Baume multi-usages aux plantes

Aroma beauté, bien-etre et santé

Par atelierdemichele

         C'est une maison tout en haut d'une très raide et très longue montée. Sur la placette juste devant l'église, on y accueille tout le monde en offrant un rafraîchissement, un encouragement ou juste un conseil.
On peut y prendre une douche, dîner et dormir.

Libre à chacun de laisser quelque chose dans la boîte en repartant. Cela permettra de continuer à accueillir tout le monde même ceux qui n'ont rien à laisser.

         A mon retour, j'ai remercié en envoyant de petits savons siglés au nom de cette maison ainsi qu'un peu de baume aux plantes.

Un baume pour les pieds et les petits bobos de peau des marcheurs, pour apaiser et faciliter le sommeil, pour défatiguer les muscles des hôtes qui sourient, nettoient, lavent et étendent le linge, font et défont les lits, préparent les repas...

        J'ai choisi plein de plantes qui poussent toutes dans le jardin de curé attenant à la maison. Les feuilles de consoude sont mises dans la soupe du soir, les fleurs de calendula ornent la salade de lentilles ...
Je les ai mises à tremper dans de l'huile pour en extraire les bons principes actifs puis j'ai enrichi d'huiles essentielles après avoir solidifié le tout avec de la cire d'abeille.

 

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La couleur des plantes

 

         La macération huileuse de plantes avec intermédiaire alcoolique

C'est à dire à la manière de Christophe Bernard qui fait macérer les plantes morcelées, quelques heures dans de l'alcool avant de les mettre dans l'huile.
Cette façon de faire permet d'extraire tous les principes actifs liposolubles et parfois hydrosolubles si le titre de l'alcool est moins élevé.

Christophe BERNARD précise les plantes pour lesquelles ce type de macération sera particulièrement efficace.
Et dans mon choix, il y a le calendula, la consoude et la camomille matricaire.

Mode opératoire

Hacher au couteau toutes les plantes en menus morceaux puis mettre à macérer dans un bocal avec un peu d'alcool sans excès.
L'alcool ne doit pas couler si l'on presse le matériau végétal.

Fermer le bocal et laisser en contact pendant 2h. Moi je les ai laissés pendant 5 jours le temps de filer prendre un peu l'air des vacances.
Faire macérer à l'huile selon le protocole particulier décrit ci dessous.

Le macérat de matricaire odorante de S4brin4k
Le
baume aux 12 plantes de Moune

 

20150818_140623Le support de macération est l'huile de tournesol linoléique bio  protégée par de la vitamine E et que je n'ai pas voulu mettre au soleil.
Le bocal plein de plantes alcoolisées et d'huile a été posé dans une casserole d'eau bouillie.

J'ai ensuite mélangé régulièrement les plantes et l'huile avec une baguette jusqu'au refroidissement de l'eau.
Je l'ai remplacée à 3 reprises sur 24h sans me presser par de l'eau bouillie en mélangeant régulièrement.

Mon huile s'est gentiment mais intensément colorée au fur et à mesure pour donner à la filtration une belle couleur vert foncé certainement due à la consoude et au plantain.

 

  Les fleurs et les feuilles sont sauvages ou bios:

- fleurs sèches de camomille noble
- fleurs sèches de camomille matricaire
- fleurs sèches de calendula
- fleurs sèches de lavande
- feuilles sèches de consoude
- feuilles fraîches de grand plantain.

Le plantain perd ses propriétés utiles pour la peau (acubine) quand on le chauffe.
Il faut donc toujours les utiliser après la cueillette que ce soit pour une teinture ou un macérat huileux et limiter autant que faire se peut la température.

Je vous laisse imaginer les effets d'une macération solaire pendant 3 semaines...

Bien entendu, je ne sais pas ce qu'il en reste une fois mon baume fabriqué puisqu'il est impossible de le réaliser sans chauffer.
On va dire qu'on y croit!


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 La coloration de l'huile de tournesol bio en un macérat bien foncé, odorant et efficace même pur

 

La formule du baume multi-usages

12g cire d'abeille (l'apiculteur d'en face)
84g macérat multi-plantes sur tournesol linoléique bio (Vigean)
1g vitamine E (Bilby and Co)
3g huiles essentielles bio (90 gouttes)

      Cette formule donne un baume solide permettant de prélever un mince film de baume ou une portion crémeuse dont la pénétration est rapide mais permet tout de même un massage glissant.

Habituellement je ne choisis pas l'huile de tournesol pour les macérations huileuses et je fuis même les macérats du commerce réalisés sur tournesol qui est une huile fragile.

Mais, il ne faut jamais dire "fontaine...".
J'ai testé parce que je voulais utiliser des ingrédients très courants dont certains présents dans la cuisine de la maison en question afin que les hôtes puissent refaire ce baume avec leurs plantes.

      J'avais dû acheter une petite bouteille de ce tournesol début juillet pour faire un cérat pour bébé et je n'en consomme pas.
Et bien, je suis contente que le macérat se soit bien coloré malgré le peu de chaleur du procédé, que rien ne sente l'oxydé (je blinde en vit E quand même...).

Et surtout je suis bluffée par la finesse sur peau de ce baume.

L'huile de tournesol bio est très présente dans la cosmétique naturelle. Elle est peu chère il est vrai mais elle est aussi très pénétrante avec un toucher cosmétique extra.

 

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Le baume entamé

 

Le macérat possède en soi des propriétés formidables pour la peau :

- Anti-inflammatoire, apaisant cutané : camomilles, calendula

- Cicatrisant, gerçures, crevasses : calendula, consoude, lavande

- Brûlures, antalgique cutané : lavande

- Échauffements, piqûres d'insectes et d'orties, irritations cutanées diverses:  plantain

 

Les huiles essentielles renforcent ces actions dermiques mais sont également multi-usages :

- Lavande vraie : cicatrisant, apaisant, brûlures, antispasmodique, décontracturant musculaire, antiseptique

- Eucalyptus globulus : rafraîchissant, anti-fatigue, anti-infectieux, expectorant, fluidifiant bronchique

- Romarin officinal du pays d'Oc : contient un peu de camphre (décontracturant musculaire puissant) en plus du cinéole, bactéricide, antifongique, fatigue nerveuse et physique

- Menthe des champs : stimulant digestif, anti-prurit, rafraîchissant, contient du menthol à l'effet froid antalgique

- Benjoin : Une véritable panacée, cicatrisant, anti-inflammatoire, antispasmodique, antalgique, équilibrant nerveux, expectorant.
Le benjoin que j'utilise là est une oléorésine semi-liquide diluée sur du dipropylène glycol.
Oui je sais... mais il sèche bien plus lentement et poisse beaucoup moins le bouchon. Je peux l'ouvrir sans souci même après des années.
Qui se bat régulièrement avec son flacon de benjoin dilué sur alcool me comprendra.

- Orange douce : tonique cutané, calmant, sédatif, parfum fruité agréable

Ce baume est contre indiqué aux enfants de moins de 15 ans, avant exposition au soleil, aux épileptiques, aux allergiques aux Astéracées, aux femmes enceintes et allaitantes.

En gouttes:

20 Lavande fine 1400m (Lavandes et Cie)
20 Romarin officinal du pays d'Oc, cinéole/camphre (Essenciagua)
20 Eucalyptus globulus (Moniales de l'étoile ND-Bénin)
10 Benjoin semi-liquide (Purissimes)
10 Menthe des champs (Florame)
10 Orange douce (Vitalba)

 

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 L'été n'est pas terminé il y a encore plein de plantain et de consoude sur les bords de chemin!
Cette année le plantain est particulièrement vigoureux.


Autour du chaudron

    De ce côté-ci aussi le plantain est vigoureux cette année

    Il fait envie ce baume, dis donc! Y a que du bon dedans! J'aime beaucoup la rencontre de toutes ces plantes et sa couleur. Il doit sentir bon en plus! J'ai fait une macération de feuilles de plantain sur coco fractionnée avec intermédiaire alcoolique, sans chauffer, en passant le tout au blender jusqu'à ce que l'huile soit chaude. Ça donne une couleur wow!

    https://plus.google.com/u/0/+SabrinaKulenovic/posts/2Z57BupPpxX?pid=6186966809302193090&oid=115402463640553573929

    Je l'ai utilisée directement sur la peau pour apaiser les piqûres d'insecte. Cette année, les piqûres sur mes enfants ont enflé de façon impressionnante (mais vraiment là!), au point où je me suis demandé s'ils n'étaient pas en train de développer une allergie. Hop! Un peu d'huile macérée au plantain et en 15 minutes, c'était redevenu normal. Le baume a été utile aussi, en déplacement. Je sais qu'on peut tout simplement cueillir le plantain, le mâchouiller et appliquer la "purée" sur les piqûres, mais je suis un peu "princesse" lol

    Je te remercie de mettre un lien vers mon article. C'était un plaisir d'expérimenter avec la matricaire odorante.

    Bises et merci pour ce partage!

    Posté par S4br1n4k le 25 août 2015 à 17:25
  • C'est fou ce qu'on peut apprendre en lisant les articles sortis de vos chaudrons les filles !!
    Celui-ci est empreint de tes agréables souvenirs Michèle - que cette maison doit être accueillante
    Merci de partager ces belles idées et formules !

    Posté par Pescalune le 25 août 2015 à 18:09
  • La couleur de ce baume , à elle seule , est déjà apaisante .
    Bon, je n'ai toujours pas trouvé de consoude dans les parages . Je dois être miro ...
    Il va falloir que j'en fasse car les bons baumes de Venezia disparaissent à vue d'œil !
    Cette maison accueillante était-elle sur le chemin de Compostelle ?

    Posté par patsch le 25 août 2015 à 21:14
  • Voilà un baume qui donne la pêche ,et tu as du bien de régaler dans cette maison si accueillante ☺
    Un baume composé de plusieurs plantes différentes qui assemblées donne un très bon résultat. ...est ce cette rencontre qui t à inspiré ce symbole ?je me fais peut être des idées ?
    En tout cas ,il me tente bien ,d autant que je dois avoir déjà tous les macérâts prêts ....J y verrais bien un peu de millepertuis .
    Ici ,malgré un été très haut le plantain est magnifique ,très haut .
    Je lis : du romarin du pays d oc ,qu est ce qu il doit sentir bon ....

    Posté par Sylvie le 25 août 2015 à 22:17
  • Réunissant tant de plantes, ce macérat est œcuménique

    Je rechigne aussi à faire macérer sur du tournesol oléique (je pratique surtout sur de l'olive bio) mais ton résultat est vraiment magnifique à l'œil. Avec 3% d'HE efficaces dans la formule, nous ne serons jamais si les plantes macérées ont apporté un vrai plus (mais chut, faut-il le dire? En tout cas, il faut y croire, car ton choix botanique est particulièrement sélect). J'admire ta patience avec les 3 macérations successives… En fait, je fais ça au nez, quand ça sent vraiment la plante, j'arrète.
    Tu as dû vraiment faire des heureux (ses) avec ces baumes. j'espère de tout cœur que tu auras transmis l'envie de les refaire. Je parierais que oui, ils sont vraiment trop jolis!

    Posté par venezia le 25 août 2015 à 23:31
  • Beau message ma Michèle aux pieds ailés. Il est bon de choyer le pélerin fatigué, aux pieds peut être nus, sous ses haillons de marcheur, se cache peut-être un messager des dieux... C'est ce que l'on m'a inculqué et que nombre de peuples d'ici où d'ailleurs savent offrir. Plus terre à terre, j'ai aussi remarqué la part belle faite au tournesol dans les macérats du commerce... Est ce dù plus prosaïquement à son faible coût... Je crois que oui pour ma part. Là tu nous présentes le tournesol linoléique !!!, je connais l'oleique sensé être moins oxydable...mais pas le linoléique w6 donc!!!.
    J'ai aussi trop tardé à utiliser le plantain que tu m'avais offert mais vais tout de même le mettre en macération car ce vert vigoureux de santé me fait chavirer.
    J'aime aussi l'évocation du jardin de curé, des hâvres de paix.

    Posté par mlk le 26 août 2015 à 13:39
  • Ah, encore un beau baume et une jolie histoire qui va avec.
    Savoir arrêter les macérations...toute une histoire, aussi. J'admire l'instinct de Venezia, qui fait ça au nez. Pour part, je trouve que c'est comme au casino : on ne sait jamais quand on fait le coup de trop. Combien de fois on laisse, pensant que ce sera encore mieux demain et puis un jour, on se retrouve avec une odeur moins bien voire plus pire et on regrette.
    Je n'ai jamais osé la phase d’imprégnation alcoolique. C'est certainement psychocrak, comme tu dis Michèle. Là, tu donne envie de faire, vraiment.
    Patch, j'ai de la consoude. Elle est belle. Veux-tu que je t'en mette à sécher?

    Posté par lolapit le 26 août 2015 à 17:02
  • Chouette Lolapit ! avec plaisir Tu me l'envoies ou je dois venir la chercher ..<;O)

    Posté par patsch le 26 août 2015 à 18:06
  • J'adore ce baume et ce message, tous les deux plein d'amour et de partage, c'est chouette de pouvoir donner à son tour à celui dont on a reçu. Nul doute que ce baume fera plaisir ; avec toutes ces plantes et ces huiles essentielles bien ciblées, il sera utile et agira pour soulager la souffrance du pélerin. En plus la couleur est superbe, on aurait presque envie d'avoir mal pour l'utiliser...

    Je n'aime pas l'huile de tournesol mais je retiens le linoléique que je ne connais pas.

    Merci Michèle.

    Posté par Catherine le 26 août 2015 à 20:51
  • Je te l'enverrai, patsch!

    Posté par Lolapit le 26 août 2015 à 21:49
  • Quelle jolie façon de remercier des personnes qui vous ont accueilli avec amour que de leur offrir de l'amour en pots accompagnés de bulles d'amour....
    Je suis complètement Addict des baumes et n'ai de cesse de lire et relire ces formules magiques que vous partagez avec tant de joie et de générosité botanique.
    Celui-ci est le baume à avoir obligatoirement dans sa petite pharmacie familiale pour soulager tous les bobos du corps et de l'âme.
    Merci Michèle de nous partager tant de toi ,c'est aussi beau que ton baume guérisseur

    Posté par Pénélope le 27 août 2015 à 20:49
  • Je t'ai suivie sur ce chemin escarpé, j'ai vu la maison, le jardin de curé et ses bonnes plantes.
    Et j'ai aimé la jolie promenade (rude tout de même, la promenade !).
    Je ne me lasserai jamais de ces baumes bienfaisants, riches de plantes et de fleurs et du parfum des HE.
    Nul doute que tes hôtes ont apprécié ce baume conçu pour eux.
    Tu me donnes envie de tester cette hv de tournesol !
    J'ai trouvé sur une brocante une petite chocolatière qui chauffe très peu et qui conviendra très bien pour les macérations
    Merci beaucoup pour cette belle recette !

    Posté par gingembre le 29 août 2015 à 17:50
  • Merci Michèle de partager avec nous un petti bout de ton "chemin" ! Bien des pieds pourront profiter de cette belle et généreuse idée que d'offrir des baumes guérisseurs pour les suivants. Et en plus, avec les plantes du petit jardin... Toute une attention!!!
    Recette de baume à garder précieusement, à faire, à offrir avec la belle histoire qui l'accompagne!

    Posté par Loulou le 29 août 2015 à 18:10
  • - Loulou,

    Je pense que tous les marcheurs connaissent la bénédiction que c'est de se masser les pieds après une bonne douche!
    Et on se demande pourquoi on parle si peu des baumes...


    - Gingembre,

    Quelle merveille d'utiliser une véritable chocolatière pour les macérats!
    La montée en question m'a vue arriver suante et dégoulinante tout en haut. J'ai vraiment goûté le rafraichissement qui s'en est suivi ...

    - Pénélope,

    Les baumes sont tellement simples à réaliser.
    Comme ils sont souvent thérapeutiques, j'ai réalisé après le message de Loulou sur les précautions à prendre en aromathérapie que beaucoup de personnes fabriquent leurs cosmétiques et savons mais n'utilisent pas forcément les HE pour traiter les petits maux du quotidien :
    http://www.potions-et-chaudron.com/archives/2015/08/03/32305286.html

    Or la forme galénique baume est pour moi le véhicule le plus simple et durable pour les bobos. Avoir à la maison un baume de ce type un peu universel permet de répondre rapidement à pas mal de choses.

    Et encore ici j'ai surtout tablé sur bobos de peau et fatigue. Mais il peut tout à fait être mis en urgence pour les rhumes et les maux de ventre.
    Un baume de ce type peut se conserver un minimum de 6 mois!

    Merci à toi

    - Catherine,

    L'huile de tournesol est toujours linoléique.
    Cette version dite linoléique me semble être faite pour la différencier de l'oléique que vend aussi Vigean me semble t-il.

    La seule différence que j'y ai trouvé c'est qu'elle est un peu moins riche en omégas 6 que la simple tournesol bio mais du coup elle contient plus d'omégas 3 et est donc plus "soignante" et anti-inflammatoire.
    On pourrait obtenir cet effet là avec un mélange de tournesol et de chanvre par exemple mais c'est embêtant de chauffer à bloc.
    Je pense que nous faisons vraiment dans la dentelle car les baumes au chanvre existent et je ne suis pas certaine qu'ils ne sont pas chauffés, peut-être plus fragiles?

    Normalement j'en parlais sur un message sur le cérat bio pour bébé que je devais publier avant ce message ci...
    J'envoie le cérat dans la foulée, je ne publie presque pas dans l'ordre

    - Patsch et Lolapit, avez-vous vos adresses respectives?

    - Lolapit,

    Pour le parfum, les macérations doivent se faire au nez en effet. Je pense que si ton huile est hyper stable (coco fractionné, jojoba) c'est vraiment plus net au nez qu'avec des acides gras plus ou moins fragiles qui peuvent rancir.

    J'en fais très peu pour le parfum et donc je me fie au mode opératoire :
    . triple macérations avec renouvèlement de plantes à chaque fois 3 x 30 mn au bain marie
    . macération dans de l'huile chauffée à 80°C et versée sur les plantes jusqu'au refroidissement mais je ne l'ai fait que pour de l'ortie fraîche dont je savais qu'elle n'avait pas de propriétés certaines.
    . macération comme ici avec de l'eau bouillante renouvelée 3 fois quand elle est froide.

    L'intermédiaire alcoolique me semble vraiment intéressant pour extraire beaucoup mieux qu'à l'huile simple et C. Bernard indique les plantes pour lesquelles c'est mieux.
    Je n'ai pas creusé le pourquoi de l'affaire si le degré alcoolique est fixe mais j'ai la foi ;D

    - Mlk,

    Comme je le disais à Catherine, cette huile de tournesol contient juste un peu plus d'omégas 3 que la normale qui est toujours linoléique.
    Je ne voudrais pas qu'on se méprenne. Je voulais un flacon d'huile de tournesol bio mais petit car je n'en mange pas et le seul petit flacon de mon magasin bio était celui là.

    Je me suis interrogée ensuite sur la distinction que Vigean voulait faire et j'ai supposé que c'était par rapport à l'oléique dont je suis revenue.

    Tu aurais beaucoup apprécié ce jardin super bien entretenu où poussaient fleurs, plantes et légumes, où séchait le linge et où picoraient quelques poules dont on a mangé les oeufs. Bonheur...

    - Venezia,

    L'envie de faire ces baumes a été immédiat et du coup je suis invitée à venir montrer mon savoir -faire cet hiver.

    Ce tournesol est dit linoléique et j'ai tenté cette macération pour voir et peut-être comprendre la très grande présence de macérats sur tournesol bio.
    Etait-ce la seule huile bio courante?

    En tous cas j'ai testé le macérat huileux pur et il est très efficace sur les bobos de peau, les irritations et autres piqures d'insectes.
    Je suis certaine d'avoir eu ce qu'il faut malgré ce mode opératoire nouveau...

    Mais en baume sans HE je ne pouvais pas lui donner une indication anti-fatigue, anti- douleurs... Or je voulais un baume polyvalent pour le pélerin qui présente quand même pas mal de bobos

    - Sylvie,

    Oui pour le millepertuis qui aurait complété les actions. Je ne voulais pas faire un baume trop complexe car les personnes qui l'ont eu doivent pouvoir le refaire avec leurs plantes.

    L'inspiration me vient toujours de la vraie vie alors je vous raconte la mienne en filigrane.

    - Patsch,

    La couleur te sera donnée très rapidement avec la consoude sèche qui est bonne fille.
    Et cette année, comme le plantain, elle est très vigoureuse; la forêt en est encore pleine.
    Je passe devant quasiment tous les jours et je me dis "non, n'en cueille pas, tu en as déjà 5 feuilles sèches au cas où".

    On fait trop de macérats n'est-ce pas? ^_^

    - Pescalune,

    Ce baume peut même se faire sans feuilles fraîches avec des plantes achetées en herboristerie. Il suffira de compléter l'action des plantes qui manquent pas de bonnes HE de la Cabane aux arômes!

    - S4brin4k,

    Je me rappelle de ce vert très chlorophylle et du résultat obtenu sur les peaux de tes pioux pioux.
    C'est un plaisir de faire circuler ton blog, tu es intéressante.

    Posté par michele le 30 août 2015 à 20:13
  • Michéle, je suis surprise delire que tu trouves que l'huile de tournesol était fragile. Je fais pratiquement tous mes macérats sur de l'huile de tournesol bio car il me semblait que cette huile s'oxydait bcp moins vite versus d'autres huiles végétales. Je ne rajoute pas de Vit.E et peux conserver mes macérations à températures ambiante ss avoir d'altération... Du moins sur un plan olfactif.
    Question : pour le benjoin, je ne posséde pas de dipropyléne glycol. Est-ce qu'un polyethyléne glycol comme PEG 20 ou 80 pourrait faire la job? Si oui, est-ce qu'une dilution 1/2, 1/3 ou 1/5 pourrait faire la job? Qd je veux utiliser la résine de benjoin je me ballade un peu avec le flacon ds une poche pour le pré-chauffer et avant de l'utiliser je mets le fond du flacon ds un peu d'eau un peu plus que tiède...

    Posté par Loulou le 30 août 2015 à 22:00
  • Finalement, au lieu de faire un baume, j ai fabriqué un fouetté de karité.
    J aime et fabrique toujours beaucoup de baumes, mais mes pieds apprécient aussi le karité et j aime changer un peu ...
    Le résultat est assez aérien et nourrissant .
    Et le plus incroyable est que je n ai pas mis de millepertuis ☺
    Bises

    Posté par Sylvie le 30 août 2015 à 22:49
  • Efficacité record sur une piqure de taon (mais quelle horreur quand même ces bêtes là!). Oedème spectaculaire, algique, rouge et prurit +++
    4à 5 applications/j depuis 2 jours.
    Ce soir il reste à peine le point de piqure encore rouge.

    Bingo donc.
    Je vais cueillir à nouveau du plantain moi!

    Posté par michele le 01 septembre 2015 à 22:29
  • Non mais! Il a du culot, cet affreux taon! Pfff. Heureusement que tu dégaines vite!

    Posté par S4br1n4k le 01 septembre 2015 à 22:31
  • Michèle, un argument supplémentaire pour faire et garder ce baume à porter de main et à offrir à toutes les mamans. Je vais être obligée de retourner à la campagne pour cueillir vous savez quoi!!! J'utilisais du plantain sec de l'herboristerie mais j'étais mal informée... Non, non, non uniquement du plantain frais !

    Sabrina : Michèle dégaine vite car elle possède les bons outils ^-^

    Posté par Loulou le 01 septembre 2015 à 22:50
  • Bonjour,

    Encore un message intéressant ... C'est vrai que j'utilise toujours des plantes fraîches mais je vais mettre à sécher mes soucis (du jardin bien sûr !) pour tester l'intermédiaire alcoolique.
    Juste une petite question : dans le macérat que vous avez réalisé, il y a donc ensemble les plantes imbibées d'alcool + les plantes sèches + le plantain frais ?
    C'est vrai que je n'ai pas l'habitude de faire du multi-macérat mais ça me semble bien intéressant.
    Merci encore et toujours pour ces échanges très instructif ...

    Posté par Fany le 18 septembre 2015 à 11:12
  • Oui Fany, toutes les plantes citées font partie du macérat (fraîches et sèches).
    Et toutes ont été imbibées d'alcool avant d'être mises dans l'huile.

    Vous indiquez que vous utilisez toujours les plantes fraîches pour vos macérats huileux? Pas de souci avec l'eau?

    Je trouve intéressant de faire peu de macérats à la fois et de les grouper quand c'est possible pour une indication thérapeutique. De cette fabrication il me reste simplement un flacon de 10ml d'huile infusée.
    Largement suffisante pour mes futures fabrications jusqu'à l'été prochain quand le plantain repoussera.

    Il faut faire les macérations selon ses besoins et non pour en faire, le risque de rancissement est énorme. C'est dommage de gaspiller plantes et huiles.

    Bonnes fabrications Fany! N'hésitez pas à revenir nous en parler

    Posté par michele le 18 septembre 2015 à 11:30
  • Non je n'ai jamais eu de problème avec l'eau des plantes fraîches. Pourtant issues généralement de macération solaire. Ah si quand même, la rose préfanée un jour, mais qui montrait quelques signes de moisissures donc filtrage illico.
    Les macérats se conservent bien.

    Ainsi, j'ai fait mon macérat de plantain frais sans être imbibé par l'alcool mais par macération au bain-marie sur 24h. J'ai une jolie couleur. J'ai également fait à côté un alcoolat de plantain.

    La consoude a quand à elle été imbibée d'alccol après séchage. Même technique de bain marie. Mais par contre quelle couleur !!! ça fait presque chimique ce vert fluo ! Heureusement ça ne reparaît pas dans le baume consoude + arnica que j'ai fait illico.

    Posté par Fanny le 24 septembre 2015 à 20:45
  • En voilà une belle formule simple et efficace.

    Dès que je vois des macérâts, je suis comblée.

    La consoude est ma chérie (c'est Maria Treben qui m'en a rendue amoureuse). Elle a toutes les qualités que l'on attend d'elle, elle est modeste et généreuse et elle offre sa couleur dans les savons !

    A égalité la camomille matricaire. Surtout une de Grèce qui est une merveille ... Et dont l'odeur parvient à tenir tête à la soude !

    Je suis en train de lire le livre de Christophe Bernard, tellement intéressant. Pour l'instant, j'en suis encore à mes macérations avec mon saucier. Je fais comme Venezia, c'est à la couleur, à l'odeur, au feeling. Et mes huiles de prédilection pour les macérâts sont la jojoba et la coco franctionnée (surtout pour, par exemple, la vanille, la tonka, etc.)

    Posté par Irène le 25 septembre 2015 à 14:52
  • - C'est une chance Fanny!
    Je n'oserais jamais utiliser un macérat dont les pétales auraient moisi.
    Je trouve qu'il y a vraiment mille et une façons de faire ses macérations huileuses et que chacun doit respecter sa préférence. On est là dans des expériences quasi-alchimiques où peu importe la manière académique de procéder

    - Coucou Irène,
    J'ai encore le souvenir de ton délicieux macérat de vanille sur coco frac. Te souviens-tu de la quantité approximative de gousses pour 100ml d'huile?

    Dans les miennes, je trouve qu'elles sont superbes quand on exagère sur la quantité de gousses

    Posté par michele le 25 septembre 2015 à 16:25
  • C'était uniquement les pétales qui affleuraient alors j'ai osé... Je trouvais ça tellement dommage de jeter ! Mais à voir dans le temps ce que ça va donner. C'est aussi pour ça que je tente les fleurs sèches qui demanderont moins de surveillance, je pense.

    Mais, oui, c'est justement cette alchimie que j'adore, et je rejoins Irène sur la passion des macérats. C'est presque magique

    Je suis curieuse aussi de connaître les proportions de gousses pour l'huile. Mais là j'imagine qu'il va falloir utiliser uniquement du coco fractionné pour que l'odeur se manifeste.

    Le bouquin de Maria Treben est vraiment à avoir dans sa bibliothèque ? Plusieurs personnes en parle alors j'hésite...

    Posté par Fanny le 25 septembre 2015 à 18:17

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