.


Exemple: Sérum anti cernes page 130

HECT lentisque pistachier x ml

HECT hélichryse italienne x ml

HECT cyprès de provence x ml

HV argan 3ml

HV jojoba 4ml

1 application matin et soir jusqu'à amélioration sensible


- Mes "moins"

* La mise en page est légèrement déroutante car il faut sans cesse se reporter à l'index pour trouver les monographies des HE.

Mais c'est effectivement intéressant de lire les caractéristiques de l'HE majeure d'une formule en regard de la dite formule.

Ce n'est pas une réelle critique car l'ordre de classement me semble très individuel, nous n'avons pas tous la même logique.

* Le style décalé et parfois publicitaire des rubriques "le plus" donne l'impression que ces additifs ont été réalisés à la va-vite.

* Le titre peut prêter à confusion. 

On ne peut pas considérer que c'est un livre sur la cosmétique naturelle. Les formules contiennent beaucoup d'HE et pas forcément les plus courantes.

C'est un répertoire qui me semble un peu "pro".

 

- Mes "plus"

* Les photographies et les couleurs fraiches évoquant la nature, l'exotisme, les voyages...

C'est un vrai pari visuel car la maquette est originale. J'aime beaucoup ce style.

* Les formules d'HE très professionnelles donnent un éclairage non conventionnel sur certains usages d'HE.

Si l'on s'en tient aux recettes purement cosmétiques, certaines HE sont peu usitées et seraient pourtant efficaces quoique d'un maniement plus délicat.

Je pense  à la tanaisie annuelle couplée à la rose de Damas dans une formule régénérante et lissante.

* Une réflexion intéressante sur le nombre de gouttes pour 1g et 1ml. La question n'est pas réglée pour autant...

D. Baudoux indique qu'il faut respecter les proportions.


En conclusion

Ce livre ne me semble pas être celui à acheter en première intention pour utiliser les HE en cosmétique. Je l'ai lu maintes fois dans l'ordre, de la première à la dernière page contrairement à mon habitude.

Il ne me semble pas lisible autrement.

J'y suis revenue à plusieurs reprises pour me rafraichir les idées dans l'utilisation des HE pour la beauté car c'est là son intérêt. Ce livre mêle des formules pour de  vrais troubles dermatologiques et des recettes de beauté avec argiles, crèmes  neutres, HV et HE.

Un cadeau à s'offrir pour aller plus loin...

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27 décembre 2010

Soin vitaminé protecteur aloé-argousier

               En cet hiver rigoureux, j'ai fabriqué un soin protecteur pour homme qui n'aime pas trop le gras.
Or pour bien protéger la peau du froid, il faut des corps gras mais bien choisis.

Pour cela il me semble important de ne pas compter seulement sur la quantité de corps gras mais aussi:

- sur leur composition en acides gras
- sur le couple émulsifiant/épaississant

En effet trop de gras peut dans certaines circonstances faire plus de mal que de bien.


J'ai donc choisi:

- L'olive Protection ou Olivem 900
INCI : sorbitan olivate

C'est un émulsifiant formidable pour former des émulsions eau dans huile dont l'effet reconstituant est manifeste.
Il permet l'incorporation de phases grasses importantes à condition de bien stabiliser l'émulsion. Je choisis dans ce cas là du sulfate de magnésium (sels d'Epsom) comme ici et  ici.

Mais dans le soin à l'aloé -argousier, je préfère rester à 20% environ de corps gras et je couple l'olivem 900 à de l'alcool cétéarylique comme épaississant.

Autres soins à l'olive protection: ici, ici
  et ici.


- L'Emulsifan
INCI : polysorbate 20

Emulsifiant issu de l'huile de coco sous forme de PEG, il "bétonne" la structure et allège le toucher de l'olive protection.

Il permet également de faire des brumes peu riches en corps gras, d'affiner les huiles corporelles...

Il doit impérativement être associé à un agent épaississant dans les émulsions. La texture se densifie alors un peu.


DSC03574



            
              Formule du "Soin vitaminé protecteur Aloé - Argousier"


- Phase huileuse

. 10% Huile de tournesol bio désodorisée
. 5% Beurre de cacao bio du Pérou
. 5% Beurre de karité du Bénin
. 5% Olive Protection
. 4% Emulsifan
. 3% Alcool cétéarylique Chabou


- Phase aqueuse

. 57,10% Eau distillée
. 5% Glycérine végétale bio
. 0,1% Gomme xanthane
. 0,1% Konjac


- Troisième phase

. 2.5% Aloé concentré x 40
. 2% Vitamine E
. 0.5% Géogard 221
. 0,5% Huiles essentielles
. 0.2% Huile d'argousier bio

+/- Acide lactique pour ajuster le pH


Parfum "Mock jasmin"

- 9 gouttes de patchouli
- 6 gouttes ylang-ylang complète
pour 100g de crème.

Sensé être un ersatz de jasmin, je trouve qu'il est très proche du patchouli.
Il se complexifie néanmoins au fil du temps.
Sans que je n'y retrouve cependant le jasmin...


Mode opératoire

- Dans un petit bol désinfecté, diluer les gommes dans la glycérine en malaxant bien jusqu'à former une pâte lisse et sans grumeaux.
Mixer dans l'eau petit à petit et laisser gonfler 10/15mn.

Il ne faut pas incorporer le konjac dans l'eau chaude sous peine de voir se former des grumeaux difficiles à récupérer.

- Peser la phase huileuse dans un autre bécher désinfecté et porter les deux phases dans un bain marie à 75°C.

- Verser les huiles dans l'eau et mixer pendant 5/10mn en ayant soin de ramener vers le fond du bécher toute la crème qui épaissit sur les bords.

- A 25/30° incorporer un à un les éléments de la 3è phase sauf les HE en mélangeant bien entre chacun d'entre eux à la maryse en silicone.
A froid, ajouter les HE et ajuster le pH si besoin était.


                    Pourquoi ces ingrédients ?


- Les gommes gélifiantes : xanthane et konjac


Outre la gomme xanthane, j'utilise du konjac que je ne connaissais qu'en gélules coupe-faim car il a la capacité d'absorber jusqu'à 100 fois son poids en eau. On lit aussi qu'il peut gonfler jusqu'à 17 fois son volume.
Bref il absorbe beaucoup d'eau...

Il doit impérativement être écrasé dans un peu de glycérine avant d'être incorporé à la phase aqueuse sous peine de former des grumeaux.

Je le couple à la xanthane pour sophistiquer un peu la texture comme je le fais avec le couple cellulose/xanthane.

Outre la stabilisation de l'émulsion, le konjac riche en glucomannanes hydrate la peau.
Il est émollient et légèrement filmogène ce qui me permet de ne pas augmenter la phase huileuse.

Comme d'habitude, les gélifiants doivent s'utiliser à faible dose (ici 0.2%) pour éviter un effet collant désagréable à l'application.


- L'huile de tournesol bio désodorisée

Riche en omégas 6 , acides gras constituants des céramides cutanés, l'huile de tournesol mal-aimée des produits de beauté maison est pourtant une huile formidable.
Les céramides forment le "ciment" de notre peau, permettant d'éviter la deshydratation.

J'aime assez comparer notre peau à un mur dont les briques seraient les cellules épithéliales et le mortier seraient les céramides.
Charger sa crème en omégas 6 permet de la protéger efficacement.

L'huile de tournesol est peu onéreuse, elle existe en version bio tout aussi abordable et quand on peut l'avoir en version désodorisée, c'est le nirvana!
Elle est riche en vitamine E excellent agent anti oxydant, réparateur et hydratant.

Si l'on veut faire encore plus performant dans la protection cutanée, on peut la choisir en version bio, oléique (omégas 9) et désodorisée chez Bilby.

 

Autres crèmes à l'huile de tournesol iciici

 

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- Le beurre de cacao bio du Pérou

Une merveille olfactive!
Je suis passée devant dans un salon bio, je me suis dit "Baah, du beurre de cacao, tu en as plein le frigo!".
Et en plus du très bon.

J'ai passé mon chemin, je suis revenue goûter une infusion, regarder les plantes amazoniennes que je connais grâce à Malegria qui m'en a offert.

Avant de partir, j'ai tout de même demandé à sentir ce beurre de cacao à 12 euros la plaque de 125 g. Gloup!!

Et là j'ai sorti mon porte-monnaie sans plus réfléchir: une odeur de chocolat blanc si réaliste que j'ai failli croquer dans la tablette.
Il est juste sublime et je crois n'en avoir jamais senti un comme cela. Et pourtant je m'y connais en beurres de cacao.


Mise à part l'odeur renversante qui ne peut pas persister dans mon émulsion (mais qui est géniale en baume pour lèvres), le beurre de cacao est un bon agent nourrissant et protecteur des peaux sèches.
J'y ai recours en petite quantité dans les soins pour enfants.


- L'huile d'argousier bio

Excellent cicatrisant cette huile pressée à froid est riche en vitamines (bêta carotènes et vitamine E) ainsi qu'en phytostérols comme les insaponifiables du karité.
Vous comprenez pourquoi ce beurre me semble indispensable en cosmétique.

Les phytostérols sont des merveilles du monde végétal, anti-inflammatoires, réparateurs et protecteurs de la cohésion cutanée.
En usage interne, ils prennent la place du cholestérol et ne se déposent pas dans les artères.

L'argousier existe également en extrait CO2 que je comptais utiliser à 0.2%. Mais je n'en avais plus et j'ai dû utiliser l'huile en petite quantité pour ne pas modifier ma formule au dernier moment.
Il suffisait d'en  incorporer 1 à 10% en diminuant d'autant la part d'eau.

Avantages des vitamines dans les cosmétiques ici


- L'aloé vera concentré x 40

On ne vante plus les propriétés de l'aloé véra pour la peau: hydratant, cicatrisant et apaisant notamment en cas de brûlures.

Il apporte également son lot de vitamines.
Je le préfère sous forme concentrée et liquide permettant de l'incorporer en faible quantité (2 à 2.5%) afin de laisser de la place dans la formule pour d'autres actifs.


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       Le résultat

A la fin de la fabrication, c'est une crème qui semble pénétrante, molle et filante  comme les crèmes à la lécithine.
Les polysorbates donnent souvent ce type de texture un peu "gonflée" mais je ne pensais pas l'obtenir avec de l'olive protection.

Au bout d'une semaine, la texture est plus homogène, encore plus légère à mon avis.
Dans le flacon pompe, elle n'épaissit pas tout en apportant un réel confort.
J'aime beaucoup cet effet protection fine tout à fait supportable sous une autre crème pour le visage.

La couleur orange douce est assez labile à la lumière et doit être protégée en flacon opaque si l'on veut la garder.
Elle serait plus intense si j'avais incorporé l'huile d'argousier à 5%.

      L'association "Olive protection + Emulsifan + 10% beurres + 10% huiles végétales" fonctionne vraiment bien si l'on veut protéger des peaux qui n'aiment pas trop le gras!

14 décembre 2010

Défi HE mal-aimées par Loulou : baume pour rhume d'homme!

Baume pour rhume d’homme!

 

 

Pour le défi organisé par un ange, j’ai décidé d’utiliser l’huile essentielle de niaouli.

 

Il s’agit d’une huile essentielle que j’ai boudée, délaissée pendant très longtemps car je l’associais à l’huile essentielle de tea tree. Je sais, il s’agit d’une autre forme de melaleuca... mais que voulez-vous...

 

Ici, il y a une expression que j’aime bien «avoir une grippe d’homme». C’est bien connu, un homme malade est un homme mort! Un de mes amis a eu un mauvais rhume et j’ai décidé de lui faire un baume pour le ressusciter le soulager.

 

Pour le baume, j’ai fait une recette trèèèèès largement inspirée  : http://princesseaupetitpois.over-blog.com/article-7306017.html et

 

http://potionchaudron.canalblog.com/archives/2009/12/30/16227982.html

 

 

 

Les huiles essentielles :

 

J’ai fait un mélange d’huiles essentielles avec un peu de menthe poivrée, du sapin baumier, d’eucalyptus radiata et... de niaouli!

 

J’ai choisi la menthe poivrée pour son aspect décongestionnant, antiviral et tonique parce que «lorsqu’on a le rhub, z’est divicile de s’exbrimer gorrectement, n’est-ce bas?»

 

Le sapin baumier, ici, pour inspirer les senteurs de la forêt québécoise et favoriser l’expiration. Ses qualités toniques et stimulantes sont intéressantes dans ce cas.

 

Le choix de l’eucalyptus radiata s’est fait pour son action stimulante sur le système immunitaire.

 

Le niaouli a été choisi pour son action antivirale et antibactérienne.

 

 

L’ensemble de ces huiles essentielles donne une synergie antivirale, antibactérienne, anticatarrhale et immunostimulante.

 

L’odeur générale est agréable. Aucune des huiles essentielles ne ressort plus l’une par rapport à l’autre. Au final, je me dis que j’aurai pu utiliser plus de niaouli!

 

 

La recette :

 

8 g de beurre de karité

6 g de cire d’abeille

15 g de macérat de calendula

16 g d’huile de tournesol bio

4 g de lécithine

2 g d’acide stéarique

1 gélule de Vitamine E


 

La synergie :

 

80 gouttes eucalyptus radiata

20 gouttes abies balsamea

20 gouttes melaleuca quinquinervia

8 gouttes mentha piperata

 

Merci à toi Malégria pour avoir organisé ce défi.  


12 décembre 2010

Mosaique de savons

                    Je cherche régulièrement à limiter les chutes de savons mais il faut bien avouer que ça m'est difficile.

Je voulais fabriquer pas mal de savons pour offrir.

Plutôt que d'en faire une grosse fournée d'une seule sorte, j'ai fabriqué un premier savon de formule classique dans lequel j'ai introduit quelques couleurs.

Ensuite, il a suffi de recycler les chutes du premier dans le 2è, celles du 2è dans le 3è etc. jusqu'à 4 couleurs différentes. Les chutes des deux derniers ont été transformées en marbres de bain pour arrêter ce cycle qui risquait de devenir infernal...

                 J'adore l'effet mosaique qui donne toujours des savons sympathiques et décorés sans trop de frais ni de difficultés.

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           Le choix des couleurs est varié et il suffit de cranter les bords pour qu'ils soient plus "finis".
Ce sont des savons qui moussent bien, ils contiennent pas mal de gras durs.

Le mélange des parfums est un peu spécial  car les chutes ajoutent leur odeur à celle de la pâte. Au savonnage, cela ne me semble néanmoins pas choquant.

J'avoue ne pas avoir réfléchi intensément sur leurs accords, toute attentive que j'étais à réussir les alliances de coloris et la découpe au couteau cranteur.

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Premier savon (fond blanc, chutes multicolores)


- 30% huile de coco indienne
- 30% huile d'olive bio
- 20% huile de palme bio et équitable (Bilby)
- 10% beurre de karité du Bénin/ du Burkina
- 5% beurre de cacao (merci Mlk)
- 5% huile de carthame bio

Soude et eau pour 6% surgras
Chutes de savons (bleu, marron, vert, rose et jaune)
Soie tussah
Huiles essentielles d'orange 5 fold et cannelle feuilles

Je préfère l'HE d'orange 5 fold qui est distillée donc moins oxydable que l'orange douce pressée. Pensez-y pour les émulsions ou les baumes où vous avez envie d'orange et hésitez à cause de la phototoxicité.

Le risque de faire rancir tout un lot de savons est minimisé et enfin les savons peuvent sentir l'orange!

Autre savon orange-épices-cannelle

Remarque:

L'huile essentielle de cannelle feuilles est beaucoup moins allergisante que celle d'écorce.
On confond souvent la dermocausticité de ces huiles avec leur risque allergisant.

L'huile essentielle de cannelle écorce contient près de 60% de cinnamaldéhydes potentiellement allergisants. Ils font partie de la liste des 26 allergènes à déclaration obligatoire. Cette HE contient très peu d'eugénol (phénols très dermocaustiques) alors que la cannelle feuille (HE) en contient près de 70-80%.

La cannelle feuille (HE) est donc plus dermocaustique qu'allergisante (même si l'isoeugénol  aussi  est allergisant!)
On considère que si elle est bien diluée, on diminue le risque de dermocausticité alors que le risque allergisant reste plus difficile à maitriser même en diluant.


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Deuxième savon mosaïque (fond rose, chutes blanches)

La part d'huile de palme est diminuée au profit du beurre de cacao qui donne une mousse crémeuse toujours très appréciée.

Un peu d'huile de ricin apporte une émollience supplémentaire.

- 30% huile de coco indienne
- 30% huile d'olive bio
- 10% huile de palme bio
- 10% beurre de karité Burkina
- 10% beurre de cacao (Mlk)
- 5% huile de carthame bio
- 5% huile de ricin

Soude et eau pour un surgras de 6%
Oxyde rose dilué dans les huiles chaudes
Soie tussah
HE de cèdre de l'Atlas et de verveine du Yunnan.
Chutes blanches du premier savon.


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Troisième savon (fond vert, chutes roses)


Je tente à nouveau le mélange tournesol/orange qui est très oxydable chez moi alors que j'adore cette association.

Tous mes savons ainsi composés finissent par rancir mais là, je dégaine l'arme fatale (orange 5F) qui permet de formuler tranquille.

- 30% huile de coco
- 20% huile de palme bio
- 30 % huile d'olive bio et d'avocat (Moune) à parts égales

- 15% beurre de karité Bénin/Burkina
- 5% huile de tournesol bio

Eau et soude pour surgras de 6%
Oxyde vert dilué dans les huiles
Soie tussah
Chutes roses du 2è savon
Huiles essentielles de lavande, vétiver et orange 5F

Remarque:

La couleur verte est assez facile à obtenir en savonnerie naturelle: huiles végétales vertes sauf l'olive, argile verte, macérats huileux de consoude, poudre de chlorophylle...

L'alliance du duo tournesol/orange avec la chlorophylle chez moi, ce n'est plus désastreux, c'est fatal!

Les infusions et les couleurs naturelles vertes s'affadissent un  peu au séchage.
Mes savons mosaïques sont des cadeaux que je préfère stables dans le temps, je colore donc avec de l'oxyde vert qui est un très joli vert anglais.

Le mélange rose et vert est un tantinet kitsch car j'ai eu la main un peu lourde sur le colorant. Je voulais un effet pop chic à la Tricia Guild que j'aime beaucoup.

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Quatrième savon (fond jaune, chutes vertes)


J'utilise du jus de carotte pour diluer la soude lorsque je désire un savon jaune. La couleur est très jolie et stable dans le temps.

La pulpe du jus veloute la mousse et est riche en bêta carotènes toujours utiles sur la peau.

Dans cette mosaïque, j'ai délaissé le jus de carotte pour avoir du jaune et j'ai couplé de l'huile de palme rouge au coloris peu stable à un reste d'huile de coco macérée aux pétales de pissenlits (utilisé dans un savon au pissenlit pour jardiniers).

Quelques grammes de gras de boeuf et d'oie affinent la formule pour la  durcir suffisamment vite car je suis à la bourre pour offrir ces savons.

La formule sera donc en pourcentages à virgules ;-) non je vous la transcrit en poids, ce sera plus lisible...

- 496g huile  d'olive bio
- 370g huile de coco indienne
- 174g gras de boeuf
- 150g huile de palme rouge zomi du Togo
- 150g beurre de karité du Bénin
- 80g graisse d'oie
- 80g macérat de coco/pissenlit

Eau et soude pour un surgras de 6%
Soie tussah
Chutes vertes du 3è savon
Huiles essentielles de santal amyris et menthe poivrée (j'adore cette dernière dans les savons, elle devient très "bonbon" à la menthe)



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Le savon a connu une phase de gel incomplète, un peu malheureuse pour l'aspect.


                Il parait que tout ça occupe beaucoup trop la cuisine et la table ronde.

Mais si l'on me laisse faire, j'en ferais un pavement de sol très original pour aller danser jusqu'au bout de la nuit.
Vous venez?


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9 décembre 2010

Crème corporelle glace vanille/chocolat

Après la crème à la cameline pour ma fille, j'ai décidé de me rattraper et de faire mieux au niveau olfactif (même si ma puce a bien aimé ).
Je vois à l'état de sa peau qu'il faut que je me dépêche de lui refaire autre chose.Le froid et la neige n'ont sûrement rien arrangé.
Noël,glace,neige, Poussinette adorant le chocolat (car enceinte d'elle,je n'arrêtais pas de manger des ki*ders maxis le soir ...)Cela fait un moment que l'idée d'une crème ressemblant aux glaces vanille/ chocolat de la cantine me trottait  dans la tête.D'ailleurs,je viens de découvrir que chez AZ  aussi on avait déjà eu cette idée...

Je voulais une crème bien épaisse,avec une grosse proportion de phase huileuse (60%,rien que ça!),le temps que la peau de ma puce récupère un peu. La prochaine crème sera plus légère,pas la peine d'asphyxier sa peau.

Crème au chocolat:

Phase A:

0.5 cire d'abeille (en ai-je vraiment mis? En tout cas c'était prévu)

7.5 Cire Olive protection

10 Calendula/ Olive

5  Beurre de cacao

10  Huile d'avocat

5  Coco fractionnée

22 tournesol

0.2 vit E

5 chocolat noir Pâtissier (rajouté à la dernière minute, à la place de la poudre de cacao Bio)

 

Phase B:

5 Glycérine végétale

1 allantoïne

10 Hydrolat  camomille romaine maison

17 lait d'avoine maison

0.4  Gomme xanthane

 

Phase C: Ajouts sous 40°.

0.9  Ecogard

0.5  Panthénol

 

Mmh,je ne vous dis pas l'odeur de cette crème...

Un petit aperçu:Photo_082__4_

 

Crème à la vanille:

3è crème de ce genre que je faisais dans ma journée. Allez savoir pourquoi,j'ai eu l'impression que l'émulsion ne voulait pas prendre. J'ai rajouté 1g d'émulsifiant,je n'ai pas eu l'impression que ça allait mieux. Je suis donc allée quatre à quatre chercher l'alcool cétylique à l'autre bout de la maison.

Une recette qui n'est donc plus en % mais en g

Phase A:

1 Alcool cétylique

8.5 Cire Olive Protection

5 Huile de coton

10 Calendula / Olive

5 Beurre de Karité

3 squalane d'olive

5 huile de coco fractionnée

20.5  Huile de  tournesol

0.2 vit E

 

phase B:

5 glycérine végétale

1 Allantoïne

10 Hydrolat Camomille

21.8 Lait d'avoine

0.4 gomme xanthane

 

Phase C: ajouts sous 40°

2  Macérât Vanille/sésame

2 Huile de carthame

0.9 Ecogard

0.5 Panthénol

10 gouttes Extrait aromatique vanille

Pas de photo,j'étais impatiente de mettre en pot.

Forcément,le temps de tout nettoyer,stériliser etc...la crème au chocolat a eu le temps de refroidir pendant que je préparais celle à la vanille.Ce n'est donc pas aussi joli que je le souhaitais mais ça a plu ,tant au niveau de la vue que de

 

l'odeur:  Photo_082__2_

 

Je crois que j'aurais dû la laisser tiédir tranquillement en remuant de temps en temps et procéder aux ajouts à peu près en même temps que l'autre. Là j'ai été un peu prise par le temps. De plus,en pleine mise en pot,le petit,  de son trotteur, fait tomber une chaise sur le pied de sa grande sœur.Celle-ci se met à hurler,bref,vous imaginez le tableau...J'ai été tentée par le yin et le yang car elle adore ce symbole mais j'ai laissé tomber vu l'ambiance (quoique?).

Verdict:

Une odeur à tomber! Je crois que je radote là...

En adaptant les proportions et les huiles,ça va me faire de belles idées cadeaux. Je fonds devant celle au chocolat.Quand je passe devant la salle de bain,je m'en tartine un peu les mains.

Efficacité: pas mal! La peau de ma puce commence à être plus douce,moins sèche.

Au niveau de la texture,il n'y a aucune sensation de gras lorsque je l'applique sur ma main. Elle pénètre très vite,n'est pas collante.Par contre,on a l'impression d'avoir les doigts qui accrochent lorsqu'on les frotte l'un contre l'autre.C'est ce que l'on appelle "cassant" peut-être? Malgré cela,j'en suis quand même très contente et ma puce ne se fait pas prier pour mettre sa crème.

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6 décembre 2010

Diaporama Aï Ti Baume : pour les victimes de Haïti

5 décembre 2010

Défi HE mal-aimées par Chabou : "J'emberlificote la carotte"

minis044Oui, oui, je sais ! Je suis en retard. (Mais j'ai quelques bonnes excuses)

Je voulais malgré tout honorer le défi de Malegria et vous faire profiter de mon combat avec la carotte que je n'aime pas. Elle me le rend bien d'ailleurs, et se défend de toutes ses fanes alors que je n'en suis pas fan.

 

Je voulais - et oui, Michèle - faire un baume pour les taches sur les mains des femmes sages.

J'avais trouvé il y a quelques temps une synergie "pot au feu", mais je l'avais abandonnée car je crois que ce qu'il y a de pire que la carotte, c'est bien le céleri en huile essentielle. (à part l'he d'ail qui ferait fuir tous les anosmiques -allez, cherchez !- de la terre)

J'ai néanmoins utilisé le céleri car c'est un incontournable contre les taches, mais noyé lui aussi, emberlificoté pour ne laisser que ses propriétés éclaircissantes.
J'ai rajouté du citron pour les mêmes vertus, les autres he ne seront là que pour adoucir l'odeur.

Il me fallait étoffer mon baume d'une synergie d'actifs autres que des huiles essentielles.
Du côté des huiles végétales, le lys semblait tout indiqué : elle contient de l'étioline (un alcaloïde) qui blanchit et éclaircit les taches.
Un macérât de poudre de réglisse (miam !) sur coco fractionnée, qui contient de la glabridine, entre autres, a prouvé son action éclaircissante.
Un macérât de carotte sur olive bio, pour la synergie aussi.

Et.... de la busserole, la dernière arme végétale que j'ai trouvée et qui a macéré un mois dans un mélange alcool-eau-glycérine. N'ayant aucune idée de la façon la meilleure d'en extraire les principes, j'ai choisi celui-ci, complété par un macérât classique dans de l'huile de coco fractionnée dont la stabilité me rassure pour toutes les "trempettes".

Sans_titre_1 Notre amie la busserole, amie aussi des ours qui la prennent pour du raisin, ou Artostaphylos uva-ursi contient de l'arbutine, un dérivé naturel de l'hydroquinone. Cette dernière figure en bonne place dans de nombreux soins éclaircissant smais n'est pas sans danger.  

"L'arbutine inhibe l'activité de la tyrosinase des mélanocytes humains cultivés à des concentrations non cytotoxiques et donc diminue la production de mélanine.
La quantité d'hydroquinone libre est très faible.
"

Bien, nous voilà parés !

Une formule classique de baume, enrichi d'IPP et de Rice NS pour un fini poudré et moins gras et les armes fatales contre les senteurs brouillonnes mais musclées de la carotte et du céleri :

  • 20 g de cire d'abeille
  • 10 g de cire de carnauba
  • 20 g de beurre de cacao
  • 15 g de beurre de kokum
  • 28,5 g d'huiles végétales et macérâts : ricin, huile de lys, réglisse, busserole
  • Extrait alcoolo-hydro-glycériné de busserole, réduit à chaleur très douce à une pâte semi-liquide
  • 1 g de Rice NS
  • 1 g de lécithine de soja
  • 1 g d'IPP (j'aurais du en mettre un peu plus)
  • Vitamine E
  • 3 g Synergie d'huiles essentielle : en gouttes : 20 carotte, 5 céleri, 10 géranium, 10 citron, 10 basilic, 10 anis étoilé, 10 lavandin grosso, 10 menthe arvensis, 5 rosalina.

A étaler en petite couche sur le dessus des mains avant d'aller se coucher, plonge tout le corps dans un rêve anisé et -espérons-le- va rendre à nos mains leur uniformité virginale.

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3 décembre 2010

Défi HE mal-aimées par Ka Fée : "Ma mal aimée préférée"

Quand je me suis inscrite à ce défi je souhaitais tout d'abord utiliser cette chère huile essentielle de tea tree que j'ai en horreur. Mais c'est finalement la carotte qui s'est imposée à moi. Simplement par curiosité, car je n'avais jamais senti cette huile essentielle et aussi par amusement car j'avais déjà déjà participé à un défi sur Potions et Chaudron et que mon savon était déjà à la carotte (mais sans l'HE).

 

Carotta_3

 

C'était en quelque sorte un défi supplémentaire que de faire un autre savon à la carotte, mais cette fois-ci très différent.

Et j'avoue que le seul défi d'utiliser l'HE de carotte était déjà énorme. Oui parce que, il faut bien l'avouer, elle n'est pas très agréable à sentir. Mais elle à cet aspect terreux et épicé que j'apprécie un peu plus.

 

Carotta_1

 

J'ai cherché longtemps comment l'agrémenter et puis j'ai décidé de l'associer au cèdre et à quelques agrumes, que j'affectionne particulièrement (orange et pamplemousse).

Bien entendu j'ai tout de suite imaginé faire un savon pour ce défi (comment aurait il pu en être autrement). Je voulais faire un savon à l'aspect terreux et dans des tons orangés. J'y ai donc associé l'ambre et le benjoin sous forme de macérât. Car l'odeur de la carotte me ramène à l'essence même de la Terre et me rappelle ces résines.

 

mac_r_t_ambre

Macérât d'Ambre


Voici ma recette (600g)

30% Huile de Coco
20% Beurre de Karité
30% Huile d'Olive (infusée avec de l'Urucum)
10% Macérât de Benjoin dans Huile de Soja
10% Macérât d'Ambre dans huile de Soja

Soude calculée sans surgraissage
Poids d'eau minimum

A la trace

42g d'Aloe vera
7% Macérât de Carotte
Oxyde rouge
Cacao en poudre
4ml HE Cèdre de l'himalaya
8ml HE Orange douce
6ml HE Pamplemousse
4ml HE Carotte

 

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Résine de Benjoin

 

J'ai ajouté également un macérât de carotte et de l'aloe vera à la trace pour faire de ce savon un véritable soin antioxydant et revitalisant. La résine de benjoin saupoudrée sur le dessus n'est là que pour la déco.

 

Carotta_2

 

J'ai voulu faire un de ces marbrages comme je les aime tant, graphique, aérien et coloré. La résine de Benjoin ajouté sur le dessus donne à ce savon son petit côté terreux et torturé.

Quand à la synergie, elle donne à la carotte tout son caractère, elle la révèle et l'adoucie en même temps. Le parfum est chaud et sucré. Je dirais que c'est presque agréable car je pense que l'odeur ne conviendra pas à tous le monde. Cela reste très spécial tout de même.

2 décembre 2010

Défi HE mal aimées par Lalla : la carotte

Avant toute chose je tiens à remercier les fées de Potion et Chaudron de m'ouvrir leurs portes le temps de cet article. Et d'écrire tant de choses passionnantes. C'est un plaisir souvent renouvelé que de lire les articles de ce blog.



*** Sur l’huile essentielle de carotte ***

Je n’aime pas. L’odeur est poussiéreuse, vaguement épicée, un peu écœurante. Mon HE mal aimée, c’est la carotte. Je n’aime pas non plus la gaulthérie mais je crois que c’est une autre histoire.

Je sais que ma répulsion immédiate pour la carotte m’a empêchée de mieux la connaître. Elle peut être bien utile pourtant. Le premier intérêt de ce défi a été pour moi de me contraindre à sentir réellement cette HE. A force de renifler, de ne pas trouver les mots pour décrire ce que l’on sent, de revenir vers le flacon d’HE, on apprivoise déjà mieux la bête.

 

Une petite liste des qualificatifs que m’inspirent l’HE de carotte, au-delà du beurk ;) :

Chaud
Terreux
Sucré
Fleuri
Vert
Un peu fumé, tiens en sentant de plus près cela m’évoque légèrement une odeur d’immortelle, voire de camomille noble

D’où un sirupeux
Sec mais pas trop, un peu poussiéreux

Il y a là dedans une combinaison d’odeurs qui m’intrigue.

 

*** Trois objectifs ***

- Une odeur agréable

- Une synergie efficace

- Une formulation bien conçue

 

Sur l’odeur. Spontanément, voici ce qui j’ai sorti de mes tiroirs : encens, citron, orange sanguine, petit grain, orange sanguine. J’ai mélangé 10 gouttes d’HE de carotte (celle d’aroma zone) avec 10 gouttes de chacune des autres et j’ai attendu deux semaines.

On garde : encens, citron, petit grain. Palmarosa est intéressant. L’orange sanguine n’est pas agréable.

 

*** Recherches ***

Perfumersworld (EN) :

Pour avoir une description de l’odeur, de la tenue dans différents supports et pour piocher quelques idées. Il y aussi un calculateur gratuit pour parfumeur sur le site que je n'ai pas encore utilisé.

 

Aromazone (FR);

Pour les synergies tirées, comme ils le disent, d’ouvrages de référence en aromathérapie.

 

Rainbowmeadow (EN, mais très simple d'utilisation) :

Je ne comprends pas bien comment sont conçus leurs accords mais ils tombent souvent juste. Je ne m’en suis pas servie cette fois-ci, une autre peut-être.

 

Thegoodscentcompany (EN) :

Un autre répertoire un peu difficile à utiliser mais bien pratique une fois que l’on a compris comment il fonctionnait.

 

J’aurais bien aimé tenter l’association carotte cèdre (mentionnée sur perfumers world) pour imiter l’iris mais je ne savais pas quelle senteur a l’iris et je n’ai que de l’HE de cèdre de l’atlas.

 

*** L’odeur, j’ai retenu trois axes ***

- Carotte, encens, citron, petit grain, vétiver ;

- Carotte, petit grain, citron ;

- Carotte, palmarosa, géranium, petit grain sur fleurs, laurier, amyris, cacao (celui-ci est encore en projet) : j'aimerais quelque chose de sucré, un peu amer, fleuri sans être fi-fille. Il manque quelque chose sans doute, j'affinerai en faisant le mélange.

 

*** La synergie ***

A priori, je ne crois pas que tout mélange d’he soit meilleur que les he en question seules.  J’aime autant m’inspirer fortement de celles publiées sur AZ. Je possède certains des ouvrages d’où elles proviennent, qui me servent de référence mais ils ne disposent pas d’un outil de recherche aussi performant que celui d’AZ…

 

Je retiens :

- Carotte et citron pour un effet anti tâches, plutôt pour le corps et les mains que pour le visage.

- Carotte et palmarosa pour une huile belle peau. Cette dernière version n’a pas de formule particulière, je tiens cependant à la mentionner parce que je n’aimais ni l’une ni l’autre de ces huiles essentielles. La somme, olfactive au moins, est supérieure aux entités qui la composent.

 

*** Les formulations ***

J’avais d’abord hésité à appeler ma réponse au défi « Huile éclaircissante ». Je pense finalement qu’anti tâche est plus à propos. Je ne veux rien d’agressif et si l’intérêt d’une peau plus claire m’échappe, je vois tout l’attrait d’un produit anti tâches.

En parcourant Cosmetic Formulation of Skin care products, j’ai appris que les acides linoléique, oléique et linolénique auraient des propriétés éclaircissantes. J’ai décidé d’utiliser une proportion conséquente d’huiles riches en cet acide gras qui est aussi nourrissant, anti inflammatoire, plein de qualités enfin et tout à fait approprié à ma peau sèche et à cette saison moins qu’agréable.

L’huile la plus riche en acide linoléique dont je dispose est l’huile d’oeillette. L’huile de tournesol est aussi intéressante de ce point de vue, peu onéreuse et facile à trouver.

Pourquoi une huile, préparation basique s’il en est ?

- c’est un bon medium pour les odeurs,

- la préparation est facile et rapide,

- mes émulsions peuvent avoir des tendances à l’instabilité que quelques semaines ne suffisent pas à révéler,

- Enfin, j’aime bien le gras.

 

*** Mes huiles ***

Huile de chanvre (Gracefruit) : 5% 

Huile de pépins de framboise (Gracefruit) : 4%

Huile de sésame (Huiloreine) : 8%

Huile de tournesol (Huiloreine) : 16%

Huile de son de riz (Gracefruit) : 4%

Huile d’oeillette (Christian Vilain) : 63%

 

Je n’ai pas utilisé d’anti oxydant parce que je n’ai rien chauffé et parce j’en incorpore une petite quantité dans les huiles fragiles (chanvre, pépins de framboise) dès que je les reçois.

 

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*** Ma synergie ***

Carotte (AZ) : 30 gouttes

Encens (Paradesa) : 15 gouttes

Petit grain sur fleurs (Eden botanicals) : 15 gouttes

Citron (Essenciagua) : 20 gouttes + 10

Vétiver(Bio mada) : 5 gouttes +1

 

Réflexion faite, j’ai ajouté 5 gouttes d’HE de lavande sauvage de Vitalba pour lier le tout.

 

J’ai dosé à 3% à peu près. C’est un peu plus que d’habitude. Je teste en général mes préparations sur une portion réduite de mon corps avant de les utiliser. Je tenais à avoir une proportion non négligeable d'HE de carotte question de ne pas noyer le problème. ;)

 

*** A l’usage ***

Ça sent bon. Même le copain le dit. C’est vraiment agréable. C’est modérément gras, voire assez peu.  Moins gras que l’huile d’olive, pas cireux du tout pour moi qui ai l’habitude du karité, un peu plus gras que l’huile de tournesol mais pas poisseux pour autant.

Ne me croyez pas sur parole, j’aime plutôt le gras moi (qui a dit que je me répétais…).

Pour l’effet anti tâches… Je n’ai pas encore assez de recul.

Je suis très heureuse d’avoir participé à ce défi. Je crois que je vais mettre de la carotte partout maintenant. J’ai encore plusieurs idées que je n’ai pas eu le temps de formaliser.

28 novembre 2010

Shampoing solide 2 en 1

 

J’apprécie beaucoup les shampoings solides, entre autres parce que je trouve cette façon de se laver les cheveux très ludique et pratique.

 

 

 

 

On peut également si on le désire les utiliser sous la douche pour se laver le corps.

 

Avec 100 g. de shampoing solide je peux faire beaucoup plus de shampoings qu’avec la même quantité de shampoing liquide ou crémeux, parce que je peux mieux gérer la quantité à mettre sur mes cheveux.

 

 

 

Dans ce shampoing solide, j’ai dosé mes tensioactifs en fonction de leur pH et en essayant d’utiliser la juste quantité, pour obtenir un shampoing solide qui mousse suffisamment pour laver sans agresser mes cheveux et mon cuir chevelu. J’envisage même de baisser encore les tensioactifs dans mon prochain shampoing solide, car j’ai remarqué que selon la formulation d’un produit lavant, le développement de la mousse est plus ou moins abondant.

 

La phase huileuse est importante, mais la mousse que dégage les tensioactifs permet de parfaitement rincer les beurres et les huiles. Mes cheveux de la racine aux pointes après rinçage, sont légers et nourris avec cette formule. Aucune sensation de cheveux lourds ou qui regraissent plus vite de toute la semaine.

 

Personnellement je veille surtout à ne pas surdoser le BTMS et le cetearyl alcool pour éviter d’avoir un shampoing solide trop dur qui aura du mal à fondre et à mousser.

 

Grâce au BTMS ce shampoing solide se comporte comme un 2 en 1 et il est inutile d’utiliser un après-shampoing.

 

J’ai choisi l’alcool cetearylique comme coémulsifiant car il est synergiste de mousse et qu’il fait bon ménage avec le BTMS qui en contient.

 

Grâce à l’ajout d’alcool cetearylique dans ma recette, j’ai baissé le dosage de BTMS pour réduire la quantité du conditionneur behentrimonium methosulfate. Je trouve suffisant le dosage de behentrimonium methosulfate que contient mon shampoing solide pour l’effet conditionneur sur mes cheveux.

 

J’ai déjà fait des shampoings solides avec de la lanoline et sans lanoline. J’ai remarqué un réel bénéfice de la lanoline dans les shampoings solides. J’ai constaté que l’ajout de lanoline me permet d’avoir des cheveux bien hydratés une fois secs, plus qu’avec la glycérine employée seule.

 

J’aime beaucoup la glycérine dans un produit lavant, car je trouve qu’elle améliore le pouvoir moussant des tensioactifs. Son avantage également, c’est que j’ai remarqué qu’elle donne une certaine élasticité à la pâte lors de la préparation, ce qui me permet d’avoir un shampoing solide que je peux utiliser jusqu’à la fin sans qu’il s’effrite ou se casse.

 

  

 

 

Recette :

 

Faire fondre au bain marie :

 

25 g. sodium coco sulfate

15 g. sodium cocoyl isethionate

20 g. beurre de cacao

5 g. beurre de karité

5 g. huile d’argan

3 g. huile de carthame

2 g. lanoline végétale

10 g. BTMS

5 g. alcool cetearylique

une pointe de couteau d’oxyde bleu ultramarine

 

Une fois les ingrédients ci-dessus fondus rajouter :

 

10 g. glycérine végétale

 

Après avoir fouetté quelques instants la glycérine dans la préparation rajouter :

 

30 ml. hydrolat de rose

 

Dès que l’hydrolat de rose est incorporé dans la préparation, fouetter jusqu’à l’obtention d’une pâte très homogène comme une pâte à choux.

 

Rajouter ensuite :

 

5 gouttes de vitamine E

5 gouttes d’EPP

5 gouttes de conservateur Naticide

15 gouttes d’huile essentielle de menthe

 

Bien fouetter la préparation et la sortir du bain marie.

 

Cette préparation doit être fouetté jusqu’à ce qu’elle refroidisse.

 

On peut mettre cette pâte dans des moules comme je l’ai fait, ou choisir de la pétrir à la main comme une pâte à modeler.

 

Je pense que la consistance pâte à modeler est due à la glycérine et à l’hydrolat.

 

Si la pâte a été coulée dans des moules, il vaut mieux les faire séjourner quelques heures au congélateur avant le démoulage.

 

 

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25 novembre 2010

Défi HE mal-aimées par Lolitarose : "mal aimée, je suis la mal aimée"

 

Mal aimé ! je suis le mal aimé ...

Je suis sûre que vous connaissez tous ce vieux tube d'un de nos bons vieux chanteurs populaires. Et étant donné le titre choisi par Malegria pour ce nouveau défi de sorcières, ressortir ce vieux tube éculé du placard était vraiment tentant.

Facile ! me direz vous. Soit, je vous le concède. Mais pour tout vous dire, le contexte dans lequel j'ai élaboré le soin que j'avais destiné au défi est un peu marqué du sceau de ... la poisse, ou la chkoumoune, ou en tout cas il y a des jours où je me dis que j'ai dû m'appeler Caliméro dans une vie antérieure !

Pourtant tout était plutôt bien parti ! Malegria a lancé son défi et c'est avec un véritable enthousiasme que je me suis inscrite. Je dirais même que j'étais d'autant plus enchantée que certaines de ces huiles mal-aimées sont de véritables chouchous pour moi. Qui ne connait pas ma passion pour la carotte que j'adore incorporer dans des synergies parfumées ?

J'ai d'ailleurs été tentée de vous resservir la synergie créée pour le défi des barrinettes de Chabou et qui doit se ballader quelque part sur ce site. Mais bon, pour une fois où je viens poster dans cette prestigieuse maison où officient de non moins prestigieuses sorcières, je ne pouvais pas vous servir du réchauffé, pas vrai ?

J'avais ma petite idée... et pour tout vous dire j'avais très vite élaboré un parfum dans ma tête : toutes les HE y étaient, j'étais sûre de mon coup sans même avoir versé les huiles dans le flacon. Pour la crème aussi d'ailleurs, j'ai sû tout de suite ce que je voulais créer et la formule était très vite prête dans ma tête.

Craneuse et fière de moi, j'étais ! Du coup j'ai pris mon temps. Du reste pourquoi se presser puisque tout était prêt dans ma tête, YAVAIPLUKA !

Oui, mais voilà, comme dirait encore feu notre ami Cloclo "ça s'en va et ça revient"... Et en ce qui concerne votre pôôôvre Lolitarose, en ce moment côté cosméto-chance ce serait plutôt "ça s'en va !".

Mais revenons donc au défi ! J'avais donc tout choisi : huile essentielle de tea-tree que je voulais transformer en bonbon acidulé dans un super soin exfoliant-réparateur pour d'autres mal-aimés : j'ai nommé nos amis les pieds.

Il est vrai qu'après un été passé à traîner en tongues sur nombre de chemins caillouteux, un soin réparateur s'imposait. J'avais depuis longtemps l'idée d'introduire de l'acide salycilique dans ce type de soin, car j'en connaissais ses vertus exfolliantes particulièrement adaptées à des pieds malmenés. J'optais donc pour un dosage de 10% environ associé à des huiles simples mais efficaces - olive, sésame, macadamia -  qui devaient permettre à la peau très déshydratée de cette partie du corps d'être nourrie en profondeur.

Emballée par ailleurs par ma dernière formule de crème très simple au savon - la crème de Lina - , je ne pris pas la peine de réfléchir aux possibles incompatibilités entre les différents ingrédients de la recette.

Je me jetai donc bille en tête et pleine de fougue à l'assaut de mon chaudron en oubliant que la cosmétique est avant tout de la chimie et qu'il y a des règles de base à respecter. Et mélanger un acide à du savon, en tout cas dans de telles proportions et sans autre émulsifiant, était bien évidemment la dernière des choses à faire ! 

Mais avant de poursuivre le récit des mésaventures de la pôôôvre Lolitarose, regardez d'abord  toutes les belles choses que j'y avais jeté dans ce chaudron !

Tout d'abord la synergie, que je vous livre sans plus attendre, formulée en gouttes :

-5 tea-tree (la mal aimée de mon choix)

-2 cèdre

-3 bergamote

-1 gingembre frais

-4 PG mandarinier

-5 orange sanguine

-5 absolue benjoin

-10 extrait alcoolique de Tonka

J'ai réalisé le dosage au nez, comme à mon habitude : un peu de chaque ; on laisse reposer quelques secondes ; on sent ; on ajuste. Et le résultat, comme je l'avais anticipé était juste parfait : acidulé grâce aux agrumes et doux et chaud grâce au benjoin et à la fève tonka.

Trop forte la Lolitarose ! 

Allez, la crème maintenant !

Ingrédients de la formule de départ  (en grs)

Phase huile

-30 sésame

-20 macadamia

-25 macérat de tonka sur arachide

-20 olive

-10 savon

-10 alcool cétéarylique

Phase eau

-70 eau déminéralisée

-30 HA de genévrier

-10 glycérine

-3 allantoïne

Phase 3

-conservateur

-parfum

-20 acide salycilique

Comme pour la crème de Lina, dont j'avais au départ juste adapté la recette, l'élaboration s'est avérée simplissime et j'ai eu très vite une belle crème riche et brillante - encore trop forte la Lolitarose! - à laquelle ne restait plus qu'à introduire en dernière phase l'acide salycilique dilué dans de l'eau.

Et là, patatra ! en moins de temps qu'il ne m'en faut pour l'écrire, ma belle crème s'est déphasée. Et pas qu'un peu, hein ? totalement !

Mais je ne me suis pas avouée vaincue, non, non ! Un défi est un défi et les défis n'effraient pas Lolitarose ! J'ai donc  commencé par essayer de rattraper la mixture en remettant le tout à chauffer et en incorporant de la gomme xanthane (0, 6 gr), puis de la cellulose (0,4 gr), dans l'espoir - vain ! - de re-lier tout ça.  Pfft ! j'ai eu beau touiller, touiller et touiller encore à m'en démonter le bras, ça n'a pas pris.

Ne m'avouant pas encore totalement vaincue, je décidai de muscler la formule en incorporant une grosse proportion  de beurres : 10 gr de nilotica, 7,5 gr de cupuaçu et en prime 10 gr de cire de soja. Donc, re-chauffe et re-touillage intensif à m'en donner des crampes. Mise au frigo. Re-touillage. Mise au frigo. Touillage. Mise au frigo...

RA-TA-GE !!!

Il fallait bien me rendre à l'évidence, cette crème n'en serait jamais une. Le résultat n'est qu'un amalgame de minuscules billes blanchâtres (les beurres qui ont granulé) surnageant dans une marre d'huile jaune orangée. BEURK ! Impossible de publier ça sur Potions !

Je luttai contre l'envie violente de jeter mon bol par la fenêtre. Et j'étais tellement dépitée que je me sentais incapable de me relancer dans une nouvelle formulation.

Finalement je transvasai mon gloubiboulga dans un gros pot et le laissai de côté. Puis je m'installai devant mon MAC, bien décidée à me consoler en allant papoter avec les gentilles coupinautes qui me font régulièrement le plaisir de venir faire une pause sur mon blog.

Las ! un malheur n'arrivant jamais seul, voilà que la machine s'est grippée m'empêchant de laisser le moindre commentaire. Qu'à cela ne tienne, me dis-je, je m'en vais donc publier un nouvel article, histoire de rattraper un peu le retard accumulé ces dernières semaines. Mais là encore, Môssieur Apple avait décidé de me pourrir la vie jusqu'au bout en m'interdisant maintenant  toute publication.

La plaisanterie s'éternisant sur plus de 15 jours sans que je puisse rien faire, je pris le taureau par les cornes et sacrifiai plusieurs heures d'un court week-end à chatter avec la hot-line de Môssieur Apple sans qu'aucune solution n'ait malheureusement pu être trouvée.

Je vous épargne les détails, mais en substance un charmant jeune homme virtuel m'a expliqué avec la plus grande courtoisie que "j'ai sûrement un vieux micro pourri et une connexion internet défaillante...", alors qu'à chaque nouvelle tentative de publication s'affichait un seul message : "serveur apple occupé, essayez plus tard" .

En d'autres termes, on m'expliqua que je n'avais plus qu'à mettre la clé sous la porte car personne ne pouvait -ni ne voulait- rien  faire pour cette pôvre Lolitarose.

Autant vous dire que j'étais littéralement sonnée :

"Ravie d'avoir fait ta connaissance Lolitarose, mais maintenant il est temps que tu te casses !" 

Voilà le message que je reçus en pleine face un lundi de Toussaint gris et triste comme la mort.

C'est donc la mort dans l'âme que je saisis aujourd'hui l'opportunité de ma présence dans cette accueillante maison pour vous annoncer que

le blog de Lolitarose c'est fini

Et l'ironie de l'histoire c'est que je ne peux même pas l'annoncer officiellement sur mon blog puisque je ne peux plus rien publier !

Comme pour ma crème mal aimée, j'ai bien été tentée de tout envoyer valdinguer par la fenêtre, à commencer par mon micro. Bye Bye l'aventure blog !

Et je suis finalement  retournée vers mon horrible crème-gloubiboulga avec la ferme intention de la punir, elle,  de tous mes malheurs (en la jetant dans les WC) mais  je me suis dit qu'avant de commettre - qui sait ? - l'irréparable, je pouvais au moins la tester, juste pour voir... Et là, waouh ! un beurre, certes un peu huileux, mais tout glissant,  pénétrant rapidement et sans trop graisser. Laissant une peau ultra-douce. Et ce parfum !!! 

Je décidai finalement de lui laisser une seconde chance et rangeai le pot dans la salle de bains. Depuis mes pieds malmenés ont droit chaque jour à un petit massage au bonbon acidulé et ils adorent. Je n'ai donc pas jeté le pot dont je fais un usage immodéré, en cachette. Etant bien entendu qu'il était exclu que j'offre cette horrible chose à mes chères copines parisiennes. On a son amour propre quand même !

Mais bon, parce que c'est vous je veux bien juste vous la montrer cette mal-aiméeP1030094

 

 

 

Désolée pour la très mauvaise qualité de la photo et la mise en page pas terrible, mais je ne maîtrise pas toutes les subtilités de canal-blog.

Finalement cette mal-aimée a eu plus de chance que mon blog, car même bancale elle reste utilisable et même agréable à l'application.

Mon blog étant définitivement condamné lui à une mort certaine, j'ai sérieusement envisagé d'arrêter net l'aventure blog tant la seule vue d'un ordinateur me provoquait des nausées.

J'ai donc pris un peu de temps pour réfléchir à l'avenir plus sereinement et aller regarder chez d'autres prestataires un moyen de repartir sur des bases plus saines.

Alors, bien que rien ne soit encore définitif dans ma tête, j'ai pris la décision de re-commencer à zéro avec un nouveau blog, dont je vous annonce le lancement à titre expérimental à l'adresse suivante

  http://lacosmetodesparisiennes.blogspot.com

L'ancien restera pour l'instant ouvert jusqu'à ce que j'aie intégré son contenu -du moins une partie- dans le nouveau site.

Après les Malheurs de Sophie, vous venez de lire les Malheurs de Loli, moins drôles je vous l'avoue. Mais promis-juré, c'est décidé j'arrête de pleurnicher et de vous embêter.

Je vais bien, tout va bien

Je vais bien, tout va bien...

 

23 novembre 2010

Défi HE mal-aimées par Lys blanc : " Gel peau mixte pour homme"

 

          Idée de départ

Un lait fluide après-rasage pour mon petit frère, histoire d’essayer l’émulsifiant L pour la première fois.

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         Au final

Un gel peau mixte, pas forcément après-rasage.


          Ah si je m’étais un peu plus renseignée sur l’émulsifiant L, si j’avais vu cet article de Michèle par exemple.
Mais non, je ne dirais pas que c’est  un ratage, plutôt  une expérience ^^.

Et puis de toute façon il se rase peu.

           Je ne sais pas ce que j'ai bidouillé mais l'arrow root et l'émulsifiant L ensemble,   « ça ne doit pas le faire ».

Prise d’une brusque inspiration, j’ai décidé au dernier moment de rajouter de l’arrow root car le dernier lait que je lui avais fait laissait la peau un peu brillante.

         L’expérience

*
 Phase huileuse

-10g Huile de coco fractionnée
- 8g Huile de jojoba
- 4g Huile de nigelle
- 1g Emulsifiant L

*Phase aqueuse

-55g Eau
-32g Hydrolat Menthe poivrée (maison ;-), ciste Ladanifère et Romarin à verbénone
- 2g Glycérine
- 2g Aloe Vera

*Ajouts

- 6g Arrow root (dilué dans phase aqueuse)
- 4 gouttes Vit E
- 10 gouttes Bisabolol (fin de flacon)
- 1 pdc de Chlorophylle en poudre
- 0.5g HE d’un mélange menthe,ciste,petit-grain.
- 0.9g Conservateur Ecogard

Mélange des huiles essentielles :

-1 HE Menthe Poivrée
-1 Ciste Ladanifère
-2 Petit grain Bigarade


          La recette n’est pas en % car j’avais prévu 40g d’eau (40%) et il se trouve que j’ai dû rajouter 15 d’eau pour avoir une émulsion correcte.

Ça donne ça :   


cr_me_lysblanc             

 


          Mise en œuvre

Avant tout, bien évidemment lavage des mains, stérilisation du plan de travail et matériel.

1-Faire chauffer l'eau + glycérine. C'est là que j'ai fait n'importe quoi, j'ai mis l'arrow root dans la phase aqueuse au lieu de huileuse. Je me suis retrouvée avec une espèce de gel.

2-En même temps, chauffer la phase huileuse (+ l'arrow root si l'on a décidé de bien faire les choses)

3-Allez changer le fils qui a décidé que la sieste était finie pour cause de couche sale

4-se relaver les mains

5-tout réchauffer parce qu'il y a plein de grumeaux (les étapes 3, 4 et 5 sont facultatives)

6-Ajouts des hydrolats, aloe vera puis du reste des ingrédients sous 40°, un par un, en remuant bien entre chaque

7-mise en flacon lorsque le gel est à température ambiante.


          Verdict

J’ai eu un tout petit souci, Je n’ai pas réussi à bien dissoudre la chlorophylle.

Les grumeaux ont fini par disparaître. La texture gel est vraiment réussie, ça glissait tout seul dans mon bol !

Je teste ce gel depuis une semaine sur ma peau mixte et j’en suis ravie.
Mon teint est plus lumineux et rosé, les boutons (que j’ai tripotés) imperfections disparaissent, le grain est vraiment affiné.

Un petit peluchage si l’on masse un peu trop longtemps.
Mis à part ça je suis vraiment ravie (oui, je sais, je me répète, mais vraiment je suis RAVIE).

Certes, des petites choses sont à améliorer au niveau de la texture. Laisse quand même la peau hydratée mais sans sensation de gras.

Ma peau d’habitude très sensible la supporte bien. Pas de tiraillement ni rougeur.

L’huile essentielle de menthe est bien évidemment ce qui prédomine. Je ne pense pas qu’on sente l’odeur de ciste.

          Je vous laisse, fiston a encore une couche à changer. Décidément ces haricots verts!

Promis Frérot, ne te fie pas à la couleur verte, y'en a pas dans ta crème!

 


19 novembre 2010

Lait onctueux pour un corps d'ambre chaud

Avec un titre pareil, j'ai intérêt à me montrer à la hauteur !

La formule m'est venue cette nuit (ça y est, je me mets à rêver d'émulsifiants !) tandis que je me demandais ce que donnerait l'association de l'Olivem 1000 et du Cétearyl glucoside.

Ploum, ploum, ploum, pensai-je. Oui, quand je pense, ça fait ploum, ploum, ploum.

Mon amie la Lysolécithine n'a pas tardé à pointer le bout de son nez collant mais si doux et j'ai décidé dans la foulée de la joindre à la danse.

J'ai aussi débauché ce compagnon fiable qu'est le MF pour faire une ronde encore plus douce.

Me disant qu'un peu de corps serait le bienvenu pour corser ce menuet des plus sereins, j'ai invité les inséparables Alcool cétylique et Cétyl palmitate pour un quadrille plus soutenu.

Enfin, comme je ne sais plus danser sans mon trio Coco fractionnée, Squalane et Isopropyl palmitate, j'ai bouclé la chenille en y invitant la nourricière huile de Germes de blé qui fait un si beau couple avec son amant diaphane le Kukui.

Cette troupe de danseurs effectue pirouettes et entrechats, pas chassés et portés majestueux avec à même la peau rien d'autre qu'un peu d'extrait de Centella asiatica, de NFF et de Panthénol.

Quel spectacle !, me dis-je. Seulement, pour que la fête continue sans que les artistes soient fatigués, il m'a semblé bien naturel de leur offrir à boire.

Je les ai ainsi grisés d'un breuvage secret et mûri aux arômes profonds, boisés et vifs, évocateur d'un doux ambre chaud.

 

Voici la troupe :

Phase huileuse 31%

. 5  HV germes de blé
. 10 HV kukui
. 5  HV coco fract.
. 3  Squalane
. 2  IPP
. 1  Alcool cétylique
. 1  Cétyl palmitate
. 2  Cetearyl glucoside
. 1  Olivem 1000
. 1  Lysolécithine
. 10 gt Vit. E

 

Phase aqueuse 60%

. 58  Eau
. 1 pointe de couteau Xanthane
. 2  MF


Troisième phase 9%

. 2 Tecamilk
. 2  NFF
. 2  Panthénol
. 15 gt Cosgard
. 5 gt Acide lactique
. 2  HE "03"

 

Tous ces camarades s'échauffent chacun dans son coin et se rejoignent pour s'assembler sous le rythme infernal des lames de mon mixer. Ils en ressortent inséparablement liés sous la forme d'un lait onctueux. C'est seulement alors que je les gâte de quelques actifs et les abreuve de cet élixir magique qu'est le mélange d'HE n° 03.

 

Le voici, d'ailleurs, en gouttes pour 100 g :

 

Du profond :

. 20  Benjoin
(à 25% dans l'alcool)
. 10  Tonka
(à 10% dans l'alcool)
. 5   Myrrhe
. 10  Encens (carterii)

Du boisé, profond aussi :

. 7  Cèdre Himalaya
(assez semblable à l'Atlas)
. 5  Kunzea
. 3  Ciste
. 3  Bois de rose

Du vert doux :

. 2  Bay Saint-Thomas
. 3  Sauge sclarée

Du vif fleuri :

. 3  Lavande fine
. 7  Orange
. 3  Citron vert
. 3  Petit grain bigarade
. 5  Rhododendron
(une merveille trouvée chez Hévéa, au parfum de rose agrumée sucrée)

 

DSCN1419

 

Le Lait onctueux dans son bain froid sur assiette creuse et kitsch.
(Voit-on la goutte tombée qui creuse la surface ?)

N.B. : Consultez les commentaires pour un trio émulsifiant moins épaississant et plus proche d'un lait. C'est encore en projet !

18 novembre 2010

Présentation de la famille et Beurre anti-vergetures

Tout nouveau sur Potions et chaudron, il convient que je fasse mon Dignus est intrare.

Tambouille...

J'ai commencé par des recettes simples, ratées ou réussies, mais qui ne me donnaient pas entière satisfaction : trop gras, texture peu agréable, manque de technique, mauvaise connaissance des ingrédients.
Par ailleurs, j'avais toujours en tête la recette mythique du Cérat de Galien et en cherchant sur Internet...

Des baumes...

... voilà-t-il pas que je tombe sur un blog qui parle de baumes, d'encens, de résines, de teintures et de plantes, de cérats onctueux et de voyages exotiques. Vous l'aurez compris, j'étais chez Venezia.

De l'élégance...

Continuant mes pérégrinations, re-voilà-t-il pas que je retombe sur un blog qui mêle art et technique avec élégance dans des textures onctueuses et des parfums prometteurs d'ivresse. Vous l'aurez compris, j'étais chez Yulaan.

 

De ce couple que je marierais volontiers pour leur partage initiateur, j'ai donc reçu l'inspiration et la curiosité cosmétique.
Tout cela sans jamais avoir osé le leur dire. C'est maintenant chose faite. Honoris causa.

 

Je me suis fait alchimiste, avec mon mortier et mon pilon, et sorcier, avec ma baguette de touillage...

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...et aussi farceur, mais ça, je l'étais déjà.

Photo de famille

Donc, parmi les nouveautés de ma cuisine-laboratoire, voici un portrait des derniers-nés :

DSCN1356

On y reconnaît, au premier plan :
une Crème protectrice et une Crème de jour au Cétéaryl glucoside, au deuxième rang, le Beurre n° 3, le Lait nettoyant, une autre Crème de jour à l'Olivem 1000, un Contour des yeux, une Crème à la cire n° 3, une Crème de nuit, un Fluide de jour, un flacon contenant un mélange d'huiles essentielles parfumantes n° 4, un mélange d'huiles essentielles adaptées au visage qui se nomme "M" (comme mélange), un Beurre Yulaan (je vois vos oreilles se dresser) et un Beurre de Spa (je vois encore vos oreilles se dresser).

 

Certains de ces petits nouveaux sont des recettes quasiment à la lettre que vous trouverez sur ce site, donc je vous présente d'abord un beurre, cependant largement inspiré de celui de Yulaan sur son site, réinterprété par mes soins.


Voici le Beurre n° 3 (aux vertus espérées anti-vergetures)

 

DSCN1358

Vous remarquerez les modifications apportées à la recette originale, je m'en explique plus bas.

 

Voici comment j'ai construit ce beurre corporel :

Phase huileuse 45%

. 5  BV nilotica
. 5  BV sal
. 5  HV argan
. 5  HV germes de blé
. 5  HV rose musquée
. 3  Squalane
. 3  IPP
. 4  Phytostérols d'avocat
. 3  Alcool cétylique
. 3  Cire de soja
. 1  Stéarate de Mg
. 3  VE
. Vit. E (en conséquence, pour protéger l'HV rose musquée qui chauffe avec la PH)


Phase aqueuse 51%

. 45  EAU
. Xanthane (une pititchounette)
. 3  MF
. 3  Ester de sucre

Troisième phase 4%

. Conservateur
. 5 gt  Acide lactique (mon eau minérale est presque neutre)

A quoi s'ajoutent :


UNIQUEMENT HORS GROSSESSE ET HORS ALLAITEMENT

(Merci LYS BLANC, pour ce rappel)


. 3  HE mélange "R" comme Restructurant

A part égales : Bois de rose, Ciste, Géranium Bourbon, Lavande fine, Myrrhe

(Selon mes recherches rapides, c'est surtout le Ciste qui est interdit aux femmes enceintes ou allaitantes. Renseignez-vous précisément ou faites l'impasse sur les HE.)


Commentaires

Nilotica et Sal, pour la consistance.
Argan, Germes de blé et Rose musquée pour l'effet restructurant, je destine ce beurre à une action anti vergetures.
Squalane et IPP pour la pénétration et le glissant.
Phytostérols pour la rondeur et la richesse.
Stéarate de magnésium pour essayer parce que je ne savais pas quoi en faire.
HE mélange "R" : réputé restructurant, on verra !

Au passage, une photo de ma nombreuse famille d'HE :

DSCN1396

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Toutes étiquettées, c'est bien pratique ! On y reconnaît Orménie, Sauge sclarée,  Citron vert, Menthe poivrée, Pamplemousse, Fève Tonka, Baume du Pérou, Livèche, Cade, Nard, Géranium. Mais il y en a plein d'autres !

 

La structure du beurre original telle que donnée par l'auteur est similaire pour les émulsifiants, j'y ai ajouté des ingrédients ciblés pour l'effet que je voulais donner à ce beurre.

 

Alors, qu'obtiens-je ?

Une crème au beurre comme chez le pâtissier, très onctueuse, au toucher vraiment riche mais d'une bonne pénétration, à utiliser en petites quantités sur les zones concernées. Vous voyez lesquelles...

 

Voilà pour ce premier post.

 

N'hésitez pas à laisser des commentaires, je serai heureux de partager vos impressions et vos remarques.

 

Bonne journée à tous !

17 novembre 2010

Défi "les HE mal aimées"

Voici un défi qui me trotte dans la tête depuis un moment déjà et que je me décide à lancer si vous êtes partant(e)s.

Il s'agit d'exploiter une certain nombre d'huiles essentielles aux propriétés très intéressantes mais que l'on a tendance à écarter de nos formulations à cause de leur odeur jugée difficile.

Il y a tant d'HE comme cela: le ciste, les camomilles, l'immortelle, le patchouli, la carotte, le tea tree, etc.

 

parfumeur

Blog de l'auteur de l'illustration

 

          L'idée m'est venue grâce à une superbe crème pour les pieds de la Princesse au petit pois, qu'elle a parfumée avec une synergie de Donna Maria contenant arbre à thé et carotte.

Ces HE difficiles se fondent tellement bien dans la fragrance obtenue qu'on ne les reconnaît plus du tout mais par contre, l'odeur est délicieuse.

 

          Je vous propose de travailler sur les huiles essentielles suivantes :

arbre à thé

- carotte

- niaouli

Et de choisir une seule de ces he, celle qui vous inspire le plus (ou qui vous rebute le moins),

d'élaborer un produit en fonction de ses propriétés,

et de lui donner un parfum agréable malgré votre HE "mal aimée"

 

          Le défi est ouvert à toute sorte de produit : soin cosmétique ciblé ou simple crème hydratante, savon, soin médicamenteux, ou produit désinfectant, le terrain de jeu est vaste.

Ce sera un vrai défi pour moi car je vous avoue que je n'ai aucune idée de ce que je vais fabriquer... mais je trouve intéressant de mettre à l'honneur ces HE à fort potentiel.

 

          Etant au Pérou, je ne vais pas pouvoir envoyer mes produits, ni découvrir les vôtres, encore moins organiser une sorte de swap en recevant vos produits et en les répartissant à chacun(e).

Mais si le coeur vous en dit, vous pouvez bien entendu vous envoyer vos créations. Sinon, je pense que nous aurons déja bien du plaisir à nous lire et à reproduire ou nous inspirer des formules proposées.

 

Alors que pensez-vous de ce défi ? Qui est partant ?

Et aussi, dites-moi quel délai vous irait.

 

Délai proposé : à partir du 12 octobre et jusqu'au 25 novembre

Participants :

- Catherine
- Loulou
- Chabou
- Mlk
- Ka fée
- Venezia
- Michèle
- Lolitarose
- Lalla
- Lysblanc

15 novembre 2010

Quintet balm

            Un quintet de baumes aux effets thérapeutiques variés feront un cadeau que je souhaite utile pour cinq passionnés.

Comme dans le cadeau de roll-on, il y aura de la couleur, des odeurs et de la texture.

 

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            Seuls les baumes et les savons me semblent favoriser ces effets ludiques. Tout y est possible en associations à condition d'avoir:

- une cire ou un agent épaississant (alcool cétylique, acide stéarique, alcool cétéarylique...)
- un beurre plus ou moins dur (karité, cacao...)
- des huiles plus ou moins fines, colorées et odorantes mais stables
- un anti-oxydant (vitamine E par exemple).

 

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             La couleur est apportée par des colorants sans eau qui peuvent servir à colorer des sels et bombes de bain, du savon "melt and pour" et des produits uniquement composés de corps gras comme les baumes en pots ou en barres.


Ce sont des colorants alimentaires sur propylène glycol pour certains d'entre eux.
Les colorants SE sont un peu labiles à la chaleur. J'ai dû en rajouter dans certains cas en faisant attention à ce qu'ils ne colorent pas la peau.

              Dans les baumes, ils sont plus faciles à incorporer après un léger mélange au mixer à capuccino.

 

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             Pour les conditionner, j'ai choisi de petites boîtes en plastique à 5 étages vendus pour le stockage des perles.

Cinq étages qui serviront à cinq indications différentes avec une base de baume unique.

 

Formule générale du "Quintet balm"

- 67.5% Huile de baobab (Akamuti)
- 20% Beurre de mowrah (Bilby)
- 10% Cire d'abeille blanche bio (Bilby)
- 2.5% Huiles essentielles (25/30 gouttes au gramme)
+ vitamine E

 

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J'ai fabriqué mes Quintet deux par deux (20g à chaque fois) :

- 13.5g Huile de baobab
- 4g Beurre de mowrah
- 2g Cire d'abeille blanche bio
- 1 capsule de vitamine E à 500mg.
- 0.5g Huile essentielle soit 15gouttes pour les 20g de baume.
+ 4 à 10 gouttes de colorant SE selon l'intensité désirée à mixer dans les huiles fondues.

 

        Cette formule donne un baume souple mais à la surface relativement ferme et qui pénètre aisément sans effet gras et lourd.

- Le beurre de Mowrah est bien blanc et fond très vite à la température du corps.

Il peut être remplacé par une bonne huile de coco dont il possède la plasticité cosmétique.

- L'huile de baobab est très fine, quasi-incolore et pénètre très rapidement aussi. Elle est assez neutre au nez et est stable à la température.

Elle peut être remplacée par une autre huile fine et neutre (coton, meadowfoam, huiles désodorisées...)

- La cire d'abeille blanche bio  se présente sous forme de pastilles.  Je la choisis de plus en plus pour avoir un baume très clair en version bio en lieu et place de la cire blanche épurée.

Je réserve cette dernière (pharmaceutique) aux personnes chez qui je crains une allergie aux produits de la ruche.

 

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             Baume de méditation

Colorant orange SE (coloris orangé facile à obtenir avec un macérat de rocou, des CO2 ou de l'huile d'argousier...)

Huiles essentielles (HE) en gouttes : 3 encens sacra, 2 bergamote, 2 lavande anglaise Abbey fields, 2 santal blanc, 1 ylang-ylang complète, 1 camomille romaine, 1 citron de Calabre bio, 1 myrrhe, 1 pruche, 1 hélichryse italienne bio (de montagne).

Massage des mains et des poignets en insistant bien dans le centre de la paume.

 

            Baume des femmes

Colorant rouge SE ou mélange de bleu et rouge pour obtenir un mauve. Le rouge ou un très joli rosé  peuvent être obtenus avec de l'huile de millepertuis plus ou moins dosée.

HE en gouttes : 4 géranium rosat, 3 néroli, 3 lavande altitude, 2 sauge sclarée Nugier, 2 rose de Damas, 1 valériane racines.

Les HE ont été choisies pour convenir également à un homme s'il a besoin d'apaisement et de calme.

Massage du bas-ventre du 15è au 25è jour du cycle pour les femmes sinon sous les pieds le soir après le travail chez les hommes.

 

          Baume de Nuit

Colorant bleu SE (difficile à obtenir sans colorant)

HE en gouttes : 4 mandarine rouge, 4 lavande du Cashmere, 4 santal blanc, 2 Petit grain citronnier, 1 Marjolaine à coquilles.

Massage pectoral et cervical pour préparer le sommeil.

Massage du visage: Ajouter 10 gouttes de coenzyme Q10 aux 20g de baume un peu refroidi. Masser tous les soirs une lichette de baume en guise de soin profond juste après une brumisation fine d'eau dite cellulaire.

Eau cellulaire de Michèle: 40ml  HA rose, 40ml  HA encens, 40ml HA santal, 40ml silicium organique, 4 ampoules de plasma de Quinton hypertonique pour ses minéraux, 20 gouttes Géogard 221 dans un spray de 200ml.

 

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             Baume d'énergie

Colorant jaune SE (coloris jaune plus ou moins soutenu avec de la cire d'abeille jaune et/ou des huiles végétales naturellement jaunes: macérats de calendula, moringa, colza bio...)

HE en gouttes : 3 pamplemousse rose, 3 romarin cinéole, 3 sapin baumier, 2 épinette noire, 2 citron de Calabre, 1 menthe poivrée, 1 rhododendron Myrtea.

Massage des mains et de la nuque.

 

          Baume de respiration

Colorant vert SE (coloris vert facile à obtenir avec des huiles végétales naturellement vertes (avocat, macérat de consoude ...)

HE en gouttes : 4 eucalyptus radiata, 3 ravintsara, 2 lavandin super, 2 thym à linalol, 2 myrte vert bio, 1 cajeput, 1 menthe poivrée.

Massage pectoral et dorsal en cas de rhume. Massage des ailes du nez si la peau le supporte (éviter le coin de l'oeil!).

***Précautions : Ces baumes sont à éviter chez les enfants, les femmes enceintes ou allaitantes, dans les maladies graves, sur les peaux sensibles et en cas d'exposition solaire volontaire ou non *** 

Les mélanges d'HE ont été faits quinze jours avant usage et incorporés dès que possible.

        

              Les destinations de ces baumes m'ont été inspirées par  plusieurs types de produits issus des marques intéressantes que sont : 

Buddha Nose . C'est une petite entreprise familiale que j'adore pour son look frais et pourtant apaisant.

Elle commercialise des produits simples mais très inspirés que j'ai déjà testés (baumes).

BodhiBalm4_1

Primavera qui commercialise quelques huiles essentielles d'excellente qualité ainsi qu'une gamme cosmétique.

J'ai testé avec beaucoup de satisfaction les HE de rose de Damas plus fine que jamais, d'encens sacra difficile à trouver ailleurs, de bay exotique en diable ainsi que l'absolue de tonka sublime.

primavera_life_blend_energy_organic_thumb

Badger balm  autre entreprise familiale engagée qui conditionne ses baumes dans des pots décorés de petits animaux stylisés très mignons.

Je ne les ai jamais testés mais leurs indications sont variées et peuvent être une bonne source d'inspiration.

badher_balm

 

           Et voilà ce que ça donne chez moi sans autre étiquette qu'une pastille auto-collante noire écrite au stylo blanc sous chaque pot : 

 


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   Ces "Quintet balm" plairont-ils à mes "Copain/copines Quintet" ?

 

10 novembre 2010

Soyeuse : Crème gourmande pour peau en automne

image

 

Comme l’air caresse la peau de l’eau lorsque le soleil se couche… (poète basque)

 

Troisième sous-titre : Métro synchro

Petite histoire avant la crème : imaginez, imaginez… deux amies qui se donnent rendez-vous (ainsi qu’une troisième) dans un restaurant pour déjeuner.
Elles ne se sont pas vues depuis quelques mois.
L’une d’elles est de passage et doit se rendre dans une boutique le matin.
Cette boutique est très éloignée (à l’échelle d’une grande ville) du restaurant.
La course faite, elle décide de s’acheter une viennoiserie car elle a pris son petit déjeuner très tôt et de changer de quartier pour faire d’autres achats.
Elle traverse le petit marché sur la place et, tout en déballant sa brioche, descend les escaliers du métro.
Elle croise une passante, qui allait remonter à l’air libre.
Elle se fige, main et brioche en l’air, se retourne et voit avec stupéfaction que la passante croisée est en fait son amie, qu’elle n’avait pas vu depuis plusieurs mois et avec qui elle avait rendez-vous pour déjeuner à plusieurs kilomètres et stations de métro de là.
De surprise, la brioche est allée au fond du sac, retrouvée lamentablement écrasée le soir.
Quelle probabilité y avait-il que ces deux personnes se rencontrent là ? Je vous laisse méditer sur la synchronicité, l’existence des anges malicieux et les surprises heureuses – et surprenantes -  que l’on peut vivre au détour d’un escalier de métro
.

 

Revenons à nos moutons

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J’ai voulu une crème plus riche, pour cocooner la peau avant l’hiver et après le soleil de l’été, qui fonde et glisse, tel un souffle de soie.
J’ai choisi trois huiles riches, non grasses et qui me paraissaient correspondre à ce que je recherchais toujours à l’intuition qui bien sûr est l’inverse du savoir ^_^

L’écume des près, la ximénia et l’inca inchi

  • l’écume des près, ou meadowfoam (Limnanthes alba, 98% d’acides gras) est anti-âge, hydratante et régénérante. Elle pénètre vite sans laisser de sensation de gras. Huile stable et bien tolérée, elle a accessoirement la propriété de bien disperser les pigments dans les produits de maquillage.

  • L’huile de ximénia, d’après la définition de Melvita : “L’huile de ximenia est extraite du noyau du fruit d’un arbuste épineux présent dans la savane africaine de la Namibie jusqu'au Zimbabwe.
    Remarquablement réparatrice et protectrice, utilisée aussi bien pour les soins du visage ou du corps que pour les cheveux, cette huile confère à la peau une grande douceur et une agréable sensation soyeuse. D’usage ancestral, parfois mélangée à de l’ocre rouge, elle aide à prévenir le vieillissement prématuré des peaux sèches et déshydratées.

  • L’huile d’Inca Inchi (merci infiniment Loulou), a aussi un toucher sec. Originaire du Pérou, elle est riche en tocophérols et comporte environ 94% d’acides gras insaturés.

J’ai ensuite bâti ma crème tout à fait classiquement, avec un mélange d’Olivem 1000/Olive douceur, qui me réussit, et un peu de palmitate de cétyle : “Un dérivé naturel de l'huile de palme appelé aussi palmitate de cétyle. C'est un ester cireux qui procure une bonne sensation sur la peau, épaissit et possède une bonne action émolliente. Utilisé dans les lotions solides et bâton déodorant et baumes.”
http://www.derma-nova.com/lexique.html

 

La formule pour 300g

 

10g écume des près
15g noyau d’abricot
5g squalane
5g beurre de mangue
10g ximenia
10g inca inchi
8g olivem
2g Cétyl Palmitate
8g cire douceur

3 Bioplex (re-merci Loulou)
8 centamilk
10 fucogel
3 rice Ns
3 cosgard
micas rouge bordeaux  (Bilby)

2g allantoïne
0,6g xanthane
3g glycérine
11,4g ha rose
180g eau rosée de la reine

idéalement, 3g d'he pour être à 100%

ici : (Copie  mélange de Moune  + santal
- j'ai mis moins de 3g, je trouve l'absolue de néroli très forte
et je ne supporte pas toujours bien les he sur le visage-
-rectifier pour faire 100%, si besoin, en ajoutant un peu plus d'hydrolat-
les quantités ci-dessous sont en gouttes)

5 absolue de néroli
20 lavande of
10 santal
12 géranium bourbon
7 petit grain bigarade

 

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Un merci aussi à Moune qui partage souvent ses bons ingrédients belges et son optimisme avec moi, aux amies parisiennes dont on ne peut pas dire qu'elles sont étrangères aux personnages de l'histoire.

Le bioplex : allez, un petit exercice d’anglais :  http://www.newdirectionsaromatics.ca/bioplex-nmf-naturally-derived-active-p-620.html

… Comme l’air caresse la peau de l’eau lorsque le soleil se couche … telle est cette crème et là, le soleil se couchait sur le pays basque, il y a 15 jours.

    IMG_0020 vague4

5 novembre 2010

Le savon des restes

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              A la fin de l'été, je fabrique toujours un savon dit "des restes" qui contient tous les macérats huileux de l'année précédente.

Je les pèse en notant scrupuleusement leur poids puis je complète la formule avec des huiles de coco, palme, karité et olive.

            Ce sont en général des savons très agréables dont la couleur, le parfum et la texture changent chaque année.

DSC03466



             J'avais tant d'huiles, de beurres et de macérations cette année qu'il serait indécent d'en donner la liste exacte.

J'y ai recyclé quelques fonds de flacons d'huiles courantes, rares, précieuses ou achetées par curiosité au fil des années. Il ne faut pas les perdre et le savon permet des recyclages formidables.


            La couleur du "Restes 2010" est due à un fond de beurre de cacao brun acheté il y a des lustres chez Aromantic et à des morceaux de coques de cacao torréfiées offertes par Malegria.

J'en avais fait un macérat huileux qui est présent dans le savon et j'en ai mixé un peu.
Ils ne donnent pas réellement d'effet exfoliant car je les ai bien mixés avant de procéder au mélange avec la soude.

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            Une fois n'est pas coutume, je ne donnerai pas de formule pour ce savon dont j'ai dû réaliser les calculs de soude à la main car les calculateurs n'offraient pas suffisamment de lignes...

Il est parfumé avec des restes d'huiles essentielles dont je me sers très peu.

J'ai complété avec de l'eucalyptus citriodora dont l'odeur tient bien et dont j'espère garder un peu de propriétés anti-inflammatoires et antalgiques. Il est corsé par de l'huile essentielle de petit grain combawa.

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                  Tout est possible pour en varier les effets visuels.

Je m'amuse avec tous les instruments qui peuvent servir à marquer la surface: plaques de scrap, râpes à légumes en bakélite Muji, graines diverses, découpage en cubes ou en pains biseautés...


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               La couleur a beaucoup foncé au séchage.

La mousse est crémeuse et onctueuse car le savon contient pas mal de beurres exotiques dont je ne me sers quasi jamais (cupuaçu, kokum, sal, mangue, tucuma...).


               Je reste finalement assez classique dans mes choix de beurres (karité, coco, cacao). A eux trois, ils me semblent représenter les différents types de beurres présents dans le monde: insaponifiables, lauriques, stéariques ou stéariques/palmitiques.

Il n'y manque que les "très" palmitiques que l'on trouve entre autres dans les graisses animales (saindoux) et évidemment dans l'huile de palme.          

           

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              Et pendant que  je m'amuse à faire tout cela, il y a évidemment plein de chutes qui s'accumulent dans un bol.

Elles servent à décorer d'autres savons car je n'arrête jamais ^_^
Vivement la fin de l'été 2011!

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31 octobre 2010

Défi HE mal aimées par Venezia : "Cérat carotte-agrumes (avec tensio actif)"

http://mamidoo.free.fr/html/gifs/nourriture/legume/images/carotte_03.gif C’est la carotte qui m’a appelée si je puis dire.

J’en utilise souvent dans les mélanges, notamment en association avec le patchouli, Lolitarose est aussi une amatrice de ce duo.

Mais je ne sais pourquoi, cette fois, la carotte m’a obstinément évoqué une confiserie que préparait ma grand mère paternelle quand j’étais gamine. C’était une pâte de fruit d’un orange pétant qui associait carotte et orange et me fascinait autant par son aspect que par son goût... Elle se présentait sous la forme de petites boules roulées, non sous les aisselles, mais dans du sucre cristallisé ; je pense que ma grand mère devait également parfumer légèrement à la fleur d’oranger.

 

J’ai donc voulu lui rendre hommage avec ce mélange.

J’ai volontairement choisi des HE très simples pour que tout le monde puisse tester dans son coin. 

J’ai d’abord pensé à un produit pour le visage et j’ai joué à la fois la cosmétique et le parfum.

 

Carotte (celle du breton Clément Pallier est vraiment délicieuse) très régénérante

Cyprès pour ses propriétés circulatoires et la touche de fond boisé

Lavande pour le liant olfactif qu’elle apporte dans les mélanges et sa grande tolérance

Mandarine pour le parfum agrumes et pour ses propriétés tonifiantes (j’avais découvert cet aspect grâce à la créatrice de la boutique Anthyllide qui ne jurait que par elle pour les soins visage).

 

Ce premier mélange sentait encore trop la carotte.

 

Ayant décidé d’abandonner l’idée d’un produit visage car mes tests ne rendaient pas ce que je voulais, j’ai alors rajouté du petit grain clémentine, très apaisant pour les nerfs ; et là, le mélange est vraiment devenu carotte-agrumes, fleuri et harmonieux.

 

Huile essentielle de Carotte sauvage 10 gtes
Huile essentielle de cyprès toujours vert 3 gtes
Huile essentielle de lavande d'altitude 4 gtes
Huile essentielle de mandarine 6 gtes
Huile essentielle de petit grain clémentine 7gtes

 

Le produit lui même ensuite…

Avec les expériences savon des unes et des autres, j’ai pensé qu’ajouter un tensio actif (ce qu'est le savon)  en petites quantités pouvait aussi apporter ce glissant. J’ai choisi la mousse de babassu car jusqu’à 3% environ, il n’est pas nécessaire de la rincer; je l’ai souvent testée dans des démaquillants ; excellente tolérance. J’ai pensé que pour la mauvaise saison, se démaquiller avec une crème un peu épaisse qui oblige à masser serait intéressante. Pour avoir de l' onctuosité, j'ai donc décidé d'intégrer le TA à un cérat.  

 

Mais en essai sur le visage, j’ai rencontré deux écueils:

- j’avais mis 4 gouttes du mélange pour 60g de produit pour avoir un peu de parfum ; dosage qui s'est révélé trop puissant, et ma peau n’a pas aimé. 

- Ensuite, j’ai fait mon tout premier essai avec très peu de tensio-actif : peau nickel, mais pas simple du tout à ôter.  

 

Dépitée, je rongeais mon frein. A titre purement expérimental, j’ai rajouté directement un peu plus de mousse de babassu dans le pot et touillé pour voir ce que ça donnait. Surprise, le mélange est devenu bien plus agréable. J’ai décidé de le tester sur les pieds et les mains, puis même sur le corps, et je continue. Il s'agit  d’un produit pour peau plutôt sèche.

 

Je suis donc passée à un cérat aux TA pour le corps (peaux sèches) ou pour les pieds et les mains (toutes peaux).

Bonus: très peu suffit. Quand on fait une consommation effrénée de laits corporels, c’est un produit très pratique qui allège la trousse de toilette.

 

J’ai bien sûr voulu lui donner une couleur… carotte, j’ai donc choisi huiles et macérats en fonction de la couleur… ou du parfum, pour accompagner le mélange des HE.

 

Formule générale, (presque) celle de Michèle

Huiles : 34 grs (au lieu de 36 chez Michèle)
Cire : 9 grs
Eau : 13 grs
Tensio-actif : 2 grs
Argile : 0,5 grs
Huiles essentielles : O,5 grs
EPP

 

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Je l'ai déclinée ainsi :

 

Phase huileuse

23g macérats huileux de tomate et concombre, une création jardinière de Mlk
3 IPP (isopropyl palmitate), pour le glissant
3 huile à la grenade de Weleda pour son délicieux parfum et sa couleur
5g macérat dans olive de carotte, tomate, urucum pour la couleur et l'effet anti oxydant
7g céralan plus léger que la cire d'abeille
2g cire de chanvre pour le plus nourrissant

 

Phase aqueuse

2g mousse de babassu (soit à peine plus de 3%)
3g eau d’or pour ses propriétés anti inflammatoires
10g eau de glacier très peu minéralisée (j'aurais pu mettre de l'eau de fleur d'oranger)
15gtes du mélange d’HE
une pointe d’argile rouge (que j’aurais dû diluer dans un peu d’eau car il y a quelques grumeaux) pour alléger le gras et pour la couleur
5 gtes EPP , ce que j'utilise comme conservateur depuis très longtemps dans les cérats fabriqués en petites quantités et assez résistants

 

Mode opératoire : celui d’un cérat

- Faire fondre les huiles avec les cires dans un récipient au bain marie.

- Dans la même casserole, mais dans un autre récipient, chauffer au bain marie la phase aqueuse. (j’ai fait divers essais en ajoutant le TA à la fin ou dès le début, ça ne semble pas changer le résultat final)

- Sortir les deux récipients, les laisser refroidir un peu sur un torchon

- Verser en trois fois au moins la phase aqueuse sur la phase huileuse

- Fouetter après chaque ajout au fouet à cappuccino (le mien est électrique et non sur piles, assez puissant) en raclant régulièrement les bords avec le bout du fouet.

Avec le TA, le cérat mousse légèrement, “calmer” les bulles en touillant de temps en temps à la spatule

- Quand le mélange commence à tiédir (mais est encore liquide) ajouter les HE , l’argile (à diluer peut être avec une goutte d’eau) et l’EPP

- Verser vite en pots stérilisés

- Laisser refroidir avant de les refermer

 

La texture finale, onctueuse, est celle d’un beurre, légèrement plus souple que celle du cérat classique et le gras disparait nettement plus vite.

30 octobre 2010

Crème visage hydratante et émolliente

Bonjour,

 

Grâce à Michèle et Venezia, je peux poster des recettes sur Potions et Chaudron et je suis ravie de pouvoir apporter ma maigre contribution à un blog qui m’a appris et continue à m’apprendre des tas de choses intéressantes.

 

Merci à tous les participants pour l’énorme travail accompli sur ce blog.

 

Ma première recette sur ce blog sera une crème que j’ai conçu pour le visage mais qui peut également s’appliquer sur le corps.

 

Grâce au blog de Lolitarose, j’ai découvert que le savon pouvait servir d’émulsifiant et ne pas se contenter de nous laver.

 

J’ai utilisé du melt & pour, car j’ai l’impression que plus un savon est surgraissé et plus son dosage doit être augmenté pour obtenir une émulsion. Mes savons sont surgraissés à 8 %  et j’ai l’intention de faire du savon pour l’utiliser comme émulsifiant graissé qu’à 5 %, sans colorant et sans parfum.

 

J’ai voulu essayer l’association savon + ester de sucre et je suis très contente de ce choix.

 

 

Recette

 

 

Phase aqueuse :

 

60 % eau de source

4 % granions de zinc

3 % glycérine végétale

4 % complexe hydratant NFF

3 % sucrose stearate (ester de sucre)

0,3 % poudre de xanthane

0,05 % acide hyaluronique

0,2 % sorbate de potassium

 

Phase huileuse :

 

5 % beurre de karité Nilotica

7 % huile végétale d’avocat

3 % huile de coco fractionnée

2 % substitut de lanoline végétal

5 % melt & pour

2 % alcool cetearylique

 

Ajout à froid :

 

2 % miel de manuka

4 gouttes de vitamine E

15 gouttes huile essentielle de rose pour 100 grammes de crème

acide lactique pour un pH à 6,12.

 


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